Le bilan des trente premières années

Est-ce à dire que le bilan des trente premières années est entièrement négatif ? Loin de là. De fortes personnalités sont passées par l'École, mais leur carrière s'est développée, dans une large mesure, en dehors d'elle.

On citera pour mémoire le plus célèbre des « Athéniens », Edmond About, dont l'œuvre littéraire et satirique, La Grèce contemporaine en 1855 et Le roi des montagnes en 1856, servit à alimenter un courant peu favorable au jeune État grec. Mais il y eut aussi de vrais savants, comme Numa Pompilius Fustel de Coulanges, dont La cité antique (1864), rééditée jusqu'à nos jours, est un des livres fondateurs de la science historique française. Paul Vidal de La Blache, qui créa l'École française de géographie, est aussi passé par Athènes.

Et l'archéologie de terrain ? Les voyages, au mieux les explorations, furent plus développés que les fouilles, dans la tradition de l'Expédition de Morée. Les Français ont pourtant fouillé : la première entreprise, qui fit beaucoup de bruit en Grèce et en France, fut menée par Ernest Beulé au pied de l'Acropole. Il crut découvrir l'entrée classique de l'Acropole, qui se révéla être, en fait, une porte byzantine ; il tira de ses recherches une synthèse sur l'Acropole. On doit aussi mentionner la première campagne de Paul Foucart à Delphes, qu'il accomplit de sa propre initiative et à ses frais (!) : il mit au jour une nouvelle partie du grand mur polygonal, qui sert mur de soutènement à la terrasse du temple.

La mission en Macédoine de Léon Heuzey et Honoré Daumet fut commanditée en 1861 par Napoléon III, qui s'intéressait aux champs de bataille de César en Orient : menée en marge de l'École, mais par deux « Athéniens », elle révéla les antiquités d'une région peu explorée. Le Louvre, c'était encore dans l'air du temps, s'enrichit alors d'un certain nombre de trouvailles.

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Publication : 6 février 2014

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LA CHRONIQUE DES FOUILLES

PRODROMOS ALMOPIAS-4255
À Prodromos, sur la colline de Goritsa, dans la nécropole tumulaire de l’Âge du Fer déjà repérée et en partie étudiée auparavant, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a fouillé en 2001 huit nouveaux tumuli, en a découvert d’autres, ainsi que de la céramique d’époque hellénistique et romaine. Les huit tumuli fouillés (Nos 2, 4, 6, 16, 47, 48, 49 et 54) comportaient des tombes de forme absidale, ellipsoïdale ou rectangulaire, dont les parois étaient construites à l’aide de grosses pierres brutes dressées à la verticale. Les deux montants qui marquaient, vers l’Est, l’entrée de chaque sépulture dépassaient du sol, faisant ainsi office de marqueurs de tombe ; dans le cas du tumulus No 4 (fig. 1), ce rôle était vraisemblablement tenu par un gros bloc
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