1870 - 1950

Création d'un institut de recherche

Si l'on a pu écrire que c'est à l'Angleterre que l'on doit la création de l'École française, on peut ajouter que c'est à l'Allemagne que l'on doit sa seconde naissance. La défaite de 1870 fut un choc pour toute l'intelligentsia française : « le relèvement des études scientifiques devint une préoccupation nationale » qui eut des conséquences directes sur la vie de l'EfA. La science allemande était non seulement en avance dans tous les domaines de l'érudition archéologique (corpus d'inscriptions, de vases, identification des œuvres de sculpture), mais elle se plaçait désormais en concurrente sur le sol grec : l'Institut allemand d'Athènes, section de l'Institut archéologique de Berlin, fut créé en 1873, la fouille d'Olympie ouvrit en 1875 et le premier tome d'une revue scientifique allemande consacrée à la Grèce parut dès 1876. La France avait non seulement perdu son monopole — l'EfA n'étant plus le seul établissement étranger en Grèce — mais elle se trouvait dans un état d'infériorité sur le plan scientifique : pas de politique de fouilles systématiques, un bulletin médiocre et irrégulier pour diffuser l'information, des hésitations sur les missions de l'EfA. Pour résister, il fallait d'abord améliorer la culture des élites.

La réforme de 1874 eut le mérite de la clarté : il ne subsistait plus qu'une seule section, celle des Lettres. L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres était confortée dans son pouvoir de tutelle, recevant les mémoires des membres et proposant deux noms au Ministère pour la désignation du Directeur. Les membres étaient au nombre de six, restaient trois ans et étaient recrutés à raison de deux par an. À quelques modifications près (nombre des membres et durée du séjour), c'est le système qui a fonctionné jusqu’à la publication de nouveaux statuts en 1985. En revanche, l'ambitieux programme du concours d'entrée, qui comportait des épreuves écrites et orales — dont une épreuve d'épigraphie latine et de langue grecque moderne — fut rapidement abandonné.

La création la plus originale fut l'institution d'une succursale romaine, décidée en 1873 : les membres devaient y séjourner un an, pour se former à leurs futurs travaux en Grèce ; mais ce stage de formation ne fut appliqué qu'à deux promotions et fut abandonné dès que l'École de Rome acquit son autonomie, en 1875. Il n'en resta que le traditionnel voyage en Italie, comme prélude des travaux athéniens, dont la coutume se perpétua, avec des interruptions, jusque dans les années 1980.

Si la réforme fut préparée par le deuxième directeur, Émile Burnouf, le renouveau s'incarne dans la personne d'Albert Dumont, sous-directeur à trente-deux ans de la succursale romaine et troisième directeur de l'EFA en 1875. Dumont inventa non seulement les structures d'un centre de recherche, mais il appliqua en trois ans un programme scientifique à larges vues.

Il créa un Institut de Correspondance hellénique pour concentrer l'information et établir des liens avec le milieu grec. Les communications et informations, présentées en grec et en français au cours des séances de cet Institut, furent publiées dans une revue annuelle, le Bulletin de Correspondance Hellénique, dont le premier tome parut en 1877. Une collection, la Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, fut lancée, en collaboration avec la jeune École de Rome, pour publier les travaux des membres.

Ces travaux, A. Dumont les conçut avec une belle ampleur de vue. Savant lui-même aux centres d'intérêt très diversifiés et pionnier en de nombreux domaines (de la préhistoire aux anses d'amphores timbrées, de la chronologie des archontes athéniens aux terres cuites), il dirigea les Athéniens vers tous les champs de l'hellénisme : il poussa les uns vers le mont Athos, les autres vers Constantinople où ils étudièrent la topographie byzantine ; il conçut une vaste enquête sur les dialectes grecs modernes, dont une première étude, sur Chypre, fut publiée en 1879. Aux antiquisants classiques, il imposa de rédiger des corpus, domaine dans lequel les Allemands étaient passés maîtres. Enfin, sous sa direction, la fouille de Délos reçut une impulsion décisive et les explorations en Asie Mineure furent reprises.

Lorsqu'il repartit en France au bout de trois ans, pour occuper un poste de recteur, puis celui de Directeur des Enseignements supérieurs, A. Dumont avait réellement transformé l'École en un institut de recherche. Il laissait derrière lui une œuvre pleine de promesses, qu'il appartenait à ses successeurs de réaliser. Certes, ils le firent, mais en abandonnant, dans une certaine mesure, l'ambitieux programme de Dumont, pour concentrer l'activité de l'École sur les études classiques.
 

L'époque des grandes fouilles

Il faut dire qu'avait sonné le temps des grandes fouilles, exigeantes en hommes et en moyens. Sous la pression de la concurrence, car les missions étrangères se multiplièrent en Grèce, s'établit une répartition des grands chantiers. La compétition fut parfois vive. Elle reflétait les oppositions entre nations à la recherche d'un prestige culturel qui servait leurs intérêts politiques : la médaille frappée pour la célébration du Cinquantenaire de l'EFA en 1898 ne portait-elle pas gravée au droit l’inscription « Pour la science, pour la patrie » ? Toutes les nations travaillant en Grèce auraient pu se prévaloir d'une pareille devise.

C'est sur ces chantiers, héritage des grandes fouilles de la fin du XIXe et du début du XXe s., que travaille encore aujourd'hui l'EFA, en ayant renouvelé ses méthodes et ses centres d'intérêt. Contentons-nous d'en dresser une liste :

  • Délos : des fouilles furent entreprises dès 1873 et se développèrent en plusieurs périodes. Les travaux furent particulièrement intensifs entre 1904 et 1914 grâce aux subsides mis à la disposition de l'École par le duc de Loubat.
  • Delphes : la « Grande Fouille » dura de 1892 à 1903. Le gouvernement français avait voté un subside exceptionnel pour le déménagement et la reconstruction du village de Kastri, qui occupait le site antique.
  • Argos : 1902-1913, fouilles en plusieurs points de la ville d'Argos par un membre hollandais de l'EFA et avec des ressources fournies par son gouvernement.
  • Thasos : début des fouilles en 1911.
  • Philippes : ouverture du chantier en 1914.
  • Malia : 1922, fouilles du palais minoen, en collaboration avec les Grecs.

Ces choix suivaient une double logique, politique et scientifique. D'un côté, la France manifestait sa présence dans des régions de l'hellénisme récemment acquises par la Grèce (Philippes, Thasos) ; d'autre part, elle suivait le développement de l'archéologie préhellénique en Crète (Malia). Au total, cette politique fut particulièrement judicieuse, puisque, de la préhistoire (Malia) à l'époque byzantine (Philippes), les grands chantiers de l'EFA couvraient à peu près tous les domaines de l'Antiquité. Les sanctuaires de Délos et Delphes ont joué un rôle de premier plan dans l'histoire de la Grèce. Trois sites urbains, Délos, Argos et Thasos, offraient un champ inépuisable aux études d'urbanisme. Thasos permettait d'étudier une colonie parienne en milieu thrace et Philippes une colonie romaine en Orient. Tous les problèmes essentiels de l'hellénisme pouvaient être posés. Les Français auraient eu tort de se plaindre du partage : s'ils avaient perdu Cnossos, de haute lutte, au profit des Anglais, ils disposaient avec Malia, comme l’ont montré les fouilles des années 60, d'une autre Cnossos, plus ancienne encore.

Les révélations de ces grandes fouilles furent, à tous les points de vue, capitales et il serait vain d'en dresser un bilan : des milliers d'inscriptions, des centaines d'œuvres d'art, des dizaines de bâtiments originaux. Notons seulement que les trouvailles de Delphes bouleversèrent nos connaissances de l'art grec et que le profit que l'on en tira dépassa largement le cercle des milieux scientifiques : Matisse, pour ne citer que lui, médita sur la statuaire archaïque, sur ces grands jeunes hommes nus aux formes simplifiées, les kouroi, qui furent découverts dans la grande fouille. L'art grec servit, encore une fois, à renouveler les canons de l'art contemporain. Cette frénésie de travaux n'alla pas sans problèmes : on fouillait trop et trop vite et les publications scientifiques furent plutôt lentes à venir. Seule peut-être Délos, dont l'équipe, bien organisée par M. Holleaux, réalisa un travail efficace de publications, échappe à ce reproche, qui pourrait d'ailleurs être étendu à presque toutes les entreprises de la période. Assumons le passé, car il demeure glorieux : le prestige qu'en retirèrent l'École et la Grèce fut à la hauteur des investissements.

Si l'œuvre de l'École française s'identifie largement dans le dernier tiers du siècle et jusqu'aux années 1920 avec l'ouverture de grands chantiers, les entreprises « annexes » ne furent pas négligées : entre 1878 et 1890, on ne compte pas moins de dix-huit chantiers de fouilles différents en Grèce et en Asie Mineure. Fouilles et expéditions se multiplièrent en Anatolie à la recherche de l'hellénisme hors de Grèce, jusqu'à la « catastrophe » de 1922.
 

L'ouverture internationale

C'est aussi dans le contexte de la rivalité entre nations qu'il faut replacer la création de la section étrangère de l'École d'Athènes en 1900 et celle de l'École primaire d'enseignement français, dite "École Giffard", du nom du généreux donateur qui en finança l'installation en 1903. Ces deux créations rejoignaient des préoccupations qui avaient été exprimées dès la création de l'École et qui revenaient à l'ordre du jour. La section étrangère, prévue pour des Belges dès 1846, était destinée à recevoir les pensionnaires des nations amies qui n'avaient pas de missions permanentes en Grèce : ces pensionnaires étaient rémunérés par leurs pays d'origine et avaient mêmes droits et mêmes devoirs que les membres français. Dès les premières années, l'École reçut un Hollandais et des Belges — qui s'illustrèrent à Argos, pour le premier, et à Ténos, pour les seconds, dans des fouilles financées par leurs gouvernements —, des Danois et des Suisses. Après la Première Guerre mondiale, le recrutement s'élargit au point que l'EFA ressemblait à une véritable « Société des Nations » : vinrent s'ajouter des Polonais, un Russe, des Suédois et un Tchèque (des négociations furent entreprises avec l'Albanie, la Roumanie et la Yougoslavie). C'est en tant que membres étrangers que les premières femmes, des Hollandaises, firent leur apparition à l'EfA en 1927. Ces membres étrangers participèrent activement aux travaux de l'École (deux Danois architectes furent attachés aux fouilles de Délos avant 1914) ou poursuivirent leurs propres recherches. La section étrangère a contribué au prestige international de l'EFA et a joué un rôle très actif dans la vie scientifique de l'institution.

Si la section étrangère est toujours vivante et irremplaçable, la « fondation Giffard » est devenue indépendante : l'EFA tournait ainsi une page de son histoire. La création d'une École primaire d'enseignement français, installée sur un terrain mitoyen de l'École, fut décidée en 1903. Il s'agissait de diffuser la langue française dans la société grecque, sous le contrôle de l'École d'Athènes ; le directeur organisait les sessions d'examen en Grèce même, mais aussi à Constantinople et à Smyrne. Cette base de la propagande française en Grèce acquit une certaine indépendance administrative en 1925, sous le nom d'Institut supérieur d'études françaises, mais un directeur autonome ne fut nommé qu'en 1938. En tout cas, avant la Première Guerre mondiale, appuyée sur ses deux nouveaux piliers et rayonnante par la multiplicité de ses travaux, l'EFA représentait une puissance en Grèce et hors de Grèce. Cette puissance faisait des jaloux : les critiques ne furent pas épargnées, sur le plan scientifique comme sur le plan politique. Citons, parce qu'elle a valeur générale, la campagne de presse de Chronos, organe de la ligue militaire, contre les Écoles étrangères en 1909 : le journal accusa le responsable grec de l'archéologie, P. Kavvadias, d'avoir étouffé toute activité archéologique grecque et d'avoir accordé aux étrangers les meilleures fouilles. Les Instituts étrangers, unis devant ces attaques, protestèrent par voie de presse.
 

L'École en guerre

La Première guerre mondiale interrompit les travaux proprement archéologiques de l'École : les « Athéniens » servirent en France ou sur le front d'Orient, comme soldats et comme interprètes, et payèrent un lourd tribut à l'effort de guerre. Ils fouillèrent aussi en Thrace et en Macédoine et participèrent au service archéologique de l'armée d'Orient, dont Gustave Fougères, le directeur, avait obtenu la création. À Athènes, ce dernier organisa tambour battant la propagande au profit de la France et de ses alliés. L'École dut fermer ses portes en décembre 1916 à la suite des attaques de l'armée royaliste contre les troupes françaises, favorables au gouvernement de Vénizélos : les Français furent évacués et l'École fut confiée au directeur de l'École américaine. À son retour, à la tête de la Ligue franco-hellénique, qui comptait 4.000 membres en 1918, le directeur organisa des conférences pour favoriser la mobilisation hellénique aux côtés des Alliés. Faisant le bilan des années de guerre, ce savant, transformé en poilu du front d'Orient, pouvait écrire que « la guerre de 1871 avait momentanément plongé l'École dans l'inertie de l'isolement. Celle de 1914-1919, en l'associant à ses péripéties, lui infusa de nouvelles énergies ».


Les conditions de la stabilité

La reprise, sous l'impulsion du nouveau directeur Charles Picard (1919-1925), fut effectivement brillante : on a déjà évoqué la multiplication des liens avec les nations étrangères qui envoyèrent des pensionnaires à l'École française et la fouille de Malia en 1922 ; il faudrait leur ajouter les tentatives pour reprendre pied en Asie Mineure. Mais plusieurs circonstances allaient, en fait, quelque peu brider cet élan : la fermeture des sites en Turquie après les événements de 1922, la règle des trois chantiers imposée par le gouvernement grec en 1924 et les difficultés financières. Si l'on ajoute à cela le début d'indépendance de la « fondation Giffard » et le décret de 1928, qui désigne officiellement l'établissement de la rue Didotou comme "École française d'Archéologie d'Athènes", on constate qu'un tournant est pris : l'École passe de la période des recherches foisonnantes, servant une certaine idée de la présence française en Grèce, à celle de la gestion méthodique des grands chantiers, au service de la science archéologique.

La règle des trois chantiers va orienter toute la politique scientifique de l'EFA. Débordé par des problèmes de contrôle des fouilles, de conservation des monuments et des objets, le gouvernement grec décida que les missions étrangères ne pourraient demander l'ouverture de plus de trois chantiers par an. Par ailleurs, un site abandonné depuis plus de quinze ans ne pouvait plus être revendiqué. Aucune nouvelle fouille n'était autorisée, sauf pour ceux qui ne travaillaient que sur deux sites. Le directeur eut beau protester, la règle fut respectée avec, semble-t-il, une certaine souplesse.

Par ailleurs, l'École, dès 1923, rencontrait d'assez graves problèmes financiers : le directeur remarquait amèrement dans son rapport à l'Académie que les Écoles étrangères, même l'École allemande, grâce à une fondation privée, disposaient de plus de moyens que l'EFA. Avec des variations dont on retrouve l'écho dans les rapports annuels à l'Académie, les crises financières de l'entre-deux-guerres n'épargnèrent pas l'École : ainsi, les dévaluations du franc la privèrent, en 1936, de la moitié de ses moyens. Doit-on mettre aussi au compte de la crise mondiale la diminution du nombre des membres étrangers ? Ils ne sont que trois en 1930 et il n'y en plus qu'un seul en 1935.

Cette période de turbulence n'a pas empêché un travail scientifique régulier : publications et fouilles avancèrent bon train. Du côté des fouilles, si les grandes entreprises d'avant-guerre (Délos et Delphes) ne sont pas négligées, c'est surtout le moment où l'on dégage Malia, Philippes et Thasos. Quelques entreprises nouvelles voient le jour, dont la plus importante est l'ouverture, en 1941, du chantier de Gortys en Arcadie, célèbre pour son sanctuaire d'Asclépios ; mais l'École s'intéresse aussi à Olonte, en Crète, et au port de Delphes, Kirrha. D'importants travaux de restauration sont menés à Delphes (temple, tholos de la Marmaria) et, en collaboration avec les Américains, à Amphipolis, où l'on remonte le grand lion.

La vitalité d'un centre de recherche se mesure essentiellement à ses publications. Au moment où elle célèbre son Centenaire, en 1947, l'EFA peut présenter un bilan non négligeable. Le Bulletin de Correspondance hellénique avec sa Chronique des fouilles, qui couvre la Grèce et une partie de l'Asie Mineure, et n'a pas d'équivalent ailleurs, a paru régulièrement depuis 1922, à peine gêné par la Seconde Guerre mondiale. Les collections destinées aux publications des sites se sont notablement enrichies en cinquante ans :

  • l'Exploration Archéologique de Délos compte 19 volumes, auxquels il faut ajouter le Corpus des inscriptions à peu près complet.
  • dans les Fouilles de Delphes ont été publiés 17 fascicules.
  • dans les Études Crétoises, lancées en 1928, le neuvième titre paraît en 1945.
  • la série des Études Thasiennes est inaugurée avec un premier volume publié en 1944.

Des synthèses sur des types de matériaux ou sur l'histoire de Delphes, de Délos ou de Philippes ont paru dans la Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome (dans cette collection, les "Athéniens" ont signé 85 ouvrages entre 1896 et 1945, qui n'intéressent pas tous des chantiers de l'EFA, mais qui sont des contributions variées à la connaissance de l'hellénisme). Les membres étrangers ont fait paraître 6 volumes dans les Travaux et Mémoires. Les lacunes étant aussi importantes que l'œuvre accomplie, on comprend quelle devait être l'une des tâches essentielles de l'École dans les cinquante années à venir.
 

Années de guerre et d'après-guerre

La vie de l'École fut perturbée par les années de guerre et par les luttes qui se prolongèrent entre Grecs jusqu'en 1949 : mobilisation et démobilisation des « Athéniens », suspension du recrutement de 1939 à 1941, puis à nouveau en 1944, impossibilité d'accéder aux chantiers par voie de mer et insécurité des routes terrestres. L'École continua pourtant à fonctionner et à travailler. Lorsqu'un nouveau directeur fut désigné en 1950, il trouva néanmoins une situation quelque peu dégradée, dont il fait état dans un rapport au Ministère : les bâtiments sont délabrés, l'École ressemble à un caravansérail où se sont entassées les familles des membres et du personnel, la bibliothèque est saturée, le personnel n'est guère discipliné. Georges Daux remet de l'ordre dans la place et mène pendant dix-neuf ans une politique d'adaptation de l'École aux besoins d'une archéologie moderne.

Ces besoins étaient triples : développer les infrastructures, engager du personnel technique, adapter les travaux de l'École aux exigences nouvelles de l'archéologie. S'il ne rencontra pas que des succès dans cette politique d'aggiornamento, se heurtant notamment à des obstacles financiers, il ne ménagea pas ses efforts. Ses successeurs, plus heureux et bénéficiant d'une meilleure conjoncture, ont réalisé une partie de ses projets.
 

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Thasos - Quartiers Sud - N562-005

Plaque inscrite en céramique.
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LA CHRONIQUE DES FOUILLES

STANOVO KAVALARIOU-5758
À Kavalari, dans la plaine de Lagkada, A. Kousoula, E. Konstantinidou (9e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2010 une fouille de sauvetage sur un complexe ecclésiastique en ruine (fig. 1-2), afin de le remettre en service. Ce monument, situé sur les pentes du Chortiatis, est lié aux vestiges d’un village plus ancien à cet endroit, dans le secteur du village de Stanovo, lui aussi abandonné à part quelques maisons. Le monument anonyme – il manque en effet des éléments qui permettraient de l’attribuer à un saint – est une basilique à une seule nef, construite en moellons, mortier de chaux et d’argile et fragments de tuiles qui s’insèrent dans la construction. L’abside est percée d’une baie circulaire et de part et d’autre, deux absides latérales ont la fonction de prothesis et de
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