Histoire des fouilles

  
Guide de Thasos : ville et monuments
          La première exploration archéologique de Thasos est l’œuvre des voyageurs du xixe s. qui, plus de quatre siècles après le passage de Cyriaque d’Ancône, se succèdent dans une île où les trouvailles fortuites de sculptures et d’inscriptions sont courantes.

          Les fouilles de l’Ecole française d’Athènes débutent véritablement en 1911, sous la direction de Ch. Avezou, Ch. Picard et A. Reinach, alors que l’île est encore ottomane. les années 1910 sont des années d’intense activité, qui voient le dégagement d’une partie du rempart, de l’arc de Caracalla, du passage des théores déjà partiellement exploré en 1864, d’un angle de l’agora et du temple d’Athéna sur l’acropole.

          Depuis lors, près d’un siècle de fouilles – de plus en plus souvent menées en collaboration avec le service archéologique grec de Kavala – ont fait de Thasos l’une des cités les mieux connues du monde grec sur une aussi longue durée, des débuts de la colonisation jusqu’à l’époque protobyzantine : elles ont permis de mettre au jour le rempart, l’ensemble de l’agora (fouillée entre 1948 et 1955) et de ses dépendances, les principaux sanctuaires de la cité (ceux d’Athéna, Apollon, Héraclès, Artémis et  Dionysos), le théâtre, des quartiers d’habitations, un ensemble monumental d’époque impériale, plusieurs basiliques et villas paléochrétiennes, ainsi que les nécropoles extra muros. En dehors du centre urbain, diverses installations du territoire ont été explorées (fermes, ateliers de potiers, phares, tours), ainsi que le site des carrières d’Aliki, exploité de l’époque archaïque à l’époque protobyzantine . 

© EfA / Julien Fournier
 

ARCHIMAGE : les dernières images

IMAGE
Délos - Maison du Lac, GD 64 - 836A

Côté droit de l'entrée nord-ouest, fragment de peinture.
Archimage est destiné à la mise en ligne progressive des documents graphiques et photographiques, conservés au service des Archives de l'EfA.

LA CHRONIQUE DES FOUILLES

RHODES. - Kremasti-5847
À Rhodes, dans la commune de Krémasti, É. Pharmakidou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage sur l’avenue Iraklidon et a mis au jour des vestiges fragmentaires appartenant à au moins deux phases de construction. On a partiellement dégagé le fond d’un réservoir, revêtu de mortier hydraulique avec du gravier et quelques tessons sur un lit de cailloux de poros ; on y a recueilli une base de forme trilobée décorée d’un kymation et recouverte d’un enduit (fig. 1), vraisemblablement un élément du réservoir (hékataion ou fontaine). On a également découvert quatre tronçons de murs, construits ultérieurement en moellons de poros et gros galets. La fouille a livré de la céramique datée surtout de la fin de la période hellénistique et roma
....
Consulter la Chronique des fouilles