Présentation géographique

 
           Thasos est la plus septentrionale des îles de la mer Egée, séparée du continent thrace par un détroit large d’à peine huit kilomètres. Elle se situe à moins d’une heure de bateau de la grande ville de Kavala (l’antique Néapolis, ancienne possession territoriale de Thasos). La situation stratégique de l’île – sur la voie maritime reliant la Macédoine à l’Asie Mineure , au débouché de routes commerciales reliant la côté égéenne à l’arrière-pays thrace – a fait de Thasos une escale importante dans l’Antiquité.


          D’une superficie de 380 km2, l’île est divisée en deux parties inégales, séparées au centre par une chaîne de montagne : « abrupt, creusé de ravins profonds, exposé aux vents dominants, le versant nord-est descend rapidement vers les criques de la côte rocheuse et découpée, composant avec la montagne et la mer des paysages d’une rare beauté. Le versant sud-ouest, moins tourmenté, moins escarpé, s’abaisse par degrés de 1208 mètres au mont Hypsarion, le point culminant, jusqu’à la mer, que ferment à l’horizon les hauteurs de la Chalcidique terminées par la pyramide du mont Athos » (Guide de Thasos, © EfA).


            L’ensemble de l’île formait le territoire de l’antique cité de Thasos, dont le centre urbain éponyme se situait au Nord, à l’emplacement de l’actuelle ville de Liménas. Dès les premiers temps de la colonisation, les Thasiens ont su tirer parti de la variété des ressources offertes par leur chôra. Le sous-sol de l’île a fourni de l’or et d’autres métaux, et surtout un marbre blanc à gros grain dont l’exploitation en continu pendant plus d’un millénaire a fait des carrières d’Aliki, au Sud, un site au paysage exceptionnel. Les abondantes forêts de l’île ont livré le bois indispensable à la construction des charpentes et des navires, tandis que les plaines et vallées ont été peu à peu investie par l’activité agricole : quelques hameaux et de nombreuses fermes isolées ont été mises en évidence par des campagnes de prospection. C’est surtout la culture de la vigne qui a assuré la prospérité de Thasos, dont le vin – vanté par Aristophane – était très apprécié dans l’Antiquité : les amphores thasiennes ont été retrouvées par milliers, des rives de la mer Noire jusqu’à l’Égypte. 
 

© EfA / Julien Fournier
 

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LA CHRONIQUE DES FOUILLES

THESSALONIQUE. - Rue Moskof-5762
À Thessalonique, A. Chatziioannidis, Ch. P. Tsamisis et D. Delidimitriou (9e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2010 une fouille de sauvetage à l’angle de la Place Dimokratias et de la rue Moskof et ont mis au jour les vestiges de constructions appartenant à six phases datées entre le IVe s. apr. J.-C. et le milieu du XXe s. (fig. 1-2) La phase la plus ancienne est représentée par des murs en pierre et en terre, dégagés dans l’angle Nord-Ouest du terrain. Il s’agit de deux murs parallèles, orientés Nord-Sud, d’une longueur de 5 et de 20,50 m et d’un mur transversal (une cloison), d’une longueur de 5 m, qui divise l’espace en deux sans laisser de trace de porte. Aucune identification ni datation n’ont été proposées, mais la couche de remblai qui recouvre cette phase de c
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