Patronage

Chercheurs en résidence 2021

Pour l’année 2021, l’EFA a reçu 22 candidatures, dont sept sur le dispositif SMI, pour une demande totale de 60 mois de résidence. Elle a attribué un total de douze mois à six chercheurs résidents : Fabrice Boudjaaba, Merih Erol, Marie Gaimard, Alessandro Gallicchio, Valeria Meirano et Maia Pomadère.
L’EFA et l’INSHS ont également retenu, dans le cadre du SMI, les candidatures d’Anca Dan, Armelle Gardeisen, Olivier Pliez et Mercedes Volait, pour trois mois chacune.

La sélection des dossiers s’effectue en fonction des critères suivants :
  • qualité du dossier, approfondissement de l’argumentation scientifique, pertinence de la problématique, faisabilité du projet, adéquation avec les sources disponibles
  • avancement d’une publication ou d’un programme de recherche
  • développement ou proposition d’un projet en interaction avec l’École.

L'EFA accueille également en 2021 deux chercheurs invités suisses, qui bénéficient d'une bourse de mobilité FNRS: Arnaud Besson (Postdoc Mobility, Université de Neuchâtel) et Marc Duret (Early Postdoc Mobility, Université de Genève).

Fabrice Boudjaaba
Fabrice Boudjaaba, chercheur en résidence  (07/10/2021 - 04/11/2021)
Fabrice Boudjaaba est historien, directeur de recherche au CNRS au sein du CRH (Centre de Recherches historiques, UMR  CNRS-EHESS). Ses principaux centres d'intérêt sont la démographie historique, l'histoire de la famille et notamment les processus de reproduction familiale et sociale dans l’Europe préindustrielle ainsi que les formes de solidarités économiques au sein de la famille. Il est également rédacteur en chef des Annales de Démographie Historique (ADH) et directeur adjoint de  l’Institut des Science humaines et sociales (InSHS) du CNRS.


Le projet
Dans le cadre du projet Atlas numérique des familles méditerranéennes,  sera organisé un atelier de travail fermé réunissant des collègues grecs et européens associés au projet et destiné à élaborer de manière collective les principes méthodologiques de développement de ce nouvel outil de recherche. Le séjour permettra également de mener des recherches bibliographiques  pour alimenter l’atlas et de rencontrer de nouveaux collègues susceptibles de se joindre à ce projet, qui fera l’objet d’une réponse à un appel européen de recherche en 2022. Le séjour permettra enfin de faire avancer l’édition d’un numéro des ADH consacrés aux « familles orthodoxes » réunissant plusieurs collègues associés au projet d’Atlas.
 

Mélisande Leventopoulos
Mélisande Leventopoulos – chercheuse en délégation durant l’année 2021-2022
 
Maîtresse de conférences à l’Université Paris 8, rattachée au laboratoire Esthétique, Sciences et technologies du cinéma et de l’audiovisuel (ESTCA), Mélisande Leventopoulos est historienne, spécialiste du champ cinématographique. Chercheuse associée au Centre d’Études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC), ses recherches portent désormais principalement sur les espaces grecs et balkaniques qu’elle envisage dans une approche transnationale. Son principal chantier d’investigation est l’histoire du média cinématographique à Thessalonique entre Empire ottoman et Grèce moderne. Avec Nefeli Liontou (Paris 1-HiCSA), elle pilote depuis 2019 le projet d’histoire visuelle « Visual Salonica » soutenu par l’École française d’Athènes et inscrit au sein de son quinquennal 2022-2026. Elle est également coporteuse du programme d’histoire globale de l’École universitaire ArTeC et de l’Université Paris Lumières « Faire communauté(s) face à l’écran : vers une histoire décentrée et croisée du spectacle cinématographique » avec Morgan Corriou (Paris 8-CEMTI) et Caroline Damiens (Paris 10-HAR).
 
Le projet :
Dans le cadre de sa délégation à l’École française d’Athènes durant l’année 2021-2022, Mélisande Leventopoulos travaille au projet « Ciné-Orient » et développe une histoire transnationale du spectacle cinématographique dans les Balkans et en Méditerranée orientale au premier XXe siècle.
 
 

Marie Gaimard
Marie Gaimard, chercheuse en résidence  (01/09/2021 - 30/09/2021)
Marie Gaimard est maître de conférences en histoire et cultures architecturales à l’École nationale supérieure de Paris-Val de Seine et codirectrice du laboratoire EVCAU (EA n°7540). Ses recherches portent principalement sur l’histoire de l’architecture au XXe siècle par le prisme des transferts culturels.

Le projet
La résidence à l’EFA aura vocation à étudier la reconstruction des îles ioniennes – plus particulièrement de Céphalonie et d’Ithaque – au lendemain du tremblement de terre de 1953. On s’interrogera sur les choix urbains et architecturaux pris dans le cadre d’une concertation internationale où la France s’est montrée particulièrement active, notamment pour les communes d’Agia Effimia, Argostoli, Assos et Vathy. L’autre pan de la recherche consistera à repérer et relever les vestiges des villages détruits par le séisme, en vue d’une meilleure connaissance de ce patrimoine et d’une possible valorisation. Ces travaux croisant investigations en centres d’archives et centres de ressources, relevés sur le terrain et prises de contacts avec la communauté scientifique grecque seront l’occasion de poser les premiers jalons d'une recherche qui présente un potentiel de déploiement à l'échelle européenne.
 

Mercedes Volait
Mercedes Volait, chercheuse en résidence accueillie dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS  (01/09/2021 - 30/11/2021)
Mercedes Volait est directrice de recherche au CNRS et membre du laboratoire InVisu, qu’elle a créé en 2008 et dirigé jusqu’en 2018 au sein de l’Institut national d'histoire de l'art à Paris. Son domaine de spécialité est l’histoire sociale et culturelle des arts et du patrimoine en Égypte moderne. Ses recherches actuelles portent sur le commerce et la circulation de la « curiosité » islamique après 1850 (objets d’art, mobilier et grands décors), et exploitent entre autres des sources muséales, dont les papiers d’acquisition du Victoria and Albert Museum, dont elle a été chercheuse associée de 2015 à 2019. Son dernier ouvrage, Antique Dealing and Creative Reuse in Cairo and Damascus (1850-1890) : Intercultural Engagements with Architecture and Craft in the Age of Travel and Reform, est paru en 2021 chez Brill. Elle s’intéresse également à l’ouverture et au partage numérique des données de la recherche.

Le projet
Durant son séjour à Athènes, Mercedes Volait travaillera à la mise en place du projet pluriannuel Destins d’objets : La circulation des traces culturelles du passé qui vise à impulser une réflexion collective sur le mouvement des objets patrimoniaux, et la mutation des régimes d’usage et des significations qui leur sont attachés, dans une perspective transversale large du point de vue géographique et temporel. Le séjour vise également à finaliser les recherches entreprises avec Angelos Dalachanis sur la formation et les reconfigurations successives de la collection Benaki entre 1908 et l’ouverture en 1931 du musée éponyme à Athènes, ainsi que de travailler au manuscrit de la publication prévue.

 

  Olivier Pliez
Olivier Pliez – chercheur en résidence accueilli dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS (01/09/21 - 30/11/21)
Olivier Pliez est géographe, directeur de recherche au CNRS au sein d'ART-Dev (Acteurs, Ressources et Territoires dans le Développement) à Montpellier. Ses apports à la recherche relèvent de trois thèmes principaux : les villes du Sahara, les migrations transsahariennes, les espaces de la mondialisation, en particulier entre la Méditerranée et la Chine.

Le projet
Dans le cadre du projet collectif intitulé "Espaces discrets de la mondialisation dans l’Europe du sud-est", il s'agira de lancer des enquêtes en Grèce, à Chypre et dans les Balkans sur les modalités selon lesquelles se construisent des "Routes de la Soie", en Méditerranée, entre le haut et le bas, le formel et l'informel dans un contexte actuel de crise sanitaire. L'accent sera mis sur les articulations entre les réseaux sociaux et territoriaux des commerçants, intermédiaires et migrants impliqués dans ce négoce à trois niveaux de lecture, celui des routes globales d'échanges, des méso-régions commerciales et des marchés locaux de vente en semi-gros.
 
 
Alessandro Gallicchio
Alessandro Gallicchio – chercheur en résidence (01/08/21 -  31/08/21)
Alessandro Gallicchio est professeur d’histoire de l’art contemporain à l’ESBAN, commissaire d’exposition et membre associé du laboratoire de recherche TELEMMe (AMU-CNRS). Docteur en histoire de l’art contemporain des universités de la Sorbonne, de Florence et de Bonn, il s’intéresse aux rapports entre art, architecture et espace urbain dans les Balkans et en Méditerranée, aux influences du nationalisme et de l’antisémitisme dans la construction du discours artistique et aux esthétiques de la réduction. Entamées à l’INHA et au Centre Pompidou, ses dernières recherches sont à la base du projet art et sciences humaines et sociales Monumed (Monumentalisation et espace urbain dans les Balkans et en Méditerranée), codirigé avec Pierre Sintès. Lauréat de la bourse Chastel de la Villa Médicis dans le cadre d’une recherche qui porte sur les traces urbaines des empires coloniaux en Méditerranée, il a exploré cette thématique dans sa dernière exposition Rue d’Alger, organisée au sein du programme Les Parallèles du Sud de la biennale Manifesta 13 Marseille.

Le projet
Dans le sillage de ses travaux sur la « biennalisation » de l’espace public balkanique, le projet de recherche Art contemporain et Bicentenaire de la Révolution grecque 1821-2021 vise à questionner les relations que l’art contemporain entretient aujourd’hui avec les mythes de la « Renaissance de la culture grecque » ou de la « continuité historique ininterrompue », véhiculés par certains discours sur la Révolution de 1821. Ces « mythes », qui font appel à une forme séduisante de narration historique sur le passé, proposent un assemblage de mémoires, de monuments et d’idées dans un ordre chronologique en apparence cohérent. Cette approche contribue considérablement à la construction d’un passé présenté désormais comme linéaire. Sa recherche tâche donc de questionner la nature des œuvres et/ou des expositions d’art contemporain montrées dans le cadre du Bicentenaire de la Révolution grecque : il s’agit de comprendre le positionnement des auteurs et des artistes d’aujourd’hui vis-à-vis de la notion de « grécité » et des discours portés par les célébrations de 2021.  
 

Merih Erol
Merih Erol – chercheuse en résidence (01/07/21 - 31/07/21)
Merih Erol est maîtresse de conférences à la Faculté des sciences sociales de l'Université Özyeğin à Istanbul. En 2014-2015, elle a été professeure invitée de la Fondation Onassis au département d'histoire de l'Université de Boğazici, après avoir été chercheuse invitée à l'Université de Harvard, au Minda de Gunzburg Center for European Studies en 2012-2013. Elle a obtenu des bourses postdoctorales au Seeger Center for Hellenic Studies, à l'Université de Princeton et à l'Institut Max Planck de développement humain (Berlin). Elle est également l'auteure du livre Greek Orthodox Music in Ottoman Istanbul: Nation and Community in the Era of Reform, Bloomington & Indianapolis: Indiana University Press, 2015.

Le projet
Merih Erol travaille sur un projet intitulé  Réfugiés arméniens d'Anatolie : survie, identité et citoyenneté en Grèce (1920-2020). Son séjour à Athènes lui permettra d’approfondir ses recherches aux Archives Diplomatiques et Historiques du Ministère des affaires étrangères grec et au Centre d’Études sur l’Asie Mineure.
 
 


Armelle Gardeisen
Armelle Gardeisen – chercheuse en résidence accueillie dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS (22/05/21 - 29/06/21,  07/09/21 - 17/10 2021 et 04/-27/11/21)
Armelle Gardeisen est directrice de recherche au CNRS au sein de l’unité UMR 5140 Archéologie des sociétés méditerranéennes à Montpellier. Spécialisée en archéozoologie, ses recherches portent sur les interactions hommes et animaux du Néolithique ancien à la fin de l’âge du Fer en Méditerranée nord-occidentale et dans le monde égéen. Les thèmes de recherches principaux sont les pratiques alimentaires et culinaires, les pratiques d’élevage, les pratiques rituelles, l’impact des sociétés sur l’environnement animal et au-delà, sur le milieu naturel ou anthropisé. Elle a organisé deux colloques à l’EFA en 2003 Les équidés dans le monde méditerranéen antique, publié en 2005 dans les Monographies d’Archéologie Méditerranéennes et plus récemment un colloque sur Circulations animales et zoogéographie méditerranéenne sous l’égide du réseau Animed qu’elle coordonne avec Christophe Chandezon à l’université Paul Valéry de Montpellier. Elle est depuis l’année 2021 co-directrice avec Madame Rovena Kurti (institut d’archéologie de Tirana) de la mission archéologique franco-albanaise du Bassin de Korçë : MAFAK.
 
Le projet
Les deux missions effectuées en 2021 ont eu pour objectif principal d’organiser deux saisons d’étude de mobilier faunique à Korçë dans le cadre des publications monographiques des sites de Sovjan et de Kallamas. En parallèle, AG poursuit ses travaux d’analyses archéozoologiques sur les sites de Kition, Malia, et Dikili Tash.
 
 


Anca Dan
Anca Dan – chercheuse en résidence accueillie dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS (premier séjour : 10/05/21 - 30/06/21)
Anca Dan est chargée de recherche au CNRS, dans l’équipe AOROC de l’École Normale Supérieure, Université Paris Sciences Lettres. Elle travaille sur la géographie historique de la Méditerranée et de la mer Noire, par l’étude philologique des textes et cartes (anciennes et modernes) et par des recherches archéologiques et géoarchéologiques. À présent, ses terrains principaux sont le Nord de l’Égée (Ainos/Enez et Kanè-Pergamon, en Turquie), le Delta du Danube (Roumanie) et la péninsule de Taman (Russie). Ses efforts de reconstitution 4D des sites, par des collaborations interdisciplinaires, visent une meilleure compréhension de l’interaction entre homme et environnement sur la longue durée.
 
Le projet
Pendant son séjour à l’EFA, Anca Dan travaille à la reconstitution de l’environnement et du réseau de sites autour d’Ainos/Enez – cité thrace, grecque, romaine, byzantine, génoise et ottomane, à l’embouchure du fleuve Hèbre (Maritsa/Meriç), actuellement frontière entre la Turquie et la Grèce (UE).
 
 

Valeria Meirano – chercheuse en résidence (01/03/21 - 31/03/21)
Valeria Meirano enseigne l'archéologie classique à l’Université de Turin et à la Scuola di Specializzazione in Beni archeologici de Matera (Université de la Basilicata). Docteur en Archéologie à l’Istituto universitario orientale de Naples et ancienne Perfezionanda de la Scuola Archeologica italiana di Atene, elle a été titulaire de plusieurs bourses postdoctorales en Grèce, en France et en Italie. Ses recherches portent sur l’archéologie funéraire et religieuse, sur l’alimentation et les iconographies alimentaires, sur la culture matérielle et les productions artisanales (objets en métal, terres cuites, céramiques) en Grèce et dans le monde colonial. Membre des comités scientifiques de plusieurs projets internationaux, elle assure la codirection scientifique des missions de l’Université de Turin sur les sites de Locres Épizéphyrienne (colonie grecque, Italie du sud) et Costigliole Saluzzo (villa romaine et habitat de l’antiquité tardive, Italie du nord), et elle collabore avec la mission travaillant sur l’ile de Nelson (Egypte). Récemment, elle a développé des projets sur Pompéi (bronzes ; restauration et conservation des antiquités) et, en 2018, coorganisé une exposition consacrée au site (Pompeiana Fragmenta. Conoscere e conservare (a) Pompei. Indagini archeologiche, analisi diagnostiche e restauri, Venaria Reale, Italie).
 
Le projet
Le séjour en résidence vise à progresser dans l’étude et la publication du corpus des vases en métal et des instruments apparentés de Delphes, de 600 av. J.-Chr. à l’époque romaine.
 

Arnaud Besson
Arnaud Besson – chercheur invité (15/07/2021 - 31/05/2022)
Docteur en Histoire ancienne, Arnaud Besson a été assistant-doctorant et chargé d’enseignement à l’Université de Neuchâtel en Suisse, ainsi que membre de l’Institut Suisse de Rome. Sa thèse, intitulée Constitutio Antoniniana : l'universalisation de la citoyenneté romaine au IIIe siècle, parue chez Schwabe en 2020, se concentre sur l’impact socio-juridique de l’édit de Caracalla, avec pour question fondamentale de savoir ce que cela signifie d’être un citoyen romain, à la fois pour les individus et pour l’administration provinciale au lendemain de cet événement. Après un séjour comme Postdoctoral fellow à l’Université de Yale aux États-Unis, Arnaud Besson poursuit ses recherches sur l’évolution du droit dans les provinces de l’empire romain, à Athènes cette fois-ci.


Le projet :
Le droit de la propriété des cités grecques sous le Principat : le patrimoine des élites des Cyclades et d’Asie mineure
Les règles qui régissent la gestion, la possession et la propriété du patrimoine foncier sont cruciales à une époque où le rendement agricole est la première source de richesse. Au moment où Rome affirme son hégémonie sur le monde grec, les cités grecques restreignaient l’accès à la propriété à leurs seuls citoyens, ce qui compliquait les mariages et les successions à un niveau supra-civique. Ce droit restrictif semble s’effacer progressivement durant le Principat (Ier-IIe siècle de notre ère), sans que l’on saisisse bien les causes de ce changement.
Ce projet apporte un complément à une série d’études qui s’intéressent à la continuité entre la période hellénistique et la période romaine. Évaluer la capacité des cités à contrôler l’exploitation économique de leur territoire est ainsi un élément clé dans l’évaluation de la vitalité de leurs institutions. Cette démarche s’inscrit ainsi dans l’important effort consenti actuellement par la recherche sur l’articulation entre les structures juridiques locales et l’administration romaine. L’étude de ces questions encore mal explorées passe notamment par l’observation des stratégies matrimoniales et patrimoniales des élites grecques qui se trouvent confrontées à un contexte social de concurrence entre plusieurs modèles stratégiques.
 

Marc Duret
Marc Duret – chercheur invité, Early Mobility PostDoc (12/07/21 - 31/12/21)

Marc Duret est docteur ès lettres de la Faculté des lettres depuis l’été 2018, suite à la soutenance de sa thèse de doctorat In Agro Crotoniensi. Archéologie et histoire de Crotone durant la période romaine (IIIe siècle av. J.-C. – VIe siècle apr. J.-C.). Les fouilles auxquelles il a participé ou qu’il a dirigées l’ont mené dans plusieurs régions d’Europe : Suisse, France, Italie, Grèce et Albanie, notamment avec l’Ecole suisse d’archéologie en Grèce (ESAG), dont il est un collaborateur régulier et avec laquelle il vient de terminer la publication des thermes du centre d’Erétrie. Très attaché à la transmission du goût pour l’Antiquité au grand public, Marc Duret a également cofondé en 2015 la Nuit Antique, grand festival autour de l’Antiquité se déroulant à Genève, et organisé des expositions pour le grand public et les plus jeunes.


Le projet :
Le projet postdoctoral intitulé Entre terres et mer — Archéologie du territoire et des atouts maritimes de quatre cités grecques (IIIe siècle av. J.-C. - époque augustéenne) se penche sur l’archéologie portuaire et territoriale d’un corpus de quatre cités côtières grecques : Patras, Thasos, Éphèse et Métaponte. L'objectif principal de cette recherche est de mieux comprendre le destin historique de ces cités et la politique de Rome à leur égard, en confrontant des facettes archéologiques concrètes à la question historique de la romanisation. Les ressources, l’organisation et le développement de l’arrière-pays seront mis en relation avec les atouts maritimes (les ports naturels, les infrastructures et la situation dans les réseaux).
Les qualités des ports de ces quatre villes influent-elles sur le sort que leur réserve Rome ? Comment sont reliés économiquement les arrière-pays aux ports, aux villes et aux régions voisines ou plus lointaines ? Constate-t-on des similarités (ou des différences) dans l’organisation du lien entre territoires et ports d’une cité à l’autre ? En répondant à de telles questions, la méthodologie archéologique comparative offrira des résultats au caractère également historique.
 

Chercheurs en résidence 2020

Pour l’année 2020, l’EFA a reçu 30 candidatures, dont 4 sur le dispositif SMI, pour une demande totale de 86 mois de résidence. Elle a attribué un total de 11 mois à 9 chercheurs résidents : Guillaume Biard, Yanni Kotsonis, Alexis Serge, Charalambos Rappas, Stéphane Verger, Mélisande Leventopoulos, Manuela Martini, Maia Pomadere, Sylvie Rougier-Blanc et Hélène Wurmser.

L'EFA et l’INSHS ont également retenu, dans le cadre du SMI, la candidature de Xavier Bougarel pour 4 mois.

La sélection des dossiers s’effectue en fonction des critères suivants :

  • qualité du dossier, approfondissement de l’argumentation scientifique, pertinence de la problématique, faisabilité du projet, adéquation avec les sources disponibles
  • avancement d’une publication ou d’un programme de recherche
  • développement ou proposition d’un projet en interaction avec l’École.
 

Sylvie Rougier-Blanc
Sylvie Rougier-Blanc – chercheuse en résidence (01/09/20-30/09/20)
Sylvie Rougier-Blanc est maître de conférences en histoire grecque à l'université de Toulouse Jean Jaurès, spécialiste de la Grèce préclassique et de terminologie architecturale grecque, rattachée à l'équipe de recherche PLH-CRATA (EA 4601) qu’elle a dirigée de 2015 à 2020. Elle travaille actuellement sur les usages en architecture du matériau bois en Grèce continentale à l'époque mycénienne et au Premier Âge du Fer et s'interroge notamment sur la pérennité comme sur l'évolution des savoir-faire des charpentiers au cours de ces périodes.
Bibliographie...

Le projet :
Le séjour en résidence est consacré à la mise en place du projet TEKTON 2021 : il s'agit d'étudier puis de comparer les usages et le rôle du matériau bois dans l'architecture grecque  en Grèce et en Crète à l'Âge du Bronze. Le projet, pluridisciplinaire et collectif, s’appuie sur une série de sites archéologiques choisis pour leur pertinence et/ou leur exemplarité. Un premier travail est prévu avec les responsables grecs des sites pressentis (Cnossos, Malia, Mycènes, Tirynthe, Pylos…), les membres de l'EFA intéressés et des chercheurs d'autres instituts étrangers  dans le but d’établir un protocole d’analyse commun des traces, empreintes et réservations de pièces de bois dans les structures du bâti ; le projet prévoit aussi l’étude de l'environnement forestier attenant aux sites (essences, approvisionnement, transport), ainsi que la restitution de la chaîne opératoire du matériau bois. Ce projet fera l'objet de recherches actives de financements, dont un dépôt ANR à l’automne 2020.
 
Mélisande Leventopoulos
Mélisande Leventopoulos – chercheuse en résidence (31/08/20-26/09/20)
Maîtresse de conférences à l’Université Paris 8, rattachée au laboratoire Esthétique, Sciences et technologies du cinéma et de l’audiovisuel (ESTCA), Mélisande Leventopoulos est historienne, spécialiste du champ cinématographique. Ses recherches portent désormais principalement sur les espaces grecs et balkaniques qu’elle envisage dans une approche transnationale. Son principal chantier d’investigation est l’histoire du média cinématographique à Thessalonique entre Empire ottoman et Grèce moderne. Avec Nefeli Liontou (Paris 1-HiCSA), elle pilote depuis 2019 le projet d’histoire visuelle « Visual Salonica » soutenu par l’École française d’Athènes.

Le projet :
Cette résidence permettra de poursuivre la recherche sur l’histoire du spectacle cinématographique et de ses publics à Thessalonique au premier XXe siècle. Ce travail sur les communautés saloniciennes face à l’écran de cinéma entre Empire ottoman et État grec moderne (1895-1940) vise à l’écriture d’une histoire sociale des regards avec le cinéma. Il repose sur le constat d’une place nodale et cristallisatrice du cinéma dans l’histoire contemporaine de la ville. Il s’agit ainsi d’envisager l’histoire de cette agglomération multiculturelle au prisme de l’un des principaux loisirs de ses habitant·e·s. La démarche est attentive aux communautés ethniques et religieuses, à leurs mutations et reconstructions potentielles en tant que collectifs dans les salles de cinéma de même qu’aux relations suscitées par la convergence culturelle des groupes dans le divertissement de masse.
 

 Yanni Kotsonis
Yanni Kotsonis – chercheur en résidence (02/07/20-30/07/20)
Historien, Yanni Kotsonis est spécialiste de la Russie, de l’Europe, et de la Grèce. Ses projets précédents ont porté sur l’économie politique de la Russie impériale et des débuts de la Russie soviétique. Il est professeur à la New York University.

Le projet :
Le projet Cinq empires et une révolution, 1797-1830 pose en un petit livre un regard neuf sur la Révolution grecque, repensée comme le produit des systèmes impériaux auxquels les Grecs appartenaient avant 1821 : ottoman, vénitien, français, russe, et britannique. Le projet présente le nationalisme grec comme un phénomène nouveau qui doit à l’arrivée des Français sur les îles Ioniennes en 1797, puis des Russes et des Britanniques.  Agissant de concert ou en concurrence, ces empires ont transformé la vie politique dans les Balkans et ont, paradoxalement, généré un mouvement national.
 

Guillaume Biard – chercheur en résidence (01/06/20-30/06/20)
Ancien membre de l’École française d’Athènes, Guillaume Biard est historien de l’art et archéologue. Il exerce les fonctions de maître de conférences à Aix-Marseille université et est rattaché au Centre Camille Jullian (UMR 7299). Ses recherches portent principalement sur la sculpture grecque, notamment sur la représentation individuelle aux époques hellénistique et impériale. Ses activités de terrain se déploient sur les sites de Thasos et du Val des Muses en Béotie.
 
Le projet :
Dans le cadre de la préparation d’un dossier pour l’obtention d’une habilitation à diriger des recherches, le projet vise à progresser d’une façon décisive dans l’élaboration du corpus des portraits de Thasos. Cette analyse de deux cents objets des époques hellénistique et impériale, qui a vocation à être publiée dans la série des Études Thasiennes de l’École française d’Athènes, comprendra une synthèse historique approfondie sur les fonctions et significations de la représentation individuelle à Thasos.
 

Manuela Martini 
Manuela Martini – chercheuse en résidence (07/02/20 - 08/03/20)
Manuela Martini est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Lumière Lyon 2 et présidente de la Société Française d'Histoire Économique (AFHE).
Après avoir reçu un diplôme de laurea à l’université de Bologne, elle a obtenu un Diplôme d’études approfondies en Histoire et civilisations à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris et a intégré ensuite le doctorat d’Histoire économique et sociale de l’université Bocconi de Milan. Grâce à une Marie Curie Fellowship de la Commission européenne, elle a travaillé successivement à l’Institut National d’Etudes Démographiques de Paris et comme post-doctorante au CNRS avant d’être recrutée à l’université de Paris Diderot en 2001, où elle a enseigné l’histoire économique et l'histoire contemporaine de l’Europe. Depuis 2016, elle est professeure d’histoire contemporaine à l’université Lumière Lyon 2 avec un rattachement au Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes. Ses recherches se situent à la croisée entre l’histoire des femmes et du genre, l’histoire du travail et celle des migrations. Elle coordonne plusieurs programmes de recherche internationaux et a publié de nombreux travaux sur l’histoire de la petite entreprise, l’économie familiale et le travail des hommes et des femmes en migration, parmi lesquels figure le volume Bâtiment en famille. Migrations et petite entreprise en banlieue parisienne au XXe siècle (Paris, CNRS éditions, 2016).

Le projet :
Le projet s’interroge sur le lien entre transformations technologiques, organisation du travail et systèmes de rémunération pendant la première et la deuxième industrialisation. Son but est d’étudier l'impact de l'évolution technologique sur la main-d'œuvre féminine et masculine et les reconfigurations des modes de production dans le long processus menant à l'industrialisation
Dans le prolongement des réflexions qui remettent en discussion depuis quelques années les modèles classiques opposant les espaces nord et sud européens et méditerranéens, le projet a pour but d’aborder ces questions en comparant des régions rarement observées ensemble (France du Nord et du Centre, Italie du Nord, Grèce, Turquie, Espagne). Il s’agit en premier lieu de rassembler des informations dispersées sur les études existantes et les sources disponibles et de le mettre à disposition de la collectivité scientifique. Ce faisant il croise l’un des domaines prioritaires portés pas la section moderne et contemporaine de l’EFA, Géographie humaine et sociologie (historique) de la Grèce, dans le cadre de comparaisons avec d’autres pays et aires régionales de l’Europe méditerranéenne.

Pour en savoir plus...
 


2019


Violaine Sébillotte 
Violaine Sebillotte Cuchet, chercheuse en résidence accueillie dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS (du 03/09/19 au 23/10/19 puis du 11/11/19 au 18/12/19)
Violaine Sebillotte Cuchet est professeure d’histoire grecque à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’UMR8210 ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques). Elle est spécialiste d’histoire des femmes et du genre. Son cv et sa bibliographie se trouvent sur le site d’ANHIMA.

Le projet :
Il s'agit de finaliser une monographie sur la question de genre dans l'Antiquité grecque et de développer le programme collectif  Eurykléia, Celles qui avaient un nom, un projet en humanités numériques qui repose sur la collaboration de nombreux spécialistes en Europe, notamment en Grèce.
 

Sylvie Müller Celka
Sylvie Müller Celka – chercheuse en résidence accueillie dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS (01/09/19-20/12/19)
Sylvie Müller Celka est archéologue, chargée de recherche au CNRS et directrice adjointe du laboratoire Archéorient-UMR 5133 (Maison de l'Orient et de la Méditerranée) à Lyon. Ancien membre étranger de l'EFA et ancienne secrétaire scientifique de l'Ecole Suisse d'Archéologie en Grèce, elle est spécialiste de l'âge du Bronze égéen et s'intéresse plus particulièrement aux dynamiques de peuplement et à l'archéologie du paysage, ainsi qu'aux pratiques funéraires et aux analyses de céramique.
 
Le projet :
Dans le cadre du projet de construction d'un WEB-SIG pour chacun des sites de l'Ecole, il s'agira de créer le WEB-SIG de Malia en collaboration avec les services techniques de l'EFA, en utilisant comme point de départ le SIG développé par S. Müller Celka pour gérer les données issues de la prospection archéologique de la ville minoenne et de la plaine de Malia. Le projet comprend la collecte et l'organisation des données graphiques, photographiques et archivistiques des fouilles de Malia et, sur le terrain, le relevé par photogrammétrie d'édifices fouillés anciennement, dont le plan est approximatif et/ou n'existe pas encore en format numérique, en commençant par le complexe architectural de Chryssolakkos.
 

Nathalie Clayer
Nathalie Clayer – chercheur en résidence (01/09/19-31/10/19)
Nathalie Clayer est historienne, directrice de recherche au CNRS et directrice d'études à l'EHESS, au sein du CETOBaC (Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques). Ses principaux centres d'intérêt sont l'histoire religieuse, politique et sociale dans l'espace ottoman et post-ottoman, en particulier dans les Balkans et en Turquie. Ses dernières années, elle a privilégié une approche en terme d'espaces et de trajectoires individuelles.
 
Le projet :
Dans le cadre du projet collectif intitulé Pix Illyrica. Le bitume du Nymphaion de Selenicë: une exploration interdisciplinaire en Albanie méridionale, il s'agira, par un séjour de recherche sur le terrain en Albanie et des recherches bibliographiques en Grèce, d'avancer la recherche sur la fin de la période ottomane et plus particulièrement sur l'époque où la mine est exploitée par des ingénieurs français de la Banque ottomane, puis de la Société des mines de Selenitza (dont le siège se trouvait à Paris), avec un intérêt particulier pour les trajectoires des ingénieurs.
 

Panayota Volti 
Panayota Volti – chercheur en résidence (01/08/19-31/08/19)
Panayota Volti est maître de conférences en histoire de l’art du Moyen Âge à l’Université Paris-Nanterre, et membre de l’équipe THEMAM-ArScAn UMR7041. Ses recherches portent, entre autres, sur la danse et les performances médiévales (souvent à travers une perspective transpériode), sur les milieux artistiques féminins médiévaux, ainsi que sur les échanges et circulations culturels entre la Méditerranée et l’Occident au Moyen Âge.

Le projet :
Il s’agit de recherches sur différents types de performances dansées médiévales autour de la Méditerranée orientale, en tant que terrain et terreau pour les échanges et les transferts artistiques et sociaux entre Orient et Occident.
 

Sébastien Morlet 
Sébastien Morlet – chercheur en résidence (01/06/19-31/07/19)
Sébastien Morlet est Maître de conférences HDR à Sorbonne Université (UFR de Grec), et directeur (à partir de janvier 2019) du centre Antiquité classique et tardive (UMR 8167 Orient et Méditerranée). Ses recherches portent sur les textes et les doctrines de la fin de l’Antiquité, sur l’histoire des polémiques religieuses, et sur la littérature patristique.

Le projet :
Étude systématique des manuscrits conservés à la Bibliothèque nationale de Grèce qui transmettent des parties d’ouvrages perdus d’Eusèbe de Césarée (IVe s. ap. J.-C.). Édition, traduction et analyse de ces textes.
 

Virigine MATHÉ 
Virginie Mathé – chercheuse en résidence (13/05/19-19/05/19 et 01/07/19-21/07/19)
Virginie Mathé est maîtresse de conférences en histoire ancienne à l’Université Paris Est Créteil et membre du Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée. Ses recherches relèvent de l’histoire de la construction et de l’histoire urbaine en Grèce ancienne, de l’époque classique à l’époque impériale.

Le projet :
Le projet consiste en l’avancement d’une publication intitulée Construire pour Apollon. Histoire du chantier de construction du temple d’Apollon à Delphes au IVe s. av. J.-C. Fondée sur les inscriptions comptables et les données archéologiques, cette étude porte sur les aspects architecturaux et techniques comme sur les conditions économiques, sociales, politiques et culturelles d’un chantier qui mobilisa pendant une quarantaine d’années d’une part les moyens financiers de l’amphictionie et de ses membres, de la cité de Delphes et d’un grand nombre de cités et de particuliers, d’autre part les savoir-faire de centaines d’administrateurs, de comptables, d’architectes, de fournisseurs de matériaux, de transporteurs et d’artisans.
 

Alessia Zambon 
Alessia Zambon — chercheur en résidence (20/04/2019-24/05/2019)
Alessia Zambon est Maître de conférences à l'Institut d'Etudes Culturelles et Internationales et membre du laboratoire DYPAC (Dynamique Patrimoniales et Culturelles) de l’UVSQ, Université Paris-Saclay. Ses recherches portent sur l'histoire du collectionnisme et des voyageurs européens en Italie et dans l'Empire Ottoman aux XVIIIe et XIXe siècle. Sa thèse de doctorat consacrée à l'antiquaire français Louis F. S. Fauvel est parue en 2014 (Aux origines de l'archéologie en Grèce : Fauvel et sa méthode, Paris, INHA-CTHS).

Le projet :
Son projet vise à compléter par le dépouillement d’archives et à pérenniser par sa mise en ligne le "Musée Fauvel", un musée virtuel répertoriant la collection d'antiquités réunie par Fauvel au cours des décennies passées dans l'Empire Ottoman entre 1784 et 1838. Il s’agira aussi de repenser l’architecture de la base de données en vue de son ouverture au public.
 

Emmanuelle Cronier 
Emmanuelle Cronier — chercheuse en résidence accueillie dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS (01/04/2019 - 30/06/2019)
Emmanuelle Cronier est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université de Picardie-Jules Verne, en délégation CNRS à l’IRHiS à l’Université de Lille. Ses recherches portent sur l’histoire comparée des sociétés pendant la Première Guerre mondiale et l’alimentation en temps de guerre. Elle travaille actuellement sur la viande pendant la Première Guerre mondiale (production, conservation, consommation, imaginaires).

Le projet :
Pour ce projet, elle travaille les enjeux liés à l’alimentation sur le front d’Orient entre 1915 et 1919 en lien avec  l’axe « Entre global et local. L’histoire civile d’une armée oubliée : l’Armée d’Orient, 1915-1919 » de l’École française d’Athènes. Ce séjour de recherche est destiné à étudier le ravitaillement des forces françaises et britanniques du front d’Orient et du camp retranché de Salonique et à examiner dans quelle mesure, en Grèce, la guerre est un moment d’innovation, d’échanges et d’acculturations. Cette étude s’inscrira dans une approche comparée étendue à l’ensemble des pays alliés pendant la Première Guerre mondiale.  
 

Aude Skalli 
Aude Cohen-Skalli - chercheuse en résidence (20/03/2019-20/04/2019)
Aude Cohen-Skalli est chargée de recherche au CNRS (TDMAM UMR 7297-Aix Marseille Université). Ses recherches portent principalement sur l’historiographie grecque (en particulier l’histoire universelle) et sur la transmission des textes historiques et géographiques, de l’Antiquité à la Renaissance. Elle dirige avec Michel Casevitz les collections La Roue à Livres et Fragments aux Belles Lettres.
Ses publications sont accessibles ici sur le site du TDMAM.

Le projet :
L’édition du livre XIV de la Géographie de Strabon. Le séjour en résidence à l’EFA s’inscrit dans le cadre du projet d’édition commentée du livre XIV de Strabon pour la Collection des Universités de France. Le projet porte sur certaines parties du commentaire de ce livre, qui couvre cinq régions allant de l’Ionie à la Cilicie (et inclut Rhodes et Chypre), et en particulier sur l’étude de certains sites cariens et lyciens.
 



2018


 
Noëlle Burgi – chercheuse en résidence accueillie dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS (10/09/2018-09/12/2018)
Noëlle Burgi, politologue et sociologue, est chercheure au CNRS (CESSP, UMR 8209). Ses recherches portent sur la reconfiguration des relations intra-européennes depuis 2010 et sur les effets sociaux et anthropologiques de la déconstruction des systèmes européens de protection sociale.
 
Le projet :
Dans une étude de cas ethnographique de deux municipalités portuaires, il s’agit d’observer et d’analyser au plus près les conditions d’application et les effets de deux dispositifs visant la mise en place d’un « socle de protection sociale » en Grèce: le programme d’accès « égal et universel » à la santé et le revenu de solidarité sociale (KEA).
 
 
 
Marina Veksina — chercheuse en résidence (01/09/2018 - 30/09/2018)
Marina Veksina est chargée de recherche a l’université Humboldt de Berlin et membre du “Excellence Cluster Topoi”. Ses recherches portent sur l’épigraphie grecque et l’histoire de la langue grecque (doctorat obtenu en 2013 auprès de l'université libre de Berlin).
 

Le projet :
Elle travaille à l’édition des inscriptions grecques paléochrétiennes de Grèce continentale et insulaire pour les “Inscriptiones Christianae Graecae”, un projet en humanités numériques, destiné à rendre accessible en ligne toutes les inscriptions grecques paléochrétiennes de Grèce et d’Asie mineure connues jusqu'à présent. Dans le cadre de ce séjour, son but principal est l’autopsie des inscriptions de Thessalie et de Grèce Centrale.
 
 
   
Sandrine Elaigne - chercheuse en résidence (25/06/2018-25/08/2018)
Sandrine Elaigne est chercheur en archéologie au CNRS (UMR 5189, HiSoMA). Ses recherches portent essentiellement sur l’évolution technologique et culturelle de la vaisselle hellénistique et romaine, et sur sa circulation de part et d’autre du Bassin Méditerranéen. Elle s’intéresse également aux contenus des productions céramiques qu’ils soient alimentaires ou non.
 

Le projet :
Dans le cadre du projet d’équipe « L’îlot des Comédiens, 50 ans après » (dir. J.-Y. Empereur), plusieurs missions de recueil de données ont été réalisées pour établir l’inventaire exhaustif et détaillé du mobilier céramique découvert lors des fouilles de Ph. Bruneau sur cet îlot entre 1961 et 1964. Les importants progrès méthodologiques et apports en termes d’identification des productions céramiques depuis la publication de Ph. Bruneau nous permettent d’apporter de nouvelles informations concernant l’instrumentum domesticum délien à l’époque hellénistique. La résidence sera consacrée à l’étude des archives de fouilles afin de replacer les trouvailles céramologiques en contexte archéologique et de proposer une publication cohérente du mobilier.
 


 
Elisabeth Yota - chercheuse en résidence (15/06/2018-15/07/2018)
Elisabeth Yota est Maître de Conférences à Sorbonne Université et membre de l’UMR  8150 Centre André Chastel. Ses recherches portent sur l’art byzantin et plus particulièrement sur l’illustration des manuscrits liturgiques, sur la liturgie et le décor des églises byzantines ainsi que sur les échanges interculturels entre Byzance et l’Occident.
 

Le projet :
Le projet « Orient-Occident : regards croisés autour de Mistra » porte sur l’avancement de l’étude du site de Mistra à travers plusieurs opérations (sondages, relevés, études de décor et d’architecture des monuments…).
 
  

Claire Hasenohr- chercheuse en résidence (28/05/18 - 10/06/18 et 04/07/18 - 26/07/18)
Claire Hasenohr est maître de conférences en histoire grecque à l’Université Bordeaux-Montaigne et membre du laboratoire Ausonius (UMR 5607). Ses recherches portent sur l’archéologie et l’histoire de Délos hellénistique, et notamment sur les Italiens et l’emporion.


Le projet :
Le projet concerne l’avancement de la publication de l’Agora des Compétaliastes et de ses abords (recherches bibliographiques, rédaction, mise au point de l’illustration et vérifications de terrain à Délos), prévue dans la collection Exploration Archéologique de Délos.
 


 
Jean-Charles Moretti- chercheur en résidence accueilli dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS (01/05/18 - 31/05/18 et 01/08/18 - 30/11/18)
Jean-Charles Moretti est directeur de recherche au CNRS, membre de l’Institut de recherche sur l’architecture antique (USR 3155, bureau de Lyon, MOM, Université Lyon 2). Ses recherches portent principalement sur l’architecture grecque et romaine. Son CV se trouve sur les sites de l’IRAA.


Le projet :
Études d’architecture délienne. Le projet comporte deux axes. Le premier vise à préparer la publication d’une nouvelle étude de Salle hypostyle de Délos, qui consistera en une histoire de son chantier de construction. Le second est consacré à la géologie de l’île, à ses carrières et aux usages des pierres locales et des pierres importées dans l’architecture délienne.
 


 
Jean-Christophe Couvenhes- chercheur en résidence (01/05 - 30/06/18)
Jean-Christophe Couvenhes est maître de conférence en histoire grecque à la faculté des Lettres de Sorbonne Université et membre du centre AnHiMA - Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques (UMR 8210). Ses recherches portent sur la guerre et les sociétés militaires, les transferts culturels, le droit grec et hellénistique.


Le projet :
Le projet consiste en l’étude de la cité de Sparte hellénistique, autour de la figure de Cléomène III. Les relations du roi, de la cité hellénistique et de la guerre seront privilégiées. Notamment l’étude du champ de bataille de Sellasie, et plus largement le Péloponnèse cléoménique.
 


 
Hélène Aurigny - chercheuse en résidence (30/04 - 13/05/ 18 et 24/06 - 08/07/18)
Hélène Aurigny est maître de conférences en histoire grecque à l’université d’Aix-Marseille et membre du centre Camille Jullian (UMR 7299). Ses recherches portent sur le matériel votif des sanctuaires, notamment à Delphes et à l’Aphrodision d’Argos, et sur la sculpture grecque (marbre, métal, terre cuite).

Le projet :
Le projet consiste dans  l’étude des figurines de terre cuite et de plomb offertes à Aphrodite à Argos. Dans le cadre de ce séjour, l’objectif est de poursuivre l'étude des objets et de repérer les parallèles dans le matériel votif des sanctuaires de l’Argolide pour replacer les documents de l’Aphrodision dans un contexte artisanal et historique précis.
 

 
Gilles Grivaud - chercheur en résidence (01/04-31/05/2018 et 01/07-31/07 2018)
Gilles Grivaud est professeur d’histoire médiévale à l’Université de Rouen Normandie, et membre du laboratoire GRHis (EA 3831). Ses travaux portent sur l’histoire des pays grecs sous domination latine, principalement sur Chypre à l’époque des Lusignan et durant la période vénitienne. Plus généralement, il s’attache à l’étude des phénomènes d’acculturation, tant dans les domaines économiques et institutionnels que culturels.

Le projet :
Le projet concerne l’étude de la société des États francs du bassin égéen au cours des XIIIe-XVIe siècles, un sujet longuement controversé dans l’historiographie des XIXe et XXe siècles, qui opposait les groupes dominants aux sociétés dominées. À présent, l’examen des situations locales montre davantage une imbrication des cultures politiques et administratives qui crée des conditions d’échanges pénétrant tous les secteurs de la vie sociale, économique et culturelle.
 

 
Chloé Vlassopoulou Valluy - chercheuse en résidence (01/04-30/06/2018)
Chloé Vlassopoulou Valluy est maître de conférences en science politique à l’Université Picardie Jules Verne et membre du laboratoire CURAPP-ESS/CNRS. Ses recherches portent sur l'histoire et le changement des politiques relatives à la pollution atmosphérique, au changement climatique, aux migrations environnementales et à la transition énergétique.

Le projet :
Le projet de recherche porte sur l’application de la politique de transition énergétique européenne en Grèce. Il s’agit d’étudier le positionnement des autorités grecques face  aux évolutions européennes et les risques et opportunités des investisseurs privés dans les énergies renouvelables (RES) pour les années à venir.
 
Aude Skalli 
Aude Cohen-Skalli - chercheuse en résidence (10/03/2018-10/04/2018)
Aude Cohen-Skalli est chargée de recherche au CNRS (Aix Marseille Université-TDMAM UMR 7297). Ses recherches portent principalement sur l’historiographie grecque (en particulier l’histoire universelle) et sur la transmission des textes historiques et géographiques, de l’Antiquité à la Renaissance. Elle dirige avec Michel Casevitz les collections La Roue à Livres et Fragments aux Belles Lettres.
Son CV est accessible ici sur le site du TDMAM.

Le projet :
L’Asie mineure de Strabon. Le projet de recherche à l’EFA porte sur la conception qu’avait Strabon de l’Asie mineure, à travers l’étude spécifique de différents sites, dont plusieurs sont l’objet d’une tradition d’études ancienne à l’École française d’Athènes – en particulier l’île de Chypre, qui est un axe fort de la recherche de l’École.
 
Arnaud Zucker 
Arnaud Zucker - chercheur en résidence (01/02/2018-31/03/2018)
Arnaud Zucker est Professeur de littérature grecque à l’Université Côte d’Azur et directeur-adjoint du CEPAM (UMR 7264), actuellement en délégation d’un an au CNRS. Ses recherches portent principalement sur la zoologie ancienne, l’astronomie ancienne et la mythographie. Il coordonne le GDRI Zoomathia.
Page personnelle : http://physiologos.org/

Le projet :
Autour de l’édition de la Syllogè byzantine de Constantin VII Porphyrogénète (Xe s.).  Le travail constitue la deuxième partie d’un travail engagé en résidence en 2017. Il consistera à étudier le Fonds Spyridon Lambros, à chercher à identifier la main du copiste du Dionysiou 180 (1260-1285), et plus largement à éclairer les différents aspects de la transmission du texte et de histoire du manuscrit de cette encyclopédie zoologique. Des vérifications seront faites sur le manuscriptus unicus de ce texte, dont la principale partie est conservée sur le mont Athos (Dionysiou 180 ; l’autre partie étant à la BN de Paris : Parisinus Gr. Suppl. 495), et a fait l’objet d’une première transcription en 2017.
 

2017


Hélène Brun 
Hélène Brun-Kyriakidis, chercheuse en résidence (01/09/2017 - 31/10/2017)
Hélène Brun-Kyriakidis est maître de conférences HDR en archéologie grecque à l’université de Paris-Sorbonne et membre du laboratoire Orient et Méditerranée (UMR 8167 - équipe Antiquité classique et tardive). Ses recherches portent sur les sanctuaires égyptiens de Délos et, plus généralement, sur l’archéologie du culte dans le monde grec.
CV complet

Le projet :
Le projet porte sur l’avancement de la publication de l’architecture des Sarapieia de Délos et sur la reprise du manuscrit de l’habilitation, en vue de sa publication : l’archéologie des cultes à Délos. Un essai d’anthropologie de l’art.



 Xavier BOUGAREL 
Xavier Bougarel, chercheur en résidence (01/09/2017 - 31/10/2017)
Xavier Bougarel est historien, chercheur au CNRS, rattaché au Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBAC, UMR 8032). Ses travaux portent sur l'islam en Bosnie-Herzégovine et en Europe du Sud-Est au XXe siècle et, plus récemment, sur la Seconde Guerre mondiale en Europe du Sud-Est.
CV complet

Le projet :
Le projet concerne les débats historiographiques grecs sur la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de mieux comprendre leurs enjeux scientifiques, mémoriels et politiques pour les rattacher aux débats en cours dans d'autres pays de l'Europe du Sud-Est (Serbie, Croatie, Albanie, etc.) et contribuer ainsi à la maturation d'un projet franco-allemand (ANR-DFG) sur l'histoire sociale de la Seconde Guerre mondiale en Europe du Sud-Est.



Violaine Sébillotte 
Violaine Sebillotte Cuchet, accueillie dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS (du 01/08/2017 au 14/10/2017 puis du 27/11/2017 au 12/12/2017)
Violaine Sebillotte Cuchet est professeure d’histoire grecque à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directrice de l’UMR8210 ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques). Elle est spécialiste d’histoire des femmes et du genre. Son cv et sa bibliographie se trouvent sur le site d’ANHIMA.

Le projet :
Le projet est le développement de l’entreprise collective qu’elle coordonne, Eurykléia, Celles qui avaient un nom, un projet en humanités numériques qui repose sur la collaboration de nombreux spécialistes en Europe, notamment en Grèce, et exploite notamment la documentation matérielle mise au jour par les archéologues. Plus précisément, dans le cadre de ce séjour, c’est la partie concernant les femmes propriétaires de terres qui sera étudiée.


 
 Véronique Chankowski 
Véronique Chankowski, chercheuse en résidence (19/06 - 17/09/2017)
Véronique Chankowski est professeur d’histoire grecque à l’Université Lumière Lyon 2 et directrice de l’UMR 5189 HiSoMA (Maison de l’Orient et de la Méditerranée). Elle est épigraphiste, spécialiste d’histoire économique antique et travaille en particulier sur le site de Délos.
CV complet

Le projet :
Le projet concerne l’étude de l’organisation financière et économique de Délos à l’époque hellénistique (IIIe-Ier s. av. n. è.) à partir du corpus des comptes des hiéropes, des estampages épigraphiques et des archives conservés à l’EFA. Il aboutira à la publication d’une monographie et enrichira un autre ouvrage consacré au fonctionnement des marchés antiques. L’aboutissement de ce travail servira de point de départ pour le programme d’étude de l’équipement des échanges à Délos, dans le cadre de la programmation quinquennale de l’EFA.



 Sandrine Huber 
Sandrine Huber – chercheuse en résidence (01/04/2017-30/06/2017)
Sandrine Huber est Professeur d’Archéologie classique à l’Université de Lorraine (Nancy) et membre du Laboratoire Histoire et cultures de l’Antiquité et du Moyen Âge, au sein duquel elle coordonne les recherches relevant des cultes et espaces sacrés de l’Antiquité et du Moyen Âge.
Ses recherches sont principalement consacrées à l’archéologie des sanctuaires et des pratiques rituelles dans le monde méditerranéen.

Le projet :
Sacrifier dans le monde grec antique : Le projet porte majoritairement sur la publication des résultats du programme Sacrifices à Delphes, que Sandrine Huber a mené avec Anne Jacquemin et Didier Laroche durant le contrat quinquennal 2012-2016 de l’EFA. En arrière-fond, il s’agit aussi de préparer la publication du manuscrit inédit de son dossier d’habilitation à diriger des recherches : Les hécatombes dans les pratiques sacrificielles antiques. Sacrifices publics et marché de la viande dans les cités grecques.


Arnaud Zucker 
Arnaud Zucker - chercheur en résidence (28/01/2017-27/03/2017)
Arnaud Zucker est Professeur de littérature grecque à l’Université Côte d’Azur et directeur-adjoint du CEPAM (UMR 7264), actuellement en délégation d’un an au CNRS. Ses recherches portent principalement sur la zoologie ancienne, l’astronomie ancienne et la mythographie. Il coordonne le GDRI Zoomathia.
Page personnelle : http://physiologos.org/

Le projet :
Autour de l’édition de la Syllogè byzantine de Constantin VII Porphyrogénète (Xe s.). Le travail consistera à étudier différents aspects de cette encyclopédie zoologique (transmission du texte, auteur du manuscrit, histoire du manuscrit).  Il s’agira en particulier d’enquêter sur l’histoire et le destin (byzantins et modernes) du manuscriptus unicus de ce texte, dont une partie est conservée sur le mont Athos (Dionysiou 180), et une autre à la BN de Paris (Parisinus Gr. Suppl. 495), et sur le rôle du philologue, ambassadeur (et faussaire !) Minoïde Mynas (1798-1859) dans son histoire moderne.
 

2016

 
Michèle Brunet 
Michèle Brunet - chercheuse en résidence (01/09/2016 - 31/12/2016)
Michèle Brunet, membre senior honoraire de l’Institut Universitaire de France, est Professeur de Littérature et Épigraphie grecques à l’Université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire Histoire et Sources des Mondes Antiques, au sein duquel elle coordonne les recherches relevant des Humanités Numériques.
CV complet et bibliographie sur le site de l’UMR HISoMA

Le projet :
IG Louvre et E-STAMPAGES : publications en ligne d’une collection de monuments inscrits et d’un ensemble de ressources documentaires pour l’épigraphie grecque
Le travail portera conjointement sur la publication numérique de la collection des inscriptions  grecques du Musée du Louvre, bénéficiant d’un financement par l’ANR, en donnant la priorité aux inscriptions exposées dans les salles et sur la finalisation, en collaboration avec Adeline Levivier doctorante EFA/HISoMA, du programme E-STAMPAGES, qui associe une numérisation conservatoire à la publication en ligne de la collection d’estampages grecs de l’EFA et de la partie de la collection d’HiSoMA issue de la même histoire institutionnelle, notamment le fonds d'estampages dit «  Homolle », de première importance pour l’étude des comptes et inventaires déliens.


Christophe Corbier
Christophe Corbier - chercheur accueilli dans le cadre du dispositif SMI EFA/CNRS (01/09/2016 - 31/12/2016)
Christophe Corbier est chargé de recherche au CNRS – CRAL – EHESS UMR 8566. Ses recherches sont principalement consacrées à l’histoire de la musique grecque dans une perspective transdisciplinaire. Elles portent sur la réception de la musique à l’époque moderne (XVIIIe-XXe siècles), tant dans la théorie, l’esthétique, la philosophie, que dans les arts de la représentation. Une autre part de son activité est consacrée à l’édition (édition et traduction des Recherches rythmiques de Nietzsche et du Mémoire de DES de Roland Barthes).

Le projet :
Le projet concerne l’histoire de la musique grecque à l’époque moderne au sens large : il s’agit d’étudier à la fois la réception de la musique grecque antique en Grèce et en Europe, d’analyser les relations entre le concept d’hellénisme et la musique, et d’étudier la vie musicale en Grèce au XXe siècle, en particulier depuis les cinquante dernières années.


Mathieu Jestin
Mathieu Jestin - chercheur en résidence (01/11/2016 - 31/12/2016)
Mathieu Jestin est post-doctorant de l’axe « Guerres et traces de guerre » du LabEx EHNE, docteur en histoire des relations internationales depuis 2014 (UMR-8138-SIRICE). Ses recherches portent sur les relations franco-ottomanes à l’échelle balkanique à travers le prisme de la diplomatie consulaire.

Le projet :
Le projet de recherche à l'EFA consistera à relancer le programme de base de données et de cartographie des postes diplomatiques et consulaires et de leur personnel, français notamment, dans les Balkans depuis l’époque moderne.
 

Retour en images sur la célébration des 175 ans de l'EFA. Au programme de la soirée du 22 septembre : inauguration de l'exposition EFA 175 dans les jardins, concert en plein air et réception

Documentaire sur l’EFA et les découvertes de Delphes et de Délos, « Autels des Dieux », par François Villiers (1948, les Films Caravelle), commandé dans le cadre des célébrations du Centenaire de l’EFA.
Ce film est actuellement conservé dans le fonds de la Cinémathèque centrale de l’enseignement public (CCEP), Sorbonne nouvelle en partenariat avec Réseau Canopé.
Les archives liées à cette commande sont inventoriées dans la série ADM, relative aux archives administratives de l’EFA, dossier 7 ADM 27. 


 
 

 
 

Lettre de E. Burnouf à I. Vincent, 10 mai 1847. Επιστολή του E. Burnouf στον I. Vincent, στις 10 Μαΐου 1847 / Université de Lorraine fonds Burnouf 51 5 15
 
« En arrivant, nous avons trouvé une charmante maison, mais parfaitement vide. […] Suppose-toi sur le toit de la terrasse de notre maison : elle est située au pied du Lycabette, du côté de l’ouest à peu près : le Lycabette est une petite montagne de neuf cent pieds de hauteur en pente [uniforme ?] de tous côtés, couverte de thym et de bruyères jaunes sur ses flancs, et surmontée de deux massifs de grands rochers gris et orangés ; le plus grand rocher est dominé par une petite chapelle de Agios Elias où l’on fait une fête chaque année. Je t’enverrai plus tard le croquis du Lycabette. Si tu le regardes, tu as à ta gauche le petit mont Anchesme, un peu moins haut que le précédent et formant un mamelon surmonté de rochers que l’on mine en ce moment pour bâtir la nouvelle Athènes, την νεάπολη. Entre les deux se montre à l’horizon le sommet bleu et violet du Pentélique transparent. A la gauche formant un angle droit avec les précédents s’élèvent les [croupes] du Parnès, qui laissent entre elles et le Pentélique un large passage pour la route de Marathon. »
 
«Φτάνοντας, βρήκαμε ένα υπέροχο σπίτι, αλλά τελείως άδειο. […] Φαντάσου πως είσαι στη στέγη της βεράντας του σπιτιού μας: βρίσκεται στους πρόποδες του Λυκαβηττού, περίπου στη δυτική πλευρά. Ο Λυκαβηττός είναι ένα μικρό βουνό ύψους εννιακοσίων ποδιών με ομαλές κλίσεις, καλυμμένο με θυμάρι και κίτρινη ερείκη στις πλαγιές του, που στεφανώνεται από δύο όγκους γκρίζων και πορτοκαλί βράχων. Στον μεγαλύτερο βράχο υπάρχει ένα μικρό παρεκκλήσι του Προφήτη Ηλία όπου γίνεται γλέντι κάθε χρόνο. Θα σου στείλω το σκίτσο του Λυκαβηττού αργότερα. Αν κοιτάξεις, θα δεις στα αριστερά σου τον λίγο χαμηλότερο βράχο του Αγχεσμού. Σχηματίζει έναν χαμηλό βραχώδη λόφο, από τα οποία γίνεται αυτή τη στιγμή εξόρυξη για να χτίσουν τη νέα Αθήνα, τη νέα πόλη. Ανάμεσα από τους δυο λόφους διακρίνονται στον ορίζοντα η μπλε και η βιολετί κορυφή του Πεντελικού όρους. Αριστερά σχηματίζοντας ορθή γωνία με τα προηγούμενα, υψώνονται [οι κορυφογραμμές] της Πάρνηθας, που δημιουργούν μαζί με την Πεντέλη ένα φαρδύ πέρασμα για το δρόμο προς τον Μαραθώνα.»


Carnet de voyage de Ch. Lévêque, 1847. Ταξιδιωτικό σημειωματάριο του Ch. Lévêque, 1847 / EFA FP Arch 9 1
 
« Comment ne pas naître artiste quand on a pour berceau un tel pays ? Ailleurs la nature peut être plus grande, plus étonnante ; la mer plus terrible, les montagnes, plus escarpées, les vallées plus profondes, les fleuves plus larges et plus abondants. Mais dans ces pays gigantesques la nature domine, écrase l’homme, pour ne le lui laisser plus que le sentiment de sa petitesse et le plonger, s’il est poète, dans une mélancolie […]. Ici, la nature est à la taille de l’homme, elle n’est pas là pour l’humilier, mais pour lui plaire. »
 
«Πώς να μην γεννηθείς καλλιτέχνης όταν έχεις για λίκνο σου μια τέτοια χώρα; Αλλού η απεραντοσύνη της φύσης  μπορεί να είναι μεγαλύτερη και το τοπίο  πιο εντυπωσιακό, η θάλασσα πιο τρομακτική, τα βουνά πιο απότομα, οι κοιλάδες βαθύτερες, τα ποτάμια πιο πλατιά και με άφθονο νερό. Αλλά σε αυτές τις γιγαντιαίες χώρες η φύση κυριαρχεί, συνθλίβει τον άνθρωπο, αφήνοντάς του μόνο την αίσθηση της μικρότητάς του και βυθίζοντάς τον, αν είναι ποιητής, σε μια μελαγχολία [...]. Εδώ, η φύση έχει ανθρώπινο μέγεθος, δεν είναι εδώ για να τον ταπεινώσει, αλλά για να τον ευχαριστήσει.»


Lettre de P. Guillon à Ch. Picard, 4 mars 1934. Επιστολή του P. Guillon στον Ch. Picard, 4 Μαρτίου 1934 / EFA FCP 3 2
 
« Mais on est bien peu à soi quand on arrive à pieds joints dans une vie nouvelle, un milieu nouveau, et il y a même ici, il faut l'avouer, dedans et aux alentours, plus de gens encore qu'on n'en attendrait peut-être. Et puis il y avait une véritable boulimie de travail, l'envie de rassembler aussitôt enfin quelques livres sur sa table, de remuer du papier - il y avait le bonheur, après quelques semaines de joyeuse errance [en Italie], d'être dans un coin qui eut enfin l'air d'un chez soi, et les petits soucis de l'aménagement de ce coin. [... Les choses] s'annoncent en tout cas dans un bout de logement fort sympathique que j'hérite de Devambez, et qui, au ras du sol, se colle au tennis, en sorte qu'on y peut de la fenêtre ouverte sauter sur le terrain. C'est frais, mais justement voici les jours chauds déjà. »
 
«Αλλά είμαστε κάπως έξω απ’τα νερά μας όταν προσγειωνόμαστε σε μια νέα ζωή, σε ένα νέο περιβάλλον, και υπάρχουν ακόμη και εδώ, πρέπει να το παραδεχτούμε, εδώ και στα περίχωρα, περισσότεροι άνθρωποι απ’όσους μπορεί να περιμέναμε. Υπήρχε μάλιστα πραγματική λαχτάρα για δουλειά, η επιθυμία να βάλουμε αμέσως μερικά βιβλία στο τραπέζι, να ξαναθυμηθούμε τα χαρτιά μας – είχαμε τη χαρά, μετά από μερικές εβδομάδες χαρούμενης περιπλάνησης [στην Ιταλία], να βρισκόμαστε σε μια γωνιά που θύμιζε επιτέλους το σπιτικό μας, με όλες τις μικρές σκέψεις για τη διαμόρφωση του χώρου μας. [... Τα πράγματα] τοποθετούνται σε κάθε περίπτωση σε ένα πολύ ωραίο κατάλυμα που κληρονόμησα από τον Devambez, ισόγειο, σχεδόν κολλημένο  στο γήπεδο του τένις, έτσι ώστε να μπορούμε ανοίγοντας το παράθυρο να πηδήξουμε στο γήπεδο. Είναι δροσερό, αλλά ήδη ήρθαν ζεστές μέρες.»



Lettre de Th. Homolle à sa mère, février 1876. Επιστολή του Th. Homolle προς τη μητέρα του, Φεβρουάριος 1876 / EFA DELPHES 4-Homolle 6

« Ma bonne mère, je ne t’ai encore rien dit de mon installation. […] Je ne suis pas le mieux logé des Athéniens ; étant le dernier venu, j’ai pris ce qui restait ; j’ai, par exemple, le désagrément de n’avoir pas, comme mes camarades, chambre à coucher et cabinet de travail ; et c’est un assez grand ennui pour moi, mais c’est un ennui auquel je me suis fait pendant mes treize mois d’académie. À part cela, je suis bien, ma chambre est assez haute, suffisamment grande, exposée au levant et au midi, qui est à la fois la meilleure exposition en hiver, et la meilleure en été, propre et bien entretenue. Ce qui me manque le plus c’est la vue : l’École est placée au pied d’une montagne aride qui nous entoure sur deux faces et j’ai le malheur d’avoir justement mes fenêtres sur ces deux faces ; autant vaudraient presque deux murailles que ces deux énormes rochers qui me font vis-à-vis. Cependant, j’ai une petite échappée sur le Parthénon et sur la mer ; en me penchant beaucoup, j’aperçois les grandes murailles à gué de l’Acropole, les colonnes dorées du temple, et les eaux bleues du golfe. Puis j’ai pour voisin un petit village crétois, sur la pente de la montagne, et des carrières en exploitation, ce qui produit un va-et-vient à peu près continuel de passants et de charrettes. J’entends bavarder et chanter sur le mode lent et monotone des Grecs. »
 
«Καλή μου μητέρα, δεν σου έχω πει ακόμα τίποτα για την εγκατάστασή μου. […] Δεν έχω βρει και το καλύτερο κατάλυμα των Αθηνών. Καθώς ήρθα τελευταίος, πήρα ό, τι είχε απομείνει. Αντιμετωπίζω, για παράδειγμα, την ταλαιπωρία να μην έχω, όπως οι συμμαθητές μου, υπνοδωμάτιο και γραφείο μελέτης – κι αυτό είναι αρκετά μεγάλη ταλαιπωρία, αλλά είναι μια ενόχληση που έχω συνηθίσει κατά τη διάρκεια των δεκατριών μηνών της ακαδημαϊκής μου θητείας. Πέραν τούτου είμαι καλά, το δωμάτιό μου είναι αρκετά ψηλοτάβανο, αρκετά μεγάλο, βλέπει προς την ανατολή στις μεσημβρινές ώρες – έχει δηλαδή την καλύτερη θέση το χειμώνα και την καλύτερη το καλοκαίρι και το σπίτι είναι καθαρό και καλοδιατηρημένο. Αυτό που μου λείπει περισσότερο είναι η θέα: η Σχολή βρίσκεται στους πρόποδες ενός άνυδρου βουνού που μας περιβάλλει από τις δύο πλευρές και έχω την ατυχία να βλέπουν τα παράθυρά μου προς αυτές τις δύο όψεις. Καλύτερα να είχα δυο τοιχογραφίες παρά αυτούς τους δυο τεράστιους βράχους που με κοιτάζουν. Ωστόσο, το μάτι μου μπορεί και αποδρά λίγο προς τον Παρθενώνα και τη θάλασσα: αν σκύψω πολύ προς τα μπροστά, βλέπω τα μεγάλα τείχη της Ακρόπολης, τους χρυσούς κίονες του ναού και τα γαλάζια νερά του κόλπου. Επίσης έχω για γείτονα ένα μικρό κρητικό χωριό, στην πλαγιά του βουνού, και ενεργά λατομεία που δημιουργούν ένα συνεχόμενο πήγαινε-έλα από εργάτες και καροτσάκια. Τους ακούω που κουβεντιάζουν και τραγουδούν με τον αργό και μονότονο τρόπο των Ελλήνων.»

 

Athènes et l'Acropole, fin XIXe s. – début XXe s. Η Αθήνα και η Ακρόπολη, τέλη 19ου - αρχές 20ου αι. / J. Chamonard, EFA FJC P 13
 
 

Nous souhaitons agrémenter la version virtuelle de l’exposition par des témoignages actuels et nous nous tournons ainsi vers vous. Si ce projet vous inspire, n’hésitez pas à nous envoyer un paragraphe, ou bien même quelques lignes, sur vos premiers souvenirs du pays et/ou votre arrivée à l’EFA, sans oublier de mentionner l’année. Vous pouvez également nous envoyer une ou plusieurs photographies dont vous détenez les droits accompagnée(s) de leur(s) légende(s) et crédits. Votre nom sera bien entendu mentionné. 
Contactez-nous via This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

 

Guy Ackermann, membre suisse de l’EFA (2018-2022). Souvenirs de 2001. 

Il y a précisément 20 ans, en octobre 2001, je découvris la Grèce pour la toute première fois. Arrivée en fin d’après-midi à Athènes, la troupe d’élèves fribourgeois dont je faisais partie gravit le Lycabette, non pas par une nostalgie prématurée de nos belles Préalpes, mais pour admirer la ville au coucher du soleil. Aucun mot ne peut décrire l’émotion que j’ai alors ressentie. Les larmes me montent aux yeux en me remémorant cette première impression et cet instant précis où j’ai compris que je ferai désormais tout mon possible pour faire de la Grèce ma seconde patrie. 
Riche d’une nouvelle passion, je redescendis les pentes du Lycabette avec la joyeuse troupe d’hellénistes en herbe. Je me souviens très clairement d’être passé dans une rue arborée devant un magnifique portail qui laissait deviner un immense jardin. L’un des professeurs de grec ancien qui nous guidait s’y est arrêté et nous a déclaré avec une touche de solennité qu’il s’agissait de « l’École française, l’un des plus prestigieux instituts d’archéologie. Derrière ses murs se cache la meilleure bibliothèque du monde pour l’étude du monde grec ». Ces paroles ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd : vingt ans plus tard, j’ai la chance et l’honneur de pouvoir franchir tous les matins son imposant portail et d’écrire ces lignes en admirant son merveilleux jardin.

 
Pierre Aupert, ancien membre (1970-1974), puis bibliothécaire (1974-1976) et enfin secrétaire général (1976-1982) de l’École française d’Athènes. Souvenirs de 1970.

« Le souvenir qui émerge de mes premiers mois à l'EFA en 1970, c'est curieusement le froid. Mon appartement, rue Doxapatri, n'était chauffé que deux trop brèves fois par jour et Pierre Amandry, comme je travaillais parallèlement à la publication du Nymphée de Tipasa pour la Collection de l'Ecole de Rome, m'avait déclaré en gros : "Aupert, vous êtes spécialiste d'architecture romaine, il y a un stade à Delphes, personne ne sait de quand il date, il y a un mur de soutènement porteur d'une inscription archaïque, Pausanias  attribue sa construction à Hérode Atticus, allez donc démêler tout ça". La première fois que j'ai voulu prendre contact avec ce stade, c'était l'hiver, j'ai dû faire demi-tour au péage de l'autoroute, pour ne pas être bloqué par les voitures qui virevoltaient sur la neige et commençaient à obstruer les voies. Plus tard, avec les ouvriers du regretté Christo, on coupait des pins qui obstruaient le mur de soutènement et on les brûlait pour se chauffer, réchauffer le café ou griller du kontosouvli. Les trous de louve des blocs fournissaient leurs profils sous forme de glaçons, tandis que les pivotements du théodolite étaient ralentis et ses réglages rendus malhabiles par la fourrure des gants. Quant aux soirées athéniennes des membres ou chez le secrétaire général, Francis Croissant, elles étaient animées par le serpent de mer des aventures de Jean-Jacques Maffre qui, au grand dam de son épouse, ne revenait pas d'un périple au Moyen-Orient, tantôt bloqué par des djihadistes ou une frontière fermée, tantôt mis en quarantaine dans les Balkans pour cause de choléra. C'était le bon temps ! Enfin, pas toujours, car c'était celui des colonels. [...] Un jour où Loula Amandry m'avait demandé de chanter lors d'un repas dans une taverne de Delphes lors d'une visite de site avec les membres, j'avais entonné le 'Vrako' de Théodorakis et un grand silence s'est abattu sur la salle : je n'avais pas vu une tablée de policiers, qui n'ont du reste pas eu de réaction. »
 

Le toit et la terrasse de la bibliothèque vus depuis la fenêtre de la chambre 16 de l’Annexe, février 1997 ©Marie-Cécile NavetMarie-Cécile Navet, néohelléniste. Extrait de son journal de séjour à l’« Annexe » en janvier et février 1997 comme boursière de l’EFA .

« Mercredi 8 janvier : c’est une étrange boutique, ici, un monde à part. Il n’y a ni télé ni radio et le centre du monde est la bibliothèque. Elle est réellement extraordinaire, tant par la richesse de son contenu que par le dédale de pièces et de galeries qu’elle forme. Le premier soir, j’y suis allée seule. C’était magique de tout découvrir ainsi dans le silence de la nuit.
Mercredi 15 janvier : plus les jours passent, plus j’ai l’impression de vivre une parenthèse, une autre vie et, en même temps, je me sens complètement à ma place ici. La vie de pensionnaire en liberté me plaît beaucoup. Il y a des gens très intéressants. Autre chose de très appréciable : les chercheurs n’ont pas d’âge. Ils sont mélangés de 23 à 60 ans et l’âge ne compte plus. 
Vendredi 30 janvier : j’ai travaillé jusqu’à midi. A midi nous nous sommes tous « habillés » pour la Pita. Le buffet était très bon. Après la réception, nous avons fait une séance de photos-souvenirs dans le jardin, entre nous. Nous avons beaucoup ri. Avec R. le Libanais, nous avons cueilli des citrons et il nous a appris à faire une vraie limonade. Tout le monde se sentait en « vacances ». Il faisait beau, nous avons décidé de tous monter au Lycabette à pied. Je n’y étais jamais retournée depuis mes 17 ans. La vue était superbe.
Dimanche 9 février : ce microcosme, où profs et étudiants de la même fac, générations variées, chercheurs studieux ou un peu fumistes, riches et pauvres, habitués et gens un peu perdus, locataires de 3 jours et locataires de 3 mois se mêlent, se bousculent dans la même cuisine trop étroite et mangent à la même table, ce microcosme génère des situations intéressantes à observer.
Samedi 22 février : j’ai parlé longuement avec Mme Andréadi (Thérèse), la secrétaire du directeur. Elle m’a raconté l'Alexandrie qu’elle a quittée en 1959 à 27 ans … et qu’elle regrette toujours.
Dimanche 2 mars : j’ai fait mes bagages toute la matinée et j’ai fini sur le toit de la bibliothèque pour prendre mes deux dernières photos : il a neigé sur les hauteurs environnantes. Dieu que c’est beau ! »
 

Christina Mitsopoulou, chercheur résident Collex-Persée à l'EFA. Souvenirs de l'EFA, 1990-91.

« Mes souvenirs de l'EFA remontent à l'année académique 1990/1991, quand j'écrivais mon mémoire de Maitrise à Paris IV avec un ancien délien, Philippe Bruneau.
C'était lui qui nous avait introduit à une approche archéologique complexe, et inspiré la passion pour la recherche dans les Cyclades. Par mon entrée à la bibliothèque de l'EFA, sous la direction d'Olivier Picard, j'ai pu faire mon premier voyage à Délos. Je retiens comme plus fort souvenir (hormis le site) la maison des fouilles de l'EFA, avec tout ses précieux petits rituels dans le déroulement du quotidien, et plus spécialement la galerie des profils des illustres anciens déliens, dessinés en noir sur le mur, à l'ombre d'une lampe. Inoubliable hommage à la généalogie des chercheurs, qui permettait à une jeune personne de visualiser et se rendre compte de la complexité des enjeux, et des vies disparues des savants. Une galerie sans pompe et prétention, interne et discrète.
Pour les lieux mêmes de l'EFA, marquant est le souvenir de la bibliothèque, qui à l'époque avait les parties anciennes et la moderne "salle C" (pas encore l'extension de la salle D, ni l'état rénové de la salle B). Elle fut un lieu merveilleux de réflection  lecture, concentration et recherche, mais aussi lieu d'encontre avec une communauté.
L'image la plus marquante que je garde de ces jours? C'est sans doute la silhouette fine et imposante de Vanna Chatzimichalis, avec son large bandeau sur le front et une cigarette à la main; elle assurait encore à l'époque -à un âge bien avancé- la publication de la Chronique des Fouilles. Seulement plus tard je me suis rendue compte de la valeur historique de son image: pas seulement dû à son lien à la famille Chatzimichalis (architecture et recherche sur le folklore), ou de son rôle de médiateur entre l'EFA et la société athénienne; mais surtout par son identité de petite-fille du grand numismate Jean N. Svoronos, avec lequel elle avait d'ailleurs une certaine ressemblance physique. Elle incarnait à sa façon l'histoire de l'Archéologie grecque, au sein de l'institution de l'EFA. »

 

Maguelone Bastide, membre scientifique de l'EFA (2021-...). Initiatique, 1996.

« Mon premier voyage en Grèce, c’était le premier voyage de ma vie. Sur la banquette arrière d’un monospace, j’ai traversé l’Italie et l’Adriatique en arrêtant à peine mon attention sur Pompéi et Herculanum, trop occupée, paraît-il, à apprendre l’alphabet nouveau qui nous attendait.
En voiture d’Olympie aux Météores, en voilier du Pirée à Paros : j’ai été transportée par mes parents et transformée par les lieux, sous le regard amusé de mes sœurs aînées. Je voyais les athlètes s’élancer sur le stade olympien sous le regard de Zeus, et son rire pouvait se confondre avec le cliquetis des komboloï. Voilà un pays où les contes animent le marbre ! C’était résolu : quand je serais grande, j’apprendrais le grec et je deviendrais archéologue.
Vingt-cinq ans plus tard, l’EFA m’ouvre ses portes. »

 

Marina Ducrey sur le Christoforo Colombo. 1967Pierre Ducrey, ancien membre suisse de l'EFA (1967-1970). Souvenirs de 1967. 

« Janvier 1967 : comment atteindre la Grèce avec une automobile chargée jusqu’au toit ? On nous avait signalé la possibilité d’embarquer à Trieste sur un paquebot italien d’émigrants, le Christoforo Colombo, qui faisait escale à Venise, Le Pirée, Messine, Barcelone, avant de mettre le cap sur New York. Scènes déchirantes des émigrants au départ de Trieste.
19 janvier 1967 
10 heures : le Pirée est en vue par un temps gris, pluvieux et froid, plutôt lugubre. Pas d’accostage possible, les dockers sont en grève.
16 heures : accostage réussi. L’auto est débarquée, mais tout le chargement doit encore passer en douane.
17 heures : cap sur Didotou 6. Nous garons la voiture devant la porte de l’École, sonnons. Mon épouse Marina et moi sommes conduits à la maison du directeur. Georges Daux nous reçoit fort courtoisement au salon et nous souhaite la bienvenue, puis nous envoie au bureau du secrétaire général, situé alors à côté du « superluxe ». Philippe Bruneau nous accueille lui aussi très courtoisement et se réjouit de notre arrivée. Ni le directeur, ni le secrétaire général ne pensent à nous demander où nous comptons loger.
18h30 : les entretiens sont terminés, nous retrouvons notre auto. Nous voici partis à la recherche d’un hôtel. Nous repérons l’hôtel Lykabitos, Odos Valaoritou (aujourd’hui disparu). Nous y passerons une semaine, en attendant de trouver la maison de nos rêves à une adresse prédestinée : Odos Platonos 6, Neo Psychiko. Nous y passerons les quatre années les plus heureuses de notre vie. »

 



 

Fondée en 1846 par une ordonnance de Louis-Philippe, l’École française d’Athènes est le premier institut de recherche français implanté à l’étranger et le premier établissement de recherche étranger de la Grèce moderne en construction. D’abord installée à proximité de la Place Syntagma, elle se développe dès 1873 dans ces bâtiments qu’elle occupe encore aujourd’hui et qui sont classés au patrimoine national grec. Sous l’impulsion de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, et aujourd’hui sous la tutelle du ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, l’EFA conduit dès ses débuts, avec ses directeurs successifs, une politique d’exploration des sites archéologiques et de collecte d’informations tant sur l’Antiquité que sur la Grèce moderne, grâce à de jeunes savants envoyés en Grèce par le gouvernement français. La communauté de la rue Didot, de décennie en décennie, partage la vie des Athéniens et vit avec eux les faits divers comme les crises et les conflits nationaux ou internationaux.
Au fil des recherches et des explorations archéologiques conduites sur des sites majeurs de la Grèce antique et byzantine, en Crète, en Béotie, à Délos, à Delphes, Thasos, à Argos ou encore Philippes, les membres de l’École française d’Athènes tissent des liens avec les Grecs, apprennent à connaître le pays, en révèlent la richesse par leurs travaux scientifiques et leurs communications dans la presse, transmettent leurs impressions de voyage dans leur correspondance.
Fondée sur les archives de l’École ainsi que sur la contribution de fonds d’archives partenaires (Musée L, Louvain-la-Neuve, Direction de la Documentation de l'Université de Lorraine et Cinémathèque Centrale de l’enseignement public), cette exposition se veut une évocation de l’École à ses débuts. Elle propose un parcours dans les jardins de l’EFA à la découverte de la vie quotidienne de ces « Athéniens » qui ont précédé les chercheurs d’aujourd’hui.


Η Γαλλική Σχολή Αθηνών, που ιδρύθηκε το 1846 με βασιλικό διάταγμα  του Λουδοβίκου-Φίλιππου, είναι το πρώτο γαλλικό ινστιτούτο έρευνας που συστάθηκε στο εξωτερικό και το πρώτο ξένο ερευνητικό ίδρυμα της σύγχρονης Ελλάδας, κατά την εποχή της ανασυγκρότησης της. Αρχικά η έδρα της ήταν στην πλατεία Συντάγματος, ενώ από το 1873, εγκαταστάθηκε  στα κτίρια που εδρεύει ακόμα και σήμερα και τα οποία έχουν πλέον κηρυχθεί διατηρητέα μνημεία της ελληνικής πολιτιστικής κληρονομιάς. Χάρη στην υποστήριξη της Ακαδημίας Επιγραφών και Καλών Γραμμάτων (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres), και υπαγόμενη σήμερα στο  Υπουργείο Ανώτατης Εκπαίδευσης, Έρευνας και Καινοτομίας της Γαλλίας, η Γαλλική Σχολή υλοποιεί από τις απαρχές της, με τους διαδοχικούς διευθυντές της, μια πολιτική εξερεύνησης αρχαιολογικών χώρων και συλλογής πληροφοριών τόσο για την Αρχαιότητα όσο και για τη σύγχρονη Ελλάδα, χάρη στους νέους επιστήμονες που στέλνει η γαλλική κυβέρνηση στην Ελλάδα. Από δεκαετία σε δεκαετία, η κοινότητα της οδού Διδότου μοιράζεται τη ζωή των Αθηναίων και βιώνει μαζί τους όλες τις εξελίξεις, όπως κρίσεις και αρχαιολογικών εξερευνήσεων που διεξάγονται σε σημαντικούς χώρους της αρχαίας και βυζαντινής Ελλάδας, στην Κρήτη, στη Βοιωτία, στη Δήλο, στους Δελφούς, στη Θάσο, στο Άργος ή ακόμη και στους Φιλίππους, τα μέλη της Γαλλικής Σχολής Αθηνών εξυφαίνουν τους δεσμούς τους με τους Έλληνες, μαθαίνουν πώς να καταλαβαίνουν τη χώρα, και αποκαλύπτουν τον πλούτο της μέσα από το επιστημονικό τους έργο και τις δημοσιεύσεις τους στον Τύπο, ενώ μεταδίδουν τις εντυπώσεις από τα ταξίδια τους μέσα από την αλληλογραφία τους.
H παρούσα έκθεση, βασισμένη κυρίως στα αρχεία της Σχολής αλλά και σε αρχεία συνεργαζόμενων φορέων (Musée L, Louvain-la-Neuve, Διεύθυνση Τεκμηρίωσης του Πανεπιστήμιου της Lorraine και Κεντρική Κινηματογραφική Λέσχη της δημόσιας εκπαίδευσης), κάνει μία νοσταλγική αναδρομή στις απαρχές της Σχολής. Προτείνει ένα ταξίδι στους κήπους της Γαλλικής Σχολής, ώστε να αποκαλύψουμε την καθημερινή ζωή αυτών των «Αθηναίων» που είχαν βρεθεί εδώ πριν από τους σημερινούς ερευνητές.



L’exposition « EFA 175 » est organisée par l’École française d’Athènes, avec la collaboration du Musée L, musée universitaire de Louvain, Belgique, de la Direction de la Documentation de l'Université de Lorraine et de la Cinémathèque Centrale de l’enseignement public.
 
Commissariat de l’exposition : Véronique Chankowski      
Coordination : Marie Stahl, Nolwenn Grémillet      
Recherches iconographiques : Kalliopi Christophi, Elpida Chairi
Édition photo et vidéo : Eirini Miari      
Conception graphique : Anastasia Galati      
Traduction : Marioanna Louka     
Révision des textes grecs : Evangelia Trouki



Η έκθεση «EFA 175» διοργανώνεται από τη Γαλλική Σχολή Αθηνών, με τη συνεργασία του Musée L, του Πανεπιστημιακού Μουσείου του Louvain στο Βέλγιο, της Διεύθυνσης Τεκμηρίωσης του Πανεπιστήμιου της Lorraine και της Κεντρικής Κινηματογραφικής Λέσχης της δημόσιας εκπαίδευσης.
 
Επιμέλεια έκθεσης: Véronique Chankowski      
Συντονισμός: Marie Stahl, Nolwenn Grémillet      
Εικονογραφική έρευνα: Καλλιόπη Χριστοφή, Ελπίδα Χαίρη
Επεξεργασία φωτογραφιών και βίντεο: Ειρήνη Μίαρη    
Γραφιστικά: Αναστασία Γαλάτη    
Μετάφραση: Μαριωάννα Λουκά     
Επιμέλεια ελληνικών κειμένων: Ευαγγελία Τρούκη



 

Lettre des automobiles Hotchkiss au directeur de l’EFA, 4 février 1930 / EFA 5 ADM 28

« La carrosserie très galbée de notre tout dernier modèle 1930 comporte une finition très soignée et nous avons déjà livré plusieurs voitures de finition exactement semblable à des membres des corps diplomatiques français ou étranger. »


Επιστολή από την αυτοκινητοβιομηχανία Hotchkiss προς τον Διευθυντή της Γαλλικής Σχολής, 4 Φεβρουαρίου 1930 / EFA 5 ADM 28  

«Το πολύ καμπύλο φινίρισμα στο αμάξωμα του τελευταίου μας μοντέλου του 1930 είναι πολύ προσεγμένο και έχουμε ήδη παραδώσει αρκετά αυτοκίνητα με ακριβώς παρόμοιο φινίρισμα σε μέλη διπλωματικών σωμάτων της Γαλλίας και του εξωτερικού.»
 





 

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Archaeology in Greece ONLINE

Property of Mpatistaki Brothers, Kissamos

Property of Mpatistaki Brothers, Kissamos. Stavroula Markoulaki (ΚΕ’ ΕΠΚΑ) reports that during the excavation of the property, part of a Greco-Roman house was discovered at the S end of the ancient town, at a distance from the large urban villas. It consisted of three main rooms (A-Γ), a corridor with a drain and potentially a storage room with vessels (pitheonas) (Fig. 1).

Symposium hall...

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A collaborative project with the BSA.

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