À Athènes
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  • Lettre du ministre des Affaires étrangères chargé par interim du département de l'Instruction publique et des cultes au directeur de l'EFA, 26 août 1872 / EFA 2 ADM 1

    « Pour la façade, il conviendrait de rechercher et d'adopter ce que l'art peut présenter de plus simple, mais aussi de plus correct, de plus caractéristique, autant pour les jeunes gens qui doivent se trouver heureux de l'habiter que pour les étrangers qui le visitent avec intérêt et y trouvent toujours un accueil bienveillant.  »


    Επιστολή του Υπουργού Εξωτερικών, προσωρινώς αρμόδιου για το Τμήμα Δημόσιας Εκπαίδευσης και Θρησκευμάτων προς τον διευθυντή της Γαλλικής Σχολής, 26 Αυγούστου 1872 / EFA 2 ADM 1

    «Για την πρόσοψη, θα ήταν σκόπιμο να βρεθεί και να υιοθετηθεί ότι απλούστερο μπορεί να παρουσιάσει η τέχνη, αλλά και το πιο σωστό, το πιο χαρακτηριστικό, τόσο για τους νέους που πρέπει να χαίρονται να ζουν εκεί όσο και για τους ξένους που την επισκέπτονται με ενδιαφέρον και βρίσκουν πάντα στους χώρους της μια καλοπροαίρετη υποδοχή.»
     
    Nous souhaitons agrémenter la version virtuelle de l’exposition par des témoignages actuels et nous nous tournons ainsi vers vous. Si ce projet vous inspire, n’hésitez pas à nous envoyer un paragraphe, ou bien même quelques lignes, sur vos souvenirs liés à l’EFA et/ou à la Grèce, sans oublier de mentionner l’année. Vous pouvez également nous envoyer une ou plusieurs photographies dont vous détenez les droits accompagnée(s) de leur(s) légende(s) et crédits. Votre nom sera bien entendu mentionné. 
    Contactez-nous via Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.



    Dans le jardin de l'EFA / Cliché Mireille TeissèdreMireille Teissèdre, bibliothécaire adjointe (1985-1989). Souvenirs...

    Je suis arrivée en décembre 1984 à l’École, pour cinq ans. Mon rôle : bibliothécaire adjointe, chargée de la signalisation des ouvrages de la bibliothèque. J‘avais appris le grec moderne à la fac, en plus du grec ancien.
    Impressions en vrac : une bibliothèque historique, aux salles impressionnantes, avec des échelles pour atteindre le haut des étagères, et des étagères même dans l’escalier. Une machine à écrire avec une boule qu’il fallait changer pour changer d’alphabet. Pas encore possible d’avoir un catalogue informatisé avec plusieurs alphabets, l’Unicode n’était pas né. La machine à encre pour dupliquer les fiches. Cataloguer des ouvrages dans des langues inconnues, comme l’albanais, un vrai amusement. Mais l’horreur de la série allemande en poupées russes Aufstieg und Niedergang der römischen Welt. L’arrivée du fax !
    La pause du milieu de matinée, dans la cuisine qui donnait sur des citronniers, Pétros qui me proposait des artichauts crus et m’appelait « Mirégaki ». Des Grecs, des Français, un Yougoslave, des Belges, une Suisse, un Canadien, des archéologues, des architectes, un photographe... et tant d’autres. Les copines de la bibliothèque, Irène, une déesse aux cent bras au standard et Monsieur François « je ne le dis pas pour vous ... » à l’entrée côté voitures. Les films de l'Institut français voisin, et ses séminaires de traduction. La librairie Kauffmann juste en face, où j’ai acheté tant de BD, et son dictionnaire bien sûr.
    Un quartier dont le bas, où j’habitais, était fait de rues étroites plongeant vers Exarchia, ses bistros et son inoubliable cinéma d’été, et dont le haut, plus aéré, entourait le Lycabette. La rue du marché, Kallidromiou, qui montait vers le ciel. La boulangerie de mes propriétaires, rue Mavromihali, la maison à moitié démolie qui jouxtait mon immeuble. Les imprimeries, les éditeurs, sous des galeries aux trottoirs défoncés.
    La cour de l’École qui pouvait servir de parking – impossible dans le centre ville, le passeport où la voiture était inscrite, les plaques que la police arrachait en cas de stationnement illicite. Les paiements en liquide pour tout, loyer, téléphone, électricité, ni chèque ni carte bleue ni virement. Les tavernes du soir, la « cantine » de midi Ta tria adelphia, le café Dolce, la crêperie Marionnettes.
    Athènes déserte à Pâques, et la collègue à qui on avait volé le siège conducteur de sa voiture. Ninette et ses quinze ans déracinés, toute une histoire...
     

    Michel Sève, ancien membre (1975-1979). Le quartier de l'EFA en 1975. 
     
    Le quartier de l’École ressemblait peu alors à ce qu’il est devenu. Au pied de l’escalier qui monte vers la rue Anagnostopoulou, le périptère a toujours été là. Mais il y avait à gauche une maison ancienne qui me paraissait assez belle. Je me fournissais en fruits et légumes chez un manavis qui y avait son étal. Cette maison a vite été démolie, au regret général, pour être remplacée par l’immeuble où un coiffeur a remplacé le manavis. Au carrefour de la rue Sina et de la rue Skoufa, il y avait, en face des actuelles éditions Mélissa, un bakalis (j’ai vite appris la distinction entre le manavis qui vend du frais et le bakalis qui vend de la conserve, professions confondues en français sous le nom d’épicier). C’était une boutique très encombrée, très vieillotte, où l’on trouvait de tout et un peu du reste dans un capharnaüm difficile à parcourir et à maîtriser. Je m’y suis procuré aussi bien du savon que du pastourma. On y trouvait dans de grandes boîtes de conserve, de cinq kilos ou davantage, du poisson salé (j’ai retenu le nom de lakerda, mais il n’y avait pas que cela), de la feta et bien d’autres choses. Le tenancier était à l’image de sa boutique, qui était fréquentée par des voisins d’un statut social parfois imprévu : je l’ai entendu donner du « monsieur le ministre » à un client qui me précédait. C’est vraisemblablement la retraite du patron qui a entraîné la fermeture de l’établissement. La partie de la rue Skoufa comprise entre la rue Sina et l’église était beaucoup moins embourgeoisée qu’aujourd’hui. Il y avait une boulangerie là où se trouve la boutique Mingus et un peu plus loin, à l’emplacement de l’actuelle boutique De toute façon (ou à côté, mes souvenirs sont flous), un manavis qui faisait aussi boucherie, à qui j’achetais des mandarines délicieuses (des vraies, avec des pépins). Nous allions volontiers prendre le café au Dolce, qui s’appelle maintenant le Philion sans avoir changé de locaux ; la différence est que le Philion sert des repas, ce que le Dolce ne faisait pas.




     

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