Les Directions des études
  • MÉCÉNAT
  • Candidatures
  •  

    La recherche à l’EFA s’appuie sur les membres et le personnel de soutien à la recherche de l’établissement, ainsi que sur un réseau d’anciens membres et chercheurs associés. Les membres, anciens membres et chercheurs associés sont les porteurs des programmes inscrits au quinquennal de l’EFA. L’établissement a noué de nombreux partenariats avec des institutions, laboratoires et centres de recherche en France, en Grèce et dans d’autres pays, encadrés par des conventions. 
     


    Contrat quinquennal 2017-2021

    Dans le cadre du contrat quinquennal 2017-2021, l’École française d’Athènes développe des projets qui répondent à une ou plusieurs des orientations suivantes :
    • produire des données scientifiques nouvelles à partir d’opérations de terrain, d’études de matériel ou de recherches en archives et, si possible, proposer des projets d’outils numériques pour les exploiter ;
    • faire fructifier les programmes suscités par les priorités du précédent contrat quinquennal (philologie et corpus, patrimoine et histoire de l’art, archéologie et sciences de la nature) ;
    • proposer de nouveaux champs d’investigation portant sur le monde grec antique, la Grèce byzantine ou la Grèce moderne et contemporaine ;
    • être articulés à des publications dans un calendrier crédible ;
    • envisager des modes de diffusion et de valorisation autres que des colloques et des journées d’études ;
    • donner lieu à des programmes de formation (séminaires de formation doctorale) ;
    • reposer sur des co-financements (Labex, Idex, ANR, ERC, Horizon 2020 etc.) et des partenariats en France (universités, CNRS, musées etc.), en Grèce (universités, EIE, musées, éphories, écoles étrangères etc.) et dans d’autres pays.


    Ces projets s’inscrivent dans l’un des cadres suivants :
     
    A) Section antique et byzantine
    La programmation de la section doit donner aux sites leur place à part entière, en favorisant les problématiques transversales (par exemple : l’eau, le paléo-environnement) ou multi-site (par exemple : matériaux et techniques). La programmation sur les sites procède directement de la collaboration avec les autorités grecques et structure aussi bien les demandes d’études et de fouilles des chercheurs associés que la politique documentaire. L’activité sur les sites fait l’objet de négociations annuelles avec les responsables de mission, le conseil archéologique central et les autorités locales. Dans le cadre du nouveau contrat l’École soutient sur les sites traditionnels (Delphes, Délos, Thasos, etc.) en priorité les études, les publications et les travaux de restauration et peut s’ouvrir à de nouveaux sites, sur proposition des autorités grecques. La recherche sur la Grèce byzantine et franque continue d’être soutenue.
    Les projets portent sur un ou plusieurs sites liés à l’EFA (par exemple en Grèce : Dikili Tash, Philippes, Thasos, Delphes, Délos. Argos, Malia, Lato, Dréros, etc., mais aussi à Chypre ou en Albanie). Ils peuvent comporter des opérations de terrain (topographie, géomorphologie, fouilles, restauration, aménagement), des campagnes d’étude pour publication, des séminaires de formation sur site. L’École soutient en priorité les campagnes d’étude pour publication.

    B) Section moderne et contemporaine
    La programmation du nouveau contrat a pour objectif de faire de la section moderne et contemporaine un outil pour comprendre la société grecque contemporaine, ses crises et son positionnement actuel dans l’espace balkanique et méditerranéen-oriental. Les programmes pluriannuels sont structurants et fonctionnent comme les sites de la section antique et byzantine, avec une politique documentaire comparable (production d’outils numériques tels que SIG, etc.). L’EFA participe ainsi à l’observatoire urbain d’Athènes et porte une attention particulière à la question des migrations. Elle développe un programme sur la Grèce dans l’empire ottoman, sur l’œuvre de l’Armée d’Orient, sur l’histoire des échanges culturels et économiques entre la France et la Grèce, avec des partenariats institutionnels renouvelés. Les projets de la section sont inscrits dans l’un des trois domaines suivants :
    • Géographie humaine et sociologie de la Grèce (par exemple : recherches sur les migrations ; atlas social d’Athènes) ;
    • Histoire de la Grèce et de ses relations avec l’espace balkanique ou avec la Méditerranée orientale (par exemple : histoire croisée des entreprises françaises et des migrations ouvrières en Grèce et en Méditerranée orientale) ;
    • Études sur les relations France-Grèce (par exemple : l’œuvre de l’Armée d’Orient 1915-1919 ; histoire des traducteurs et des traductions) ;
    Ces projets peuvent comporter des opérations de terrain, des recherches en archives et des séminaires de formation.

    C) Programmes transversaux
    Les projets peuvent proposer des recherches à cheval sur les deux sections, à travers deux thématiques :
    • Histoire de l’archéologie
    • Anthropologie de la Grèce antique et de la Grèce contemporaine

    D) Programmes inter EFE ou UMIFRE
    • Les projets peuvent associer plusieurs établissements français de recherche relevant du réseau des Écoles françaises à l’étranger EFE : http://www.resefe.fr/
    • Cette association peut être étendue aux Instituts de Recherche à l’étranger UMIFRE/USR/IFRE : http://www.ifre.fr/;
    • Pour être retenu, ces projets doivent être validés par les parties concernées.
     
    E) Priorités
    Comme lors du précédent contrat quinquennal, l’EFA identifie trois priorités sur lesquelles elle souhaite développer des projets :
    • Orient / Occident : il s’agit d’étudier les échanges Est-Ouest en Méditerranée aux différentes époques (antique, byzantine, moderne et contemporaine). Ce peut être le cadre pour inscrire des programmes inter EFE ou UMIFRE (par exemple: les normes ecclésiastiques entre Orient et Occident XIe-XIXe s)
    • Matériaux et expérimentation : l’EFA souhaite soutenir les recherches en archéométrie, archéologie expérimentale, ethnoarchéologie, technologie, portant sur l’Antiquité comme sur le contemporain (archéologie industrielle), recherches qui peuvent donner lieu à des séminaires de formation pratique, à la publication de manuels où seraient confrontées les sources et les données de l’analyse et de l’expérimentation.
    • Outils numériques de la recherche : l’École souhaite promouvoir la mise au point d’outils numériques nouveaux type SIG ou corpus en ligne.



     


    La direction des études, divisée en deux sections (direction des études antiques et byzantines et direction des études modernes et contemporaines), coordonne un dispositif de recherche, de formation à la recherche, de diffusion et de partenariat scientifique international, poursuivant une tradition d'érudition, de constitution de savoir et de construction d'objets scientifiques à partir de travaux de terrain menés en Grèce et dans le monde hellénique ancien et moderne.
     

    La recherche

    Les directions des études coordonnent la mise en œuvre des programmes scientifiques de l’EFA, qui prennent place en Grèce, le plus souvent en partenariat avec d’autres établissements de recherche et d’enseignement. Elles œuvrent pour l’ouverture du réseau scientifique de l'École vers des partenariats européens et internationaux, en promouvant des programmes collaboratifs et des échanges pérennes.  Les principaux partenaires sont les Universités et Unités de Recherche françaises, les Universités et centres de recherche grecs et européens ainsi que les autorités archéologiques nationales et régionales de la Grèce (voir programmes, manifestations, rapport).
    Elles assurent chaque année le suivi scientifique, administratif, budgétaire et logistique d’une centaine de missions de fouille ou d’étude bénéficiant d’un financement direct de l’EFA, en Grèce, en Albanie et à Chypre. Les directeurs des études veillent à ce que chacune s’insère dans l’un des axes scientifiques du programme quinquennal de l’établissement, ou dans l’une des priorités affichées.

     

    Les manifestations scientifiques

    En collaboration avec les institutions partenaires, les directeurs des études animent des séminaires de recherche mensuels :
    les Rencontres numismatiques, en partenariat avec l’Université d’Athènes, l’École belge d’Athènes, la Fondation Nationale Hellénique de Recherche Scientifique et le Deutsches Archäologisches Institut,
    le séminaire Meli, en partenariat avec l'ASCSA,
    le séminaire Histoire économique, en partenariat avec l'université d'Athènes et l'université Panteion.
     
    Les directions des études contribuent également à bâtir le programme des conférences l'EFA et encadrent l’organisation de plusieurs colloques et journées d'étude chaque année.
     

    La formation à la recherche

    Les directeurs des études assurent  l’accueil des membres, des boursiers et des doctorants et leur insertion dans le dispositif de la recherche.
    Ils supervisent l’ensemble des dispositifs de formation assurés par l’EFA : bourses, stages professionnels et stages de fouille. Ils siègent au concours de recrutement des membres scientifiques de l’EFA et encadrent ensuite les travaux des membres de chacune des sections (section antique et byzantine,  section moderne et contemporaine), en proposant une assistance au montage des opérations de terrain et des colloques.  Les membres et boursiers sont incités à présenter leurs travaux scientifiques dans le cadre des Ateliers des jeunes chercheurs de l’EFA, ou d’autres manifestations scientifiques. Les directeurs des études relisent tous les travaux que les membres leur soumettent (manuscrits en vue de leur publication, projets de recherche, dossiers de candidature).
    Par ailleurs, ils organisent, co-organisent ou coordonnent les séminaires de formation doctorale qui ont lieu chaque année à Athènes ou dans les maisons de fouille de l'EFA.
     

    Activités éditoriales

    Les directeurs des études appartiennent de droit au comité des éditions de l’École française d’Athènes. Le directeur des études de la section antique et byzantine est aussi membre du comité de lecture du Bulletin de Correspondance hellénique. Il rédige les expertises scientifiques internes d’une partie des articles du BCH, dans ses domaines de compétence, et rend des avis ponctuels sur certaines monographies.
    Par ailleurs, la supervision de la partie française de la Chronique des fouilles en ligne/ Archaeology on line relève du directeur des études antiques et byzantines. Il assure le suivi éditorial des quelque 800 notices rédigées chaque année au sein de l’EFA et participe aux réunions de concertation avec l’équipe de direction de la British School of Archaeology, partenaire du projet.

     

     

     
    Les fascicules de la nouvelle édition du corpus des inscriptions de la Béotie [carte tirée de l'ouvrage d'E. Farinetti, Boiotian Landscapes (2011)]
    Les fascicules de la nouvelle édition du corpus des inscriptions de la Béotie
    [carte tirée de l'ouvrage d'E. Farinetti, Boiotian Landscapes (2011)]



     


      

    Projet ANR-DFG, Corpus des inscriptions de la Béotie centrale
     
                Ce projet a pour but la préparation d’une nouvelle édition du corpus des inscriptions de la Béotie centrale, comprenant les cités de Thèbes, Platées, Thisbé, Coronée, Haliarte, Lébadée et les petites cités portuaires d’Anthédon, Siphai et Chorsiai. L’ancien corpus édité par W. Dittenberger et publié en 1892 dans la série des Inscriptiones Graecae de Berlin est obsolète en raison du grand nombre d’inscriptions découvertes après cette date et des nouvelles études sur l’épigraphie et l’histoire de cette région. Les inscriptions béotiennes sont passées de 4000 environ dans le corpus de Dittenberger à 10000 inscriptions environ après les nouvelles découvertes. Il faut souligner que la région centrale de la Béotie et notamment la ville de Thèbes compte parmi les régions les plus fouillées et les plus riches en inscriptions en Grèce centrale. Le nombre d’inscriptions a presque triplé depuis l’époque de l’ancien corpus. Cette région inclut aussi les trois grands sanctuaires fédéraux de Béotie, à savoir le sanctuaire de Poseidon à Onchestos près d’Haliarte, l’Alalkomeneion et l’Itonion de Coronée.
                La plupart des inscriptions découvertes après 1892 sont publiées dans des périodiques variés, parfois difficiles d’accès et en plusieurs langues. La bibliographie épigraphique sur la Béotie centrale est donc disparate, fait qui décourage la présentation des synthèses sur les divers aspects de l’histoire de cette région. La nouvelle édition comportera le corpus de la grande cité de Thèbes, et de cités moyennes comme Platées, Thisbé, Coronée, Haliarte et Lébadée et de plus petites cités comme Anthédon, Chorsiai et Siphai. La réédition du corpus des inscriptions de la Béotie centrale permettrait une présentation systématique des sources épigraphiques et philologiques sur cette région. Cette réédition sera accompagnée de la préparation d’une base de données comportant le catalogue des inscriptions de la Béotie centrale. Cette base de données sera mise en ligne progressivement, afin d’offrir aux chercheurs qui travaillent sur cette région des outils modernes pour l’étude d’un matériel épigraphique riche et varié. Le corpus de cette région avec plusieurs documents inédits constituera une contribution majeure à l’histoire de la Béotie et notamment à l’histoire de la confédération béotienne de l’époque archaïque jusqu’à sa dissolution en 171 av. J.-C.
                Ce projet sera entrepris par deux institutions qui ont déjà une longue tradition pour l’étude de l’épigraphie et notamment celle de la Grèce centrale et de la Béotie, les Inscriptiones Graecae de l’Académie de Berlin et l’Ecole française d’Athènes. Ces deux Institutions ont déjà édité et éditent toujours plusieurs corpus épigraphiques. La nouvelle édition du corpus de la Béotie constitue une priorité pour les Inscriptiones Graecae mais elle n’appartient pas jusqu’aujourd’hui au programme scientifique régulier de cette institution. Il s’agirait du meilleur complément de ses activités en Grèce centrale. Le CIBEC s’intègre dans un projet plus vaste des nouvelles éditions des corpus épigraphiques de la Grèce et notamment de la Grèce centrale qui s’accompagne avec une nouvelle réflexion sur l’utilisation des moyens électroniques pour la préparation des corpus. Le projet CIBEC repose sur une série de partenariats associant l’EFA et les IG à l’Ephorie des antiquités de la Béotie et à la Société épigraphique grecque.



    Πρόγραμμα ANR-DFG, Σύνταγμα των επιγραφών της κεντρικής Βοιωτίας

               Αυτό το πρόγραμμα έχει ως στόχο να ετοιμάσει μία νέα έκδοση του συντάγματος των επιγραφών της κεντρικής Βοιωτίας. Το σύνταγμα αυτό θα περιλαμβάνει τις πόλεις της Θήβας, των Πλαταιών, της Θίσβης, της Αλιάρτου και τις μικρότερες παραλιακές πόλεις της Ανθηδόνας, των Σιφών και των Χορσιών. Το παλαιότερο σύνταγμα των επιγραφών της Βοιωτίας δημοσιεύτηκε το 1892 από τον W. Dittenberger αλλά έχει ξεπεραστεί λόγω του μεγάλου αριθμού των επιγραφών που ανακαλύφθηκαν και των πολλών μελετών που δημοσιεύθηκαν μετά από την έκδοση αυτή. Οι επιγραφές της Βοιωτίας οι οποίες ήταν περίπου 4000 στο σύνταγμα του Dittenberger σήμερα είναι περίπου 10000. Θα πρέπει να υπογραμμίσουμε ότι η κεντρική Βοιωτία και κυρίως η πόλη της Θήβας περιλαμβάνεται στις περιοχές όπου χάρη στις ανασκαφές της Αρχαιολογικής Υπηρεσίας έχουν βρεθεί πολλές νέες επιγραφές κατά τις τελευταίες δεκαετίες. Ο αριθμός των επιγραφών έχει σχεδόν τριπλασιαστεί σε σχέση με αυτές που περιλαμβάνονταν στο παλαιότερο σύνταγμα επιγραφών. Στην κεντρική Βοιωτία βρίσκονται άλλωστε τα τρία μεγαλύτερα ιερά του κοινού των Βοιωτών, δηλαδή το ιερό του Ποσειδώνος στην Ογχηστό κοντά στην Αλίαρτο καθώς και το Αλαλκομένιο και το Ιτώνιο κοντά στην Κορώνεια.
                 Οι επιγραφές που ανακαλύφθηκαν μετά το 1892 δημοσιεύτηκαν σε διάφορα περιοδικά και σε διάφορες γλώσσες. Η βιβλιογραφία σχετικά με τις επιγραφές της Βοιωτίας είναι διεσπαρμένη γεγονός το οποίο δυσκολεύει την παρουσίαση συνθέσεων σχετικά με διάφορα στοιχεία της της ιστορίας της περιοχής αυτής όπως η οικονομία, η πολιτική οργάνωση κλπ. Η νέα έκδοση θα περιλαμβάνει τα συντάγματα των επιγραφών πόλεων που το μέγεθός τους ποικίλει: μίας μεγάλης πόλης, της Θήβας, πόλεων μεσαίου μεγέθους όπως οι Πλαταιές, η Θίσβη, η Κορώνεια, η Αλίαρτος και η Λιβαδειά καθώς και μικρών πόλεων όπως η Ανθηδόνα, οι Χορσιές και οι Σίφες. Η επανέκδοση του συντάγματος των επιγραφών της κεντρικής Βοιωτίας θα επιτρέψει μία συστηματική παρουσίαση των επιγραφικών και φιλολογικών πηγών σχετικά με αυτή την περιοχή. Η έκδοση αυτή θα συνοδεύεται από μία βάση δεδομένων που θα περιλαμβάνει τον κατάλογο των επιγραφών της κεντρικής Βοιωτίας. Αυτή η βάση θα παρουσιάζεται σταδιακά στο διαδίκτυο έτσι ώστε να παρέχει σε σύντομο διάστημα πληροφορίες στους ερευνητές που εργάζονται στη περιοχή αυτή. Το νέο σύνταγμα των επιγραφών θα περιλαμβάνει πολλές νέες επιγραφές και θα αποτελέσει μία σημαντική συμβολή για την μελέτη της ιστορίας της Βοιωτίας και κυρίως της ιστορίας του κοινού των Βοιωτών από την αρχαϊκή περίοδο έως τη διάλυσή του από τους Ρωμαίους το 171 π.Χ.
                Αυτό το πρόγραμμα θα πραγματοποιηθεί από δύο θεσμούς που έχουν ήδη μακρά παράδοση στη μελέτη των επιγραφών της κεντρικής Ελλάδας και ειδικότερα της Βοιωτίας, τις Inscriptiones Graecae της Ακαδημίας του Βερολίνου και τη Γαλλική Σχολή Αθηνών. Τα δύο αυτά ιδρύματα έχουν δημοσιεύσει ήδη πολλά συντάγματα επιγραφών. Το Σύνταγμα των επιγραφών της κεντρικής Βοιωτίας εντάσσεται στα πλαίσια μίας ευρύτερης προσπάθειας για την επανέκδοση των επιγραφών πολλών περιοχών της Ελλάδας και ειδικότερα της κεντρικής Ελλάδας.




    ANR-DFG Projekt, Corpus der Inschriften von Zentralböotien
                Ziel des Projektes ist eine Neuedition des Corpus der Inschriften von Zentralböotien mit den antiken Städten Theben, Plataiai, Thisbe, Koroneia, Haliartos, Lebadeia und den kleinen Hafenstädten Anthedon, Siphai und Chorsiai. Das alte Corpus von Dittenberger, das 1892 innerhalb der Inscriptiones Graecae als Band IG VII erschienen, ist veraltet durch die Zahl neuer Inschriften, die seitdem gefunden worden sind, und wegen der neuen Forschungen zur Epigraphik und zur Geschichte dieser Region. Die Gesamtzahl der böotischen Inschriften ist durch die Neufunde von ca. 4000 im Corpus von Dittenberger auf etwa 10.000 gestiegen. Es muss betont werden, dass das Gebiet von Zentralböotien und besonders die Stadt Theben die reichsten epigraphischen Funde in Zentralgriechenland liefert. In der Region liegen ferner drei große Bundesheiligtümer der Böoter: das Poseidon-Heiligtum in Onchestos bei Haliartos, das Alalkomeneion und das Itonion von Koronea. Das geplante Corpus umfaßt aber nicht nur große (Theben), sondern auch mittlere (Plataiai, Thisbe, Koroneia, Haliartos, Lebadeia) und kleine Poleis (Anthedon, Chorsiai, Siphai).
                Die Mehrzahl der nach 1892 gefundenen Inschriften ist zwar publiziert, aber in verschiedenen, zum Teil schwer zugänglichen Zeitschriften, und in unterschiedlichen Sprachen. Die epigraphische Literatur zu Böotien ist so zerstreut, dass zusammenfassende Untersuchungen zu den verschiedenen historischen Aspekten dieser Region stark behindert werden. Die Neuedition des Corpus von Zentralböotien wird die epigraphischen und philologischen Quellen dieser Region in systematischer Weise vorlegen. Eine open-access-Datenbank, die fortlaufend aktualisiert wird, bietet allen Altertumswissenschaftlern, die in dieser Region forschen, ein modernes Arbeitsmittel zum Studium des reichen epigraphischen Materials. Das Corpus dieser Region mit zahlreichen unedierten Inschriften wird einen wichtigen Beitrag zur Geschichte Böotiens und besonders des Böotischen Bundes von der archaischen Zeit bis zu seiner Auflösung im Jahre 171 v.Chr. liefern.
                Das Projekt wird von zwei Institutionen getragen, die eine lange Tradition auf epigraphischem Gebiet gerade in der Region von Zentralgriechenland und Böotien haben: den Inscriptiones Graecae an der Akademie in Berlin und der École française d’Athènes. Diese beiden Institutionen haben bereits zahlreiche Inschriften-Corpora der zentralgriechischen Region vorgelegt. Das geplante CIBEC reiht sich ein in ein internationales Projektnetzwerk, dass die Neubearbeitung epigraphischer Corpora für Griechenland insgesamt und von Zentralgriechenland im besonderen zum Inhalt hat, und mit dem Einsatz moderner Mittel der Datenverarbeitung bei der Erarbeitung von Corpora beispielgebend sein.




    Membres du projet

    Coordinateurs
    Prof. Dr. Klaus Hallof, Inscriptiones Graecae, Berlin-Brandenburgische Akademie der WissenschaftenCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
     
    Dr. Yannis Kalliontzis, École française d’AthènesCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
     
    Participants
    Dr. Jaime Curbera, Inscriptiones Graecae, Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften,  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
     
    Prof. Dr. N. Papazarkadas, Department of Classics, UC Berkeley, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
     
    Robert Pitt, College Year in Athens, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
     
    Dr. Angelos P. Matthaiou, Greek Epigraphic Society, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
     
    Dr. Daniela Summa, Inscriptiones Graecae, Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    Louis Mulot, Ingénieur informatique, École française d’Athènes










     
     
     
     
    Le programme de recherche «Archives Gilliéron» (2017-2021) est un programme transversal, inscrit dans les sections antique et moderne; il porte sur l’histoire de l’archéologie et la formation de la réception de l’antiquité grecque à travers les découvertes archéologiques. Le fonds d’archives et le legs matériel de l’atelier de trois générations d’artistes de la famille Gilliéron ont été déposés à l’École française d’Athènes en 2015. D’origine franco-suisse et installés à Athènes depuis ca. 1876, ces artistes ont influencé de façon pertinente par leur œuvre le savoir, mais surtout la réception du patrimoine archéologique en Grèce, à l’époque où celui-ci se constitua. En tant qu’artistes, dessinateurs, conservateurs et copieurs d’objets d’art antique, les deux premiers -Louis Émile Emmanuel Gilliéron (1850-1924), surnommé Émile père et Édouard Émile Gilliéron (1875-1939), surnommé Émile fils- furent de proches collaborateurs de nombreuses institutions, écoles, musées et missions de fouilles, en Grèce comme ailleurs. Au delà des activités dans le domaine de la recherche, ils géraient aussi une entreprise de production de copies officielles d’antiquités, en partenariat avec la WMF (Württembergische Metallwarenfabrik, Geislingen). Père et fils avaient suivi leur formation artistique à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris, s’inscrivant ainsi dans sa tradition académique. Ils furent suivis d’un artiste de troisième génération, Alfred Gilliéron (1920-2010). Le sculpteur poursuivit une carrière dans le domaine des souvenirs, mettant en valeur le legs familial. Le legs des artistes a été mis à la disposition de la recherche par leur descendant, Émile Gaston Gilliéron.
    Le projet de l’EFA, sous la responsabilité de Christina Mitsopoulou (université de Thessalie) et Olga Polychronopoulou (Département de Conservation des Antiquités et Œuvres d’Art, TEI d’Athènes), associera des chercheurs de diverses spécialités (archéologie, conservation des antiquités, histoire de la réception de l’archéologie et du tourisme en Grèce, etc.). L’objectif est une mise en valeur pluridisciplinaire d’un legs artistique et artisanal, qui couvre l’antiquité égyptienne, grecque, romaine et byzantine, mais aussi l’art populaire, l’histoire et « l’artisanat archéologique » des XIXe et XXe siècles. Un autre axe du projet sera l’association des autres institutions, musées, collections et archives disposant d’un « legs Gilliéron », afin d’établir une plateforme digitale et un réseau d’échange, de documentation et de recherche.

    Responsables du projet
    Christina Mitsopoulou Université de Thessalie
    Olga Polychronopoulou Département de Conservation des Antiquités et Œuvres d’Art, TEI d’Athènes


     
     
    Délos, la carrière de marbre au sud-est du Cynthe (cliché L. Fadin, EFA)
     
     

     
     
    L’île de Délos, qui a joué un rôle majeur dans l’histoire du monde antique, est devenue par la fouille systématique qui y est conduite depuis 1873, le plus vaste site archéologique de Grèce, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1990. Du IIIe millénaire av. J.-C. jusqu’au VIe s. apr. J.-C., des centaines d’édifices publics et privés y ont été érigés qui combinent des matériaux locaux et d’autres importés des îles environnantes ou de Grèce continentale. Le projet GAD a pour finalité d'étudier toutes les étapes de l’usage de la pierre dans les monuments de Délos, de son extraction en carrière à sa mise en œuvre. À partir de l’exemple délien, qui offre une documentation particulièrement riche, il vise aussi à analyser les rapports entre architecture et géologie dans le monde grec et, d’un point de vue historiographique, l’évolution des liens et des échanges entre la géologie et l’étude de l’architecture antique. Le cas délien a été retenu pour sa richesse documentaire : Délos est la seule cité grecque dont le territoire ait été entièrement abandonné et où une étude de tous les lieux d’extraction antiques soit possible. C’est aussi l’un des rares sites où ont été retrouvés des comptes de construction, gravés entre le milieu du Ve et le IIe s. av. J.-C. et où, aux époques archaïque, classique et hellénistique, plusieurs très grands édifices ont été érigés par des étrangers avec des pierres importées des plus grandes carrières grecques. Sa géologie a suscité l’intérêt de nombreux voyageurs et savants occidentaux depuis le XVe s., dont les membres de l’Expédition scientifique de Morée (en 1829) et L. Cayeux (en 1906 et 1908), qui ont fait des prélèvements de roches dans l’île. À partir de l’étude du cas délien, nous avons l’ambition de proposer un modèle de protocole d’analyse, de techniques d’identification pétrographique et de mise en valeur patrimoniale pour d’autres ensembles associant des carrières et des constructions antiques.

    Le projet, qui a reçu un avis favorable du Conseil supérieur de l’archéologie en Grèce et de l’éphorie des Cyclades, est porté par J.-Ch. Moretti, DR1 au CNRS (Institut de recherche sur l’architecture antique, USR 3155), directeur de la mission archéologique de Délos. Il implique des chercheurs et des ingénieurs relevant de cinq partenaires institutionnels : des archéologues et des architectes de l’IRAA ; des spécialistes de géologie, de pétrologie et d’archéométrie du Muséum national d’histoire naturelle (IMPMC-UMR759, responsable du projet : V Sautter, DR1) ; d’autres géologues, spécialistes de géodynamique de l’Institut des Sciences de la Terre de Paris (UMR 7193, Sorbonne Université, CNRS, responsable du projet : L. Jolivet, PR) ; des historiens des sciences et des techniques du Centre Alexandre-Koyré (CNRS, EPHE, MNHN, UMR 8560, responsable du projet : D. Juhé-Beaulaton, DR2) ; ainsi qu’un topographe et un informaticien de l’École française d’Athènes (responsable du projet : L. Fadin, topographe). Trois autres chercheurs grecs et français, dont les institutions ne sont pas partenaires, nous apporteront leur concours.




    Membres du projet

    Porteur du projet
    Jean-Charles Moretti, Institut de recherche sur l’architecture antique (USR 3155, CNRS, MOM Lyon 2, AMU, UPPA)

    Partenaires 
    Centre Alexandre-Koyré, UMR 8560, EHESS-CNRS-MNHN. Responsable scientifique : Dominique Juhe- Beaulaton
    EFA, Responsable scientifique : Lionel Fadin
    ISTep, UMR 7193, Sorbonne université-CNRS. Responsable scientifique : Laurent Jolivet
    Muséum national d’histoire naturelle, UMR7590, CNRS-IMPMC. Responsable scientifique : Violaine Sautter

    Autres participants
    Hélène Wurmser, IRAA-Lyon2
    Stéphanie Zugmeyer, IRAA-AMU
    Alain Badie, IRAA-CNRS
    Jean-Jacques Malmary, IRAA-CNRS
    Sylvain Pont, CNRS / MNHM (IMPMC)
    Carine Harivel, CNRS / MNHM (IMPMC)
    Charles Ragusat, CNRS / MNHM (IMPMC)
    Marie-Noëlle Bourget, Centre Alexandre-Koyré
    Christian Gorini, ISTep (Sorbonne université-CNRS)
    Louis Mulot
    , EFA
    Virigine Mathé, UPEC-CRHEC
    Pavlos Karvonis, Société archéologique d'Athènes
    Thémistoklis Vakoulis, Éphorie des Cyclades

    Newsletter de l'EFA

    LA CHRONIQUE DES FOUILLES

    Koumasa
    Koumasa.  D. Panagiotopoulos (ASA) reports on continued excavation in the settlement (Figs 1-2).  A triangular building was investigated in Trench 4 (Fig. 3), where a number of sherds from handleless conical cups were found, as well as two cylindrical vessels, a clay spindle whorl, tiles, plaster, animal bone and shell.  In one area of the space was found a tripod cooking pot which contained smaller vessels and...
    ....
    Consulter la Chronique des fouilles