Les recherches sur l’évolution paléogéographique de la plaine de Malia ont repris en 2015 avec de nouvelles investigations dans le marais bordant le site de la ville minoenne : 11 carottes de sédiment ont été prélevées (d’une profondeur de 4 à 8 m), sous la responsabilité de Laurent Lespez (UPEC-UMR 8591 CNRS) et de Maia Pomadère (Université Paris 1-ArScAn), avec la collaboration de Jean-François Berger (CNRS-UMR 5600, Lyon), et d’Arthur Glais (Université de Caen).
 
 
Plan du sondage
Malia, plan topographique des limites du Marais. Levé et dressé par L. Fadin ©EfA
 

Ces carottes font l’objet d’analyses multiparamètres, ainsi que de datations par la méthode du radiocarbone permettant de définir l’évolution du marais du Néolithique à nos jours.
D’ores et déjà, quelques observations préliminaires peuvent être formulées : les séquences palustres présentes dans les carottes confirment que le marais de Malia était dès le Néolithique moyen (6e millénaire) un bas-marais alimenté en eau douce. L’étude précise des faciès sédimentaires devrait donner des clés pour envisager l’impact des événements exceptionnels de type hydro-climatique (submersion de tempête) ou tectonique, comme le suggère un changement notable du rythme de sédimentation comme au milieu du 2ème millénaire avant notre ère.
Ces premiers résultats doivent être précisés et/ou confirmés par les résultats des analyses sédimentologiques, géochimiques et polliniques en cours.




M. Pomadère ©EfA