Chant Ecclésiastique

Le Chant Ecclésiastique en Crète vénitienne aux XVIe et XVIIe siècles [ChECret] : transferts culturels et façonnement des identités dans l’espace méditerranéen à l’époque moderne

 
 
 
La longue période pendant laquelle l’île de Crête était sous domination vénitienne, de 1211 environ jusqu’à 1669, fut déterminante pour la culture grecque. Conséquences de l’infléchissement de l’attitude vénitienne vers le milieu du 16ème siècle, l’assouplissement des controverses religieuses et la parité financière entre les Crétois et les Vénitiens conduisirent à améliorer leurs relations mutuelles. La pacification permise par ce nouvel équilibre réduisit la distance qui séparait l’ancrage religieux traditionnel de la population locale et le catholicisme des Vénitiens, au point de rendre possible l’échange d’éléments propres aux deux confessions en présence. Le fruit de cette longue cohabitation pacifique et du dialogue culturel qu’elle contribua à instaurer fut une expression cultuelle commune, identifiée plus tard comme Italo-Crétoise.

Selon les sources, la pratique de la musique ecclésiastique orthodoxe (généralement qualifiée de « byzantine ») en Crète jusqu’à la première moitié du XVe siècle continue à suivre strictement la tradition Byzantine. Néanmoins, pendant la deuxième moitié du même siècle des manifestations d’une influence occidentale commencent à apparaître comme les premières compositions Byzantines notées à deux voix, qui d’ailleurs témoignent d’une certaine méconnaissance des techniques de composition avancées de la polyphonie occidentale à la même époque. En revanche, les XVIe et XVIIe siècles connurent un grand développement de la musique ecclésiastique en Crète reflété par le contenu des manuscrits musicaux originaires de l’île. Pendant ces deux siècles, un très grand nombre de compositions ecclésiastiques ont été copiées dans ces manuscrits aujourd’hui dispersés dans plusieurs bibliothèques du monde. Dans ce corpus figurent d’œuvres qui se distinguent clairement du répertoire Byzantin traditionnel en raison de caractéristiques qui lui sont étrangères mais qui correspondent plutôt à la musique religieuse de l’église latine. Ces pièces fusionnent ainsi des éléments byzantins et occidentaux, à l’image de la rencontre entre ces deux cultures se jouant en Crête à partir de la Renaissance. L’objet principal de ce projet interdisciplinaire est l’étude du large corpus de compositions copiées en Crète à l’époque moderne en notation byzantine et en langue grecque afin de mieux comprendre l’influence de la musique de la Renaissance ‘continentale’ sur la musique Byzantine, et, par ailleurs, le processus d’appropriation des techniques de composition occidentales par les compositeurs actifs en Crète vénitienne durant les deux derniers siècles de l’occupation vénitienne. Un autre aspect du projet est l’étude du cadre historique et liturgique dans lequel ce répertoire musical a été produit et utilisé.


Partenaires
École française d'Athènes
Université d'Athènes
École Pratique des Hautes Etudes
PSL
Fonds National de la Recherche Scientifique


Responsables du projet
Flora Kritikou (Université d'Athènes)
Vassa Kontouma (Ecole Pratique des Hautes Etudes, PSL)

Équipe de recherche
Fanch Thoraval (FNRS-UCL)
Tassos Kolydas (Département d’Etudes Musicales-NKUA)
Vassilis Salteris (EPHE, PSL)
Agelos Mitsis (Département d’Etudes Musicales-NKUA)
 

Archaeology in Greece ONLINE

Loutropoli

Loutropoli. Maria Giannopoulou (ΚΣΤ ΕΠΚΑ) reports on the discovery of a section of wall, running EW at 0.20m below the road surface. Measuring 6.20m and 0.60m high, the wall appeared to extend beyond the boundaries of the trench, and was made from large conglomerate stones. The trench fill contained ceramics of the late Roman and Byzantine periods, glass fragments, bones, shells, charcoal, and a clay...

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A collaborative project with the BSA.