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  • MÉCÉNAT
  • Fondée en 1846,  premier institut étranger à s’établir en Grèce, l’École française d’Athènes est un centre de recherches de pointe dont la mission fondamentale est d’étudier la Grèce dans son contexte balkanique et méditerranéen, de la préhistoire à nos jours.

    À cette mission s’ajoute celle de former la relève universitaire, en facilitant pour de jeunes chercheurs l’accès au terrain et à la culture grecque et en favorisant leur insertion dans un milieu professionnel international de haut niveau.

    L’École française d’Athènes, c’est :

    • un laboratoire de recherche, 50 collaboratrices et collaborateurs engagés dans les différents services
    • une bibliothèque de plus de 92 000 ouvrages, dont 1 800 périodiques, ouverte en libre accès aux chercheurs, avec accès aux ressources électroniques les plus performantes.
    • des publications, dont un périodique scientifique de renom international, 16 collections, plus de 10 volumes publiés par an
    • un fonds d’archives écrites et iconographiques issues de ses missions sur les sites et dans les musées de Grèce et d’autres pays méditerranéens : 8 000 estampages, plus de 635 000 clichés, 52 500 plans et dessins, 240 mètres linéaires de documents manuscrits
    • une plateforme d’accueil : l’École reçoit plus de 300 chercheurs par an au siège athénien, notamment à la bibliothèque. Les 7 maisons de fouilles accueillent les membres des missions scientifiques pour leurs recherches sur le terrain ou dans les réserves des musées
    • un institut de formation au recrutement international : membres scientifiques français et étrangers, contrats doctoraux, chercheurs résidents accueillis au titre de la mobilité internationale, boursiers venus du monde entier
    • un centre de rencontres scientifiques : organisés tout au long de l’année académique, des colloques, des séminaires spécialisés et des conférences couvrent tout le domaine de la recherche sur l’hellénisme, de l’Antiquité à la période contemporaine. L’École s’appuie sur un partenariat avec les universités et les musées français ou étrangers et avec le CNRS
    • la responsabilité de chantiers de fouilles prestigieux : jusqu’à dix missions de fouilles chaque année en Grèce, en Albanie et à Chypre, en collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères français, avec les Services archéologiques grec, chypriote et albanais, ainsi qu’avec des universités grecques, françaises et européennes
    • le développement d’un pôle de recherche mettant en contact collègues et institutions françaises, grecques et autres pour étudier la Grèce, les Balkans et la Méditerranée orientale de l’époque ottomane aux mutations du XXIe siècle.
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    Placée sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’École française d’Athènes (EFA) a le statut d’établissement public, scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) régi par le décret statutaire commun aux cinq Écoles françaises à l’étranger n° 2011-164 en date du 10 février 2011, qui renforce l’autonomie et la gouvernance de chacune d’entre elles. Le conseil d’administration devra jouer le rôle prévu par les nouveaux statuts.
    L’établissement, développe en Grèce et à Chypre, où il dispose de missions permanentes, ainsi que dans les Balkans, des recherches dans toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, en particulier l’archéologie et l’histoire, de la Préhistoire à nos jours. L’objet de l’activité scientifique de l’École est traditionnellement l’étude de l’hellénisme et des espaces géographiques où il s’est diffusé, des origines à nos jours. L’EFA est un lieu d’échanges entre les chercheurs spécialistes de ces questions.
     

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    1. 1846 - 1867 / Direction A. DAVELUY
    2. 1867 - 1875 / Direction É. BURNOUF
    3. 1875 - 1878 / Direction A. DUMONT
    4. 1878 - 1890 / Direction P. FOUCART
    5. 1890 - 1903 / Direction Th. HOMOLLE
    6. 1903 - 1912 / Direction M. HOLLEAUX
    7. 1912 - 1913 / Deuxième direction Th. HOMOLLE
    8. 1913 - 1919 / Direction G. FOUGÈRES
    9. 1919 - 1925 / Direction Ch. PICARD
    10. 1925 - 1935 / Direction P. ROUSSEL
    11. 1936 - 1950 / Direction R. DEMANGEL
    12. 1950 - 1969 / Direction G. DAUX
    13. 1969 - 1981 / Direction P. AMANDRY
    14. 1981 - 1992 / Direction O. PICARD
    15. 1992 - 2001 / Direction R. ÉTIENNE
    16. 2002 - 2011 / Direction D. MULLIEZ
    17. 2011 - ...... / Direction A. FARNOUX
     

    1846 - 1867 / Direction A. DAVELUY


    Vie intérieure

    1847

    Arrivée à Athènes de la première promotion de sept membres, surnommés "les Argonautes".

    1850

    Décret de répersonnel qui établit le caractère scientifique de l'EFA; elle est placée sous la tutelle intellectuelle de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

    1859

    Décret instituant trois sections: Lettres, Sciences et Arts. La section des Arts accueille les pensionnaires de la Villa Médicis. Séjour obligatoire de trois mois en Italie pour les membres.

    Activités scientifiques

    1852-1853

    Premières fouilles de l'EFA: E. Beulé met au jour l'entrée byzantine de l'Acropole d'Athènes.

    1860-1862

    Premières prospections à Delphes: déblaiement d'une partie du mur polygonal.

    1861

    Exploration de la Macédoine, de la Thrace, de la Thessalie et de l'Épire, par L. Heuzey et H. Daumet. Cette expédition était commanditée par Napoléon III, qui s'intéressait aux batailles de César en Orient.
     


    1867 - 1875 / Direction É. BURNOUF

    Vie intérieure

    1869

    Inauguration de la section des Sciences, qui n'avait recruté personne depuis sa création en 1859, et qui disparaît en 1874. Elle ne compte qu'un physicien, H. Gorceix.

    1872-1874

    Construction, sur le Lycabette, des bâtiments de l'EFA, dont la première pierre est posée par J.Ferry.

    1873

    Création à Rome d'une succursale de l'EFA, dirigée par A. Dumont. Les membres athéniens y séjournent un an, et suivent une formation en archéologie. La succursale devient autonome en 1875, sous le nom d'École archéologique de Rome.

    1874

    Texte réglementaire sur le concours d'entrée à l'EFA, qui comporte des épreuves écrites et orales, dont une épreuve de grec moderne.

    Activités scientifiques

    1869-1871

    Campagnes de fouilles à Santorin d'H. Gorceix et H. Mamet, qui dégagent une partie d'un établissement préhistorique à Akrotiri, où les fouilleurs grecs mettront au jour, un siècle plus tard, une Pompéi minoenne.

    1873

    Début des fouilles à Délos.
     


    1875 - 1878 / Direction A. DUMONT

    Vie intérieure

    1876

    Fondation de l'Institut de Correspondance hellénique, associant Grecs et Français pour des échanges d'informations scientifiques sur l'hellénisme ancien et moderne.

    Activités scientifiques

    1875-1878

    Le "triennat" Dumont revêt une importance particulière dans l'histoire de l'École: une politique scientifique clairement définie, la création d'instruments de diffusion du savoir, et une ouverture sur tous les domaines de l'hellénisme ancien et moderne (préhistoire, époque byzantine, langues néo-helléniques).

    1876

    Création, en collaboration avec l'École de Rome, de la Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, qui a pour mission de publier les travaux des membres des deux Écoles.

    1877

    Parution du premier tome du Bulletin de Correspondance hellénique, zevue annuelle de l'EFA. Début de l'exploration du sanctuaire de Délos: cette première phase dure jusqu'en 1894.


    1878 - 1890 / Direction P. FOUCART
     

    Activités scientifiques

    P. Foucart réalise une grande partie du programme lancé par son prédécesseur: impulsion donnée aux voyages d'exploration en Grèce et en Asie Mineure, et exploitation de 18 chantiers de fouilles en Béotie, dans le Péloponnèse (Mantinée, Némée, Tégée) et en Asie Mineure. Épigraphiste éminent, il crée une tradition: la collecte et la publication d'inscriptions grecques, qui reste un des points forts de l'EFA.

    1879

    Fouilles à Samos, et acquisition de l'Héra de Samos pour le Musée du Louvre.

    1881-1882

    Fouille de la nécropole de Myrina en Asie Mineure, qui livre une abondante moisson de statuettes de terre cuite, données au Louvre.

    1884-1891

    Fouilles du sanctuaire oraculaire d'Apollon au Ptoion (Béotie).

    1878-1898

    Poursuite des travaux à Delphes et à Délos.
     

    Vie intérieure



    1898 (avril)

    Célébration du Cinquantenaire de l'École, qui a été retardée en raison de la guerre gréco-turque.
     

    1899

    Décret modifiant le recrutement des membres de l'EFA: instauration d'une année d'études spéciales, pour préparer les membres à leurs futurs travaux (ce stage remplace les épreuves écrites).
     

    1900

    Décret instituant la section étrangère, qui héberge les pensionnaires des nations amies n'entretenant pas de missions archéologiques en Grèce. Cette section est abritée dans "l'Annexe", construite en 1902-1903.

    1890 - 1903 / Direction Th. HOMOLLE


    Activités scientifiques

     

    1892-1903

    "Grande Fouille" de Delphes: dégagement du hiéron d'Apollon. En 1903 est inauguré le musée de Delphes.


    1899-1900

    Fouille de Latô, en Crète.
     

    1902-1913

    Début des fouilles d'Argos par C.W. Vollgraff, premier membre hollandais.


    1902-1909

    Fouille du sanctuaire de Poseidon et d'Amphitrite à Ténos par H. Demoulin et P. Graindor, membres belges.

     


    1903 - 1912 / Direction M. HOLLEAUX

    Vie intérieure

    1904-1907

    Organisation de l'École d'enseignement du français dite "École Giffard", du nom de celui qui fit une fondation pour le développement de la culture française. Jusqu'en 1945, l'enseignement du français en Grèce est placé sous le contrôle de l'EFA, qui organise aussi les sessions d'examens.

    1910

    Modification du recrutement de l'EFA: ouverture du concours aux agrégés ayant fait agréer un mémoire (pour le D.E.S.) portant sur une question d'archéologie ou d'épigraphie grecque (il remplace l'année de stage).

    Activités scientifiques

    1903-1906

    Reconstruction du Trésor des Athéniens à Delphes.

    1904-1914

    Exploration archéologique de Délos, grâce aux moyens financiers alloués par le duc de Loubat. Mise au jour notamment de la ville hellénistique.

    1911

    Début de la fouille de Thasos.

     


    1912 - 1913 / Deuxième direction Th. HOMOLLE

    Activités scientifiques

    1913

    Fouilles du sanctuaire d'Apollon à Claros (Asie Mineure).

     


    1913 - 1919 / Direction G. FOUGÈRES

    Vie intérieure

    1913

    Création du poste de secrétaire général, ancien membre de l'EFA, dont le premier titulaire est Ch. Picard.

    1914-1918

    Affectation des "Athèniens" sur le front oriental, soit comme combattants, soit comme interprètes. L'École abrite les bureaux des attachés militaires de l'Ambassade et le directeur de l'École joue un rôle important dans la propagande française en Grèce destinée à préparer la mobilisation de la Grèce dans le conflit, aux côtés de l'Entente: G. Fougères préside la Ligue franco-hellénique, qui comptera 4.000 membres en 1918, et entretient des rapports étroits avec E. Vénizélos.

    déc. 1916-juin 1918

    À la suite d'un affrontement, à Athènes, entre troupes françaises et troupes royalistes, l'EFA ferme ses portes; les bâtiments sont placés sous la tutelle du directeur de l'École américaine.

    Activités scientifiques

    1914

    Ouverture du chantier de Philippes, colonie romaine, juste avant la guerre (principale fouille romaine et byzantine de l'EFA en Grèce du Nord).

    1915-1916

    À l'occasion de travaux de retranchement aux Dardanelles, découverte de la nécropole d'Éléonte (Thrace ).

    1916

    Organisation d'un service de l'armée d'Orient comprenant des anciens Athéniens. Fouilles d'établissements préhistoriques de Macédoine, et collecte de documents byzantins.

     


    1919 - 1925 / Direction Ch. PICARD

    Vie intérieure

    1921

    Réforme du concours d'entrée à l'EFA: à la place du mémoire, le candidat peut présenter un certificat d'Antiquité classique, délivré par un certain nombre d'universités.

    Activités scientifiques

    Au lendemain de la guerre, malgré quelques tentatives isolées (fouilles de Notion en 1921, de Téos en 1924), l'EFA cesse toute activité en Asie Mineure, au moment de l'échec de la campagne grecque en Anatolie et de la liquidation de l'hellénisme en Turquie.

    1920

    Reprise de la fouille de Thasos.

    1920-1921

    Trois campagnes de fouilles sur le tell néolithique de Dikili Tash.

    1921-1922

    Début de l'exploration du site minoen de Malia.

     


    1925 - 1935 / Direction P. ROUSSEL

    Vie intérieure

    1928

    L'École française est désignée comme "École française d'archéologie, à Athènes" dans le décret organisant sa gestion financière.

    1930

    Création du poste de comptable et d'un poste d'architecture.

    Activités scientifiques

    Il n'y eut pas de grandes fouilles nouvelles sous la direction de P. Roussel, mais un travail continu sur les chantiers traditionnels (surtout à Malia, Philippes et Thasos, mais aussi à Delphes et à Délos), et une intense activité de publication.

    1932-1936

    Fouilles sur le site historique de Dréros (Crète).

    1934

    Reprise à grande échelle des fouilles de Delphes, et travaux à Krissa, ancien port de Delphes, qui dureront jusqu'en 1938.

     


    1936 - 1950 / Direction R. DEMANGEL

    Vie intérieure

    1947 (septembre)

    Centenaire de l'École française.

    Activités scientifiques

    1936

    Anastylose du lion d'Amphipolis, avec la collaboration de l'École américaine.

    1937-1938

    Fouilles à Olonte (Crète).

    1938-1941

    Anastylose de trois colonnes de la tholos de Delphes, et du temple d'Apollon.

    1939

    Découverte, sous la voie sacrée de Delphes, de la favissa, qui contenait des offrandes précieuses mises au rebut.

    1941

    Début de l'exploration de Gortys d'Arcadie. De façon générale, la Seconde guerre mondiale et la guerre civile en Grèce ont limité les activités de l'École, qui reprend pourtant des fouilles à Malia en 1946, à Thasos et à Délos en 1948.


     


    1950 - 1969 / Direction G. DAUX

     

    Vie intérieure

    1962

    Création d'un poste de bibliothécaire attitré, et, en 1966, d'un poste de sous-bibliothécaire.

    1962-1964

    Construction d'un nouveau bâtiment, pour abriter les services techniques qui commencent à se développer avec un personnel recruté localement (photothèque, planothèque, bureau de dessin).

    Activités scientifiques

    Un certain nombre d'entreprises nouvelles sont lancées sur les chantiers traditionnels (Délos, Malia, Thasos), et l'École remet en activité des sites où elle avait déjà fouillé, comme Argos, Dikili Tash, Latô.

    1952

    Reprise des fouilles sur l'agora d'Argos.

    1961

    Fouilles franco-grecques du tell néolithique de Dikili Tash. Fouilles des quartiers d'habitation Nord de Délos.

    1962

    Fouilles d'urgence de Médéon de Phocide, sur le site de la future usine d'aluminium de Péchiney-Aluminium de Grèce.

    1966

    Début des fouilles du quartier protopalatial de Malia (quartier Mu).

    1967

    Reprise des travaux sur le site historique de Latô (Crète).

    1968

    L'EFA apporte son soutien à la fouille-pilote de la grotte néolithique de Kitsos (Laurion).

     


    1969 - 1981 / Direction P. AMANDRY

    Vie intérieure

    1972

    Trois postes de fonctionnaires métropolitains sont créés pour un architecte, un collaborateur technique et un photographe.

    Activités scientifiques

    Les chantiers traditionnels (Argos, Dikili Tash, Thasos, Malia) continuent à être actifs, tandis que de nouvelles entreprises, limitées dans le temps, sont lancées (Antre corycien, tombes de Rhénée, Ténos). L'École s'installe à Chypre (Amathonte), à la demande des autorités locales, après l'invasion turque de 1974.

    1970

    Fouilles de l'Antre corycien, une grotte au-dessus de Delphes occupée depuis le Néolithique, et vouée à l'époque historique au culte de Pan et des Nymphes.

    1971

    Fouille de la porte du Silène à Thasos (muraille et quartier d'habitation).

    1973

    Reprise des fouilles du sanctuaire de Poseidon et d'Amphitrite à Ténos.

    1975

    Fouilles des tombes hellénistiques de Rhénée, sur la terrasse d'Anô Generale. Début des fouilles d'Amathonte à Chypre, co-financées par le Ministère des Affaires étrangères.

    1977

    Reprise de l'étude du forum de Philippes.

     


    1981 - 1992 / Direction O. PICARD

    Vie intérieure

    1985

    Nouveaux statuts de l'EFA, "établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel… Elle a pour mission fondamentale la recherche et la formation à la recherche dans toutes les disciplines se rapportant à la Grèce antique et byzantine. Elle a également vocation à s'ouvrir aux divers aspects de la civilisation du monde hellénique ancien, médiéval, moderne et contemporain". L'EFA est alors dotée d'un conseil scientifique et d'un conseil d'administration. Elle reçoit des membres et, fait nouveau, des boursiers.

    1989

    Recrutement d'un Adjoint aux publications (le poste était prévu dans les statuts de 1985).

    1990

    Création d'un neuvième poste de membre, susceptible d'être donné à un spécialiste de la Grèce moderne et contemporaine (le premier membre moderniste est recruté en juillet 1990).

    1992

    Célébration du Centenaire des fouilles de Delphes et exposition itinérante sur "Delphes aux sources d'Apollon". Grâce à une conjoncture financière favorable, développement des services scientifiques, techniques et administratifs de l'EFA. La gestion de ces services est informatisée.

    Activités scientifiques

    Si la liste des chantiers sur lesquels l'EFA travaille reste inchangée (fouilles à Amathonte, Argos, Délos, Delphes, Dikili Tash, Malia, Thasos), des entreprises originales sont menées, en rapport avec le développement d'une archéologie moderne (prospections, fouilles sous-marines). Création de bases de données informatisées (anses d'amphore, monnaies, mosaïques). Après 1989, l'École s'ouvre sur les Balkans et les pays de l'Est (conventions avec l'Albanie, la Bulgarie, la Russie et l'Ukraine).

    1983

    Organisation du premier colloque de l'EFA.

    1984

    Fouilles franco-grecques du port de Thasos.

    1985

    Prospection franco-grecque de l'île de Thasos, pour l'établissement d'une carte archéologique.

    1986

    Fouille d'une ferme à Délos, prospection du territoire, recherches sur le port et le littoral.

    1988

    Fouilles du quartier mycénien de Malia.

    1989

    Début de l'exploration systématique du territoire de Malia.

     


    1992 - 2001 / Direction R. ÉTIENNE

    Vie intérieure

    1995

    Texte fixant les nouvelles conditions du concours d'entrée à l'EFA, à la suite du rapport de la commission ministérielle présidée par J. Marcadé. Ce texte entérine des épreuves spécifiques pour les préhistoriens, les byzantinistes et les spécialistes de la Grèce contemporaine. Recrutement d'un informaticien sur le poste de collaborateur technique. Création d'un poste de professeur associé, chargé des études néo-helléniques.

    Activités scientifiques

    Deux chantiers de fouilles font l'objet de programmes importants: Délos (sondages systématiques dans le sanctuaire d'Apollon) et Thasos (recherches sur la Thasos romaine). Poursuite de la politique d'ouverture vers les pays balkaniques (Albanie) et la Russie.

    1993

    Exposition sur "Argos et les Français, deux siècles d'amitié", en collaboration avec la mairie d'Argos.

    Exploration du site du Bronze Moyen de Sovjan (Albanie), en co-financement avec le Ministère des Affaires étrangères.

    1994

    Reprise du chantier d'Itanos en Crète (fouilles et prospection du territoire), en collaboration avec une équipe de l'Université de Réthymnon et de Paris I.

    1996 (septembre)

    Cent cinquantenaire de l'École française d'Athènes.

     


    2002 - 2011 / Direction D. MULLIEZ

    Activités scientifiques

    Recherche

    • Élaboration des contrats quadriennaux 2004-2007 et 2008-2011.
    • Antiquité
      • nouveaux programmes à Délos (Aphrodision, 2004; maison de Fourni 2008; Pythion, 2009), Thasos (DOM 5, 2004), Amathonte (magasins du palais, phase 2, 2004), Malia (quartier Delta, 2005), Kirrha (2007), Dikili Tash (2008) et Dréros (2008).
      • mise en chantier des corpus épigraphiques de Philippes et de Thasos.
    • Périodes moderne et contemporaine
      • extension à l'ensemble des Balkans des programmes de recherche consacrés aux périodes moderne et contemporaine (2004).

    Formation à la recherche

    • Mise en place des contrats doctoraux « fléchés » (2007) et de contrats post-doctoraux (2008).

    Outils de la recherche

    • Pôle de l'écrit
      • intégration du catalogue de la bibliothèque dans le SUDOC (2004) ;
      • désignation de l’EfA comme CADIST « Antiquité », en association avec la bibliothèque de la Sorbonne (2008) ;
      • traitement des archives manuscrites et intégration au réseau CALAMES (2011) ;
      • intégration aux réseaux AREA (2004), CARTOMED (2006) et CALAMES (2011).
    • Pôle de l'image
      • mise en chantier de la base « Archimage ».
    • Publications
      • ouverture du portail CEFAEL (2003 – Programme dû à l’initiative de R. Étienne) ;
      • transfert du BCH sur le portail Persée (2007) ;
      • création de la collection Recherches Archéologiques franco-albanaises en partenariat avec l'École française de Rome (2007) ;
      • chronique des fouilles en ligne en partenariat avec la British School at Athens (2009) ;
      • création de la collection Mondes Méditerranéen et Balkanique pour succéder à la collection Champs helléniques modernes et contemporains (2010).

    Vie intérieure

    Immobilier

    • Siège
      travaux réalisés à partir d’une étude de programmation immobilière effectuée en 2003
      • maison des hôtes et travaux associés (2003-2004) : rénovation de la maison des hôtes ; aménagement du 1er étage du bâtiment Tsolakis ; création d'un local informatique et d'une salle pour les serveurs; création d'un nouvel atelier de restauration.
      • bibliothèque et travaux associés (2002-2010) : réfection du sol de la salle A (2002) ; rénovation complète de la salle B (2005-2006) ; réaménagement de l'accueil et des circulations par la mise en communication des salles C et D ; création d'une salle pour la documentation électronique, d'un bureau dédié la chronique des fouilles, d'une réserve pour la bibliothèque, d'un lieu de stockage pour les ouvrages neufs et de salles pour la conservation et la consultation des estampages ; agrandissement des bureaux dévolus aux bibliothécaires ; aménagement d'un second studio.
      • divers : rénovation du « Super-Luxe » et réhabilitation de l'aile de la direction, affectée par le séisme de 1999 (2003) ; aménagement du parking avec accès PMR (2011).
    • Sites
      • rénovation des maisons de Thasos et Délos (le clos et le couvert) ;
      • création d'une nouvelle réserve avec espace de travail à Dikili Tash.

    Gestion et administration

    • Équipe de direction
      • création du poste de secrétaire général (2002) ;
      • création d'un poste de responsable des études à plein temps pour les recherches sur la Grèce et les Balkans aux périodes moderne et contemporaine, en remplacement du poste de professeur associé à mi-temps (2004).
    • Mise en œuvre d’une politique Hygiène et sécurité (2007) et mise en place du Comité Technique (2010).
    • Élaboration avec les services du ministère et les directeurs des autres Écoles françaises à l’étranger du décret du 11 février 2011 régissant les cinq établissements. En application de ce décret, rédaction du titre I du règlement intérieur propre à l'EfA (2011), avec redéfinition des épreuves du concours de recrutement des membres.
    • Divers
      • mise en place de cours de grec moderne à destination des francophones nouvellement recrutés.

    2011 - ...... / Direction A. FARNOUX

     

     

     

    Les circonstances d'une naissance

    Une phrase d'un des directeurs de l'EFA, Théophile Homolle, résume parfaitement les conditions d'une naissance : nous devons l'existence de l'École « à deux révolutions, l'une politique, l'autre littéraire ; la révolution grecque et la révolution romantique. L'Itinéraire de Paris à Jérusalem, les Orientales, en exaltant les beautés de la Grèce antique, les misères, l'héroïsme de la Grèce moderne, imposèrent à tous les esprits, à tous les cœurs la patrie de Périclès et de Canaris ».

    De fait, la France avait activement participé à l’avènement de l’État grec. Puissance protectrice, elle avait dépêché le corps expéditionnaire du général Maison, qui mit fin aux combats dans le Péloponnèse. À cette action militaire était liée une grande expédition scientifique, l'Expédition de Morée (1829-1831), conçue sur le modèle de celle qui avait été envoyée en Égypte et patronnée par trois Académies. L'action conjointe des militaires et des savants symbolise assez bien le double intérêt géopolitique et scientifique pour la Grèce.

    Ces deux motivations expliquent l'ordonnance de fondation de septembre 1846. Elle est née de la volonté des « politiques » : l'ambassadeur de France en Grèce, Piscatory, et le ministre grec Colettis, qui avaient tissé des liens pendant la guerre d'Indépendance, voulaient conforter les intérêts du « parti » français contre l'influence des Anglais, au point que, pour l'historien de l'EFA, dire que « l'École française est une création de l'Angleterre » ne relève pas tout à fait du paradoxe. Le « complot » athénien reçut l'appui en France du ministre de l'Instruction Publique, de Salvandy, gagné au philhellénisme, et jouit du soutien des milieux intellectuels : Sainte-Beuve, dès 1841, formula l'idée d'un établissement français en Grèce et, en 1845, l'Académie des Beaux-Arts autorisa des pensionnaires de la Villa Médicis à Rome à gagner Athènes pour y étudier les antiquités.
     

    Les missions de l'École française d'Athènes

    Quelle forme donner au nouvel établissement et quels buts lui assigner ? L'ordonnance de fondation est assez vague et ne tranche pas entre les missions : « il est institué une École française de perfectionnement pour l'étude de la langue, de l'histoire et des antiquités grecques à Athènes. Cette École se compose d'élèves de l'École normale supérieure, reçus agrégés des classes d'humanités, d'histoire ou de philosophie. Elle est placée sous la direction d'un professeur de Faculté ou d'un membre de l'Institut … ». Les membres étaient nommés pour deux ans, une troisième année leur étant octroyée par décision spéciale. Ils pouvaient ouvrir, avec l'autorisation du roi de Grèce, des cours publics gratuits de langue française et de littératures française et latine. Ils conféraient le baccalauréat ès lettres aux élèves des écoles françaises et latines de l'Orient. Deux initiatives originales n'aboutiront que plus tard : une section des Beaux-Arts, prévue par un décret de 1847, ne reçut sa consécration qu'en 1859, et l'admission de membres belges, envisagée sérieusement par des discussions entre gouvernements, ne devint effective qu'en 1900 avec la création de la section étrangère.

    Que fit à Athènes la première génération de jeunes Français ? « On monte à cheval ; on arrose ; on bêche un hectare de jardin par jour, et l'on a des moustaches d'un décimètre. On se montre ; on fait des visites ; on danse aux bals. On y est présenté à Coletti et l'on est fier de s'entretenir cinq minutes avec le vrai roi de la Grèce ». Fidèles à la tradition humaniste et romantique, les membres parcouraient Athènes les auteurs anciens à la main, voyageaient en poètes et s'extasiaient en retrouvant l'Antiquité dans la Grèce de l'époque. Cette première phalange d'Athéniens remplit, pendant deux ans, des fonctions d'enseignement, puis les abandonna. De science, il était bien peu question.

    Quatre ans après l'ordonnance de fondation, la réforme de 1850 plaça l'EFA sous la tutelle de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et affirma la vocation scientifique de l'EFA : les membres durent rédiger des mémoires de recherche, envoyés à l'Académie qui contrôlait et suscitait des travaux, sur le modèle de ce qui se faisait pour les artistes à la Villa Médicis à Rome. C'est le système de contrôle qui est encore en vigueur aujourd'hui. Mais il fallut du temps pour que la nouvelle vocation s'imposât, les deux premiers directeurs n’étant pas favorables aux recherches érudites. C'est seulement dans les années 1870 que l'École entra définitivement dans l'ère scientifique.


    Le bilan des trente premières années

    Est-ce à dire que le bilan des trente premières années est entièrement négatif ? Loin de là. De fortes personnalités sont passées par l'École, mais leur carrière s'est développée, dans une large mesure, en dehors d'elle.

    On citera pour mémoire le plus célèbre des « Athéniens », Edmond About, dont l'œuvre littéraire et satirique, La Grèce contemporaine en 1855 et Le roi des montagnes en 1856, servit à alimenter un courant peu favorable au jeune État grec. Mais il y eut aussi de vrais savants, comme Numa Pompilius Fustel de Coulanges, dont La cité antique (1864), rééditée jusqu'à nos jours, est un des livres fondateurs de la science historique française. Paul Vidal de La Blache, qui créa l'École française de géographie, est aussi passé par Athènes.

    Et l'archéologie de terrain ? Les voyages, au mieux les explorations, furent plus développés que les fouilles, dans la tradition de l'Expédition de Morée. Les Français ont pourtant fouillé : la première entreprise, qui fit beaucoup de bruit en Grèce et en France, fut menée par Ernest Beulé au pied de l'Acropole. Il crut découvrir l'entrée classique de l'Acropole, qui se révéla être, en fait, une porte byzantine ; il tira de ses recherches une synthèse sur l'Acropole. On doit aussi mentionner la première campagne de Paul Foucart à Delphes, qu'il accomplit de sa propre initiative et à ses frais (!) : il mit au jour une nouvelle partie du grand mur polygonal, qui sert mur de soutènement à la terrasse du temple.

    La mission en Macédoine de Léon Heuzey et Honoré Daumet fut commanditée en 1861 par Napoléon III, qui s'intéressait aux champs de bataille de César en Orient : menée en marge de l'École, mais par deux « Athéniens », elle révéla les antiquités d'une région peu explorée. Le Louvre, c'était encore dans l'air du temps, s'enrichit alors d'un certain nombre de trouvailles.
     

    La section des Beaux-Arts et la section scientifique

    La célébrité de cette section doit beaucoup à la qualité des dessins d'Honoré Daumet, membre de la section des Beaux-Arts de l'École. En effet, un décret de 1859 avait prévu une section scientifique et une section des Beaux-Arts. Si l'activité de la première fut réduite — elle se limite aux travaux du physicien Henri Gorceix à Santorin (1870) —, de nombreux architectes, venant de l'Académie de France à Rome, bénéficièrent des postes qui leur furent offerts dans la seconde.

    La suppression de ces sections dans la réforme de 1874 ne représenta pas un progrès : lors du développement des grandes fouilles dans les décennies suivantes, le recrutement d'architectes allait être aléatoire. Rétrospectivement, on peut regretter aussi l'abandon d'une section scientifique : la collaboration avec les scientifiques (géologues, physiciens, naturalistes) est devenue une des nouvelles dimensions de l'archéologie contemporaine.


    Création d'un institut de recherche

    Si l'on a pu écrire que c'est à l'Angleterre que l'on doit la création de l'École française, on peut ajouter que c'est à l'Allemagne que l'on doit sa seconde naissance. La défaite de 1870 fut un choc pour toute l'intelligentsia française : « le relèvement des études scientifiques devint une préoccupation nationale » qui eut des conséquences directes sur la vie de l'EfA. La science allemande était non seulement en avance dans tous les domaines de l'érudition archéologique (corpus d'inscriptions, de vases, identification des œuvres de sculpture), mais elle se plaçait désormais en concurrente sur le sol grec : l'Institut allemand d'Athènes, section de l'Institut archéologique de Berlin, fut créé en 1873, la fouille d'Olympie ouvrit en 1875 et le premier tome d'une revue scientifique allemande consacrée à la Grèce parut dès 1876. La France avait non seulement perdu son monopole — l'EfA n'étant plus le seul établissement étranger en Grèce — mais elle se trouvait dans un état d'infériorité sur le plan scientifique : pas de politique de fouilles systématiques, un bulletin médiocre et irrégulier pour diffuser l'information, des hésitations sur les missions de l'EfA. Pour résister, il fallait d'abord améliorer la culture des élites.

    La réforme de 1874 eut le mérite de la clarté : il ne subsistait plus qu'une seule section, celle des Lettres. L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres était confortée dans son pouvoir de tutelle, recevant les mémoires des membres et proposant deux noms au Ministère pour la désignation du Directeur. Les membres étaient au nombre de six, restaient trois ans et étaient recrutés à raison de deux par an. À quelques modifications près (nombre des membres et durée du séjour), c'est le système qui a fonctionné jusqu’à la publication de nouveaux statuts en 1985. En revanche, l'ambitieux programme du concours d'entrée, qui comportait des épreuves écrites et orales — dont une épreuve d'épigraphie latine et de langue grecque moderne — fut rapidement abandonné.

    La création la plus originale fut l'institution d'une succursale romaine, décidée en 1873 : les membres devaient y séjourner un an, pour se former à leurs futurs travaux en Grèce ; mais ce stage de formation ne fut appliqué qu'à deux promotions et fut abandonné dès que l'École de Rome acquit son autonomie, en 1875. Il n'en resta que le traditionnel voyage en Italie, comme prélude des travaux athéniens, dont la coutume se perpétua, avec des interruptions, jusque dans les années 1980.

    Si la réforme fut préparée par le deuxième directeur, Émile Burnouf, le renouveau s'incarne dans la personne d'Albert Dumont, sous-directeur à trente-deux ans de la succursale romaine et troisième directeur de l'EFA en 1875. Dumont inventa non seulement les structures d'un centre de recherche, mais il appliqua en trois ans un programme scientifique à larges vues.

    Il créa un Institut de Correspondance hellénique pour concentrer l'information et établir des liens avec le milieu grec. Les communications et informations, présentées en grec et en français au cours des séances de cet Institut, furent publiées dans une revue annuelle, le Bulletin de Correspondance Hellénique, dont le premier tome parut en 1877. Une collection, la Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, fut lancée, en collaboration avec la jeune École de Rome, pour publier les travaux des membres.

    Ces travaux, A. Dumont les conçut avec une belle ampleur de vue. Savant lui-même aux centres d'intérêt très diversifiés et pionnier en de nombreux domaines (de la préhistoire aux anses d'amphores timbrées, de la chronologie des archontes athéniens aux terres cuites), il dirigea les Athéniens vers tous les champs de l'hellénisme : il poussa les uns vers le mont Athos, les autres vers Constantinople où ils étudièrent la topographie byzantine ; il conçut une vaste enquête sur les dialectes grecs modernes, dont une première étude, sur Chypre, fut publiée en 1879. Aux antiquisants classiques, il imposa de rédiger des corpus, domaine dans lequel les Allemands étaient passés maîtres. Enfin, sous sa direction, la fouille de Délos reçut une impulsion décisive et les explorations en Asie Mineure furent reprises.

    Lorsqu'il repartit en France au bout de trois ans, pour occuper un poste de recteur, puis celui de Directeur des Enseignements supérieurs, A. Dumont avait réellement transformé l'École en un institut de recherche. Il laissait derrière lui une œuvre pleine de promesses, qu'il appartenait à ses successeurs de réaliser. Certes, ils le firent, mais en abandonnant, dans une certaine mesure, l'ambitieux programme de Dumont, pour concentrer l'activité de l'École sur les études classiques.
     

    L'époque des grandes fouilles

    Il faut dire qu'avait sonné le temps des grandes fouilles, exigeantes en hommes et en moyens. Sous la pression de la concurrence, car les missions étrangères se multiplièrent en Grèce, s'établit une répartition des grands chantiers. La compétition fut parfois vive. Elle reflétait les oppositions entre nations à la recherche d'un prestige culturel qui servait leurs intérêts politiques : la médaille frappée pour la célébration du Cinquantenaire de l'EFA en 1898 ne portait-elle pas gravée au droit l’inscription « Pour la science, pour la patrie » ? Toutes les nations travaillant en Grèce auraient pu se prévaloir d'une pareille devise.

    C'est sur ces chantiers, héritage des grandes fouilles de la fin du XIXe et du début du XXe s., que travaille encore aujourd'hui l'EFA, en ayant renouvelé ses méthodes et ses centres d'intérêt. Contentons-nous d'en dresser une liste :

    • Délos : des fouilles furent entreprises dès 1873 et se développèrent en plusieurs périodes. Les travaux furent particulièrement intensifs entre 1904 et 1914 grâce aux subsides mis à la disposition de l'École par le duc de Loubat.
    • Delphes : la « Grande Fouille » dura de 1892 à 1903. Le gouvernement français avait voté un subside exceptionnel pour le déménagement et la reconstruction du village de Kastri, qui occupait le site antique.
    • Argos : 1902-1913, fouilles en plusieurs points de la ville d'Argos par un membre hollandais de l'EFA et avec des ressources fournies par son gouvernement.
    • Thasos : début des fouilles en 1911.
    • Philippes : ouverture du chantier en 1914.
    • Malia : 1922, fouilles du palais minoen, en collaboration avec les Grecs.

    Ces choix suivaient une double logique, politique et scientifique. D'un côté, la France manifestait sa présence dans des régions de l'hellénisme récemment acquises par la Grèce (Philippes, Thasos) ; d'autre part, elle suivait le développement de l'archéologie préhellénique en Crète (Malia). Au total, cette politique fut particulièrement judicieuse, puisque, de la préhistoire (Malia) à l'époque byzantine (Philippes), les grands chantiers de l'EFA couvraient à peu près tous les domaines de l'Antiquité. Les sanctuaires de Délos et Delphes ont joué un rôle de premier plan dans l'histoire de la Grèce. Trois sites urbains, Délos, Argos et Thasos, offraient un champ inépuisable aux études d'urbanisme. Thasos permettait d'étudier une colonie parienne en milieu thrace et Philippes une colonie romaine en Orient. Tous les problèmes essentiels de l'hellénisme pouvaient être posés. Les Français auraient eu tort de se plaindre du partage : s'ils avaient perdu Cnossos, de haute lutte, au profit des Anglais, ils disposaient avec Malia, comme l’ont montré les fouilles des années 60, d'une autre Cnossos, plus ancienne encore.

    Les révélations de ces grandes fouilles furent, à tous les points de vue, capitales et il serait vain d'en dresser un bilan : des milliers d'inscriptions, des centaines d'œuvres d'art, des dizaines de bâtiments originaux. Notons seulement que les trouvailles de Delphes bouleversèrent nos connaissances de l'art grec et que le profit que l'on en tira dépassa largement le cercle des milieux scientifiques : Matisse, pour ne citer que lui, médita sur la statuaire archaïque, sur ces grands jeunes hommes nus aux formes simplifiées, les kouroi, qui furent découverts dans la grande fouille. L'art grec servit, encore une fois, à renouveler les canons de l'art contemporain. Cette frénésie de travaux n'alla pas sans problèmes : on fouillait trop et trop vite et les publications scientifiques furent plutôt lentes à venir. Seule peut-être Délos, dont l'équipe, bien organisée par M. Holleaux, réalisa un travail efficace de publications, échappe à ce reproche, qui pourrait d'ailleurs être étendu à presque toutes les entreprises de la période. Assumons le passé, car il demeure glorieux : le prestige qu'en retirèrent l'École et la Grèce fut à la hauteur des investissements.

    Si l'œuvre de l'École française s'identifie largement dans le dernier tiers du siècle et jusqu'aux années 1920 avec l'ouverture de grands chantiers, les entreprises « annexes » ne furent pas négligées: entre 1878 et 1890, on ne compte pas moins de dix-huit chantiers de fouilles différents en Grèce et en Asie Mineure. Fouilles et expéditions se multiplièrent en Anatolie à la recherche de l'hellénisme hors de Grèce, jusqu'à la « catastrophe » de 1922.
     

    L'ouverture internationale

    C'est aussi dans le contexte de la rivalité entre nations qu'il faut replacer la création de la section étrangère de l'École d'Athènes en 1900 et celle de l'École primaire d'enseignement français, dite "École Giffard", du nom du généreux donateur qui en finança l'installation en 1903. Ces deux créations rejoignaient des préoccupations qui avaient été exprimées dès la création de l'École et qui revenaient à l'ordre du jour. La section étrangère, prévue pour des Belges dès 1846, était destinée à recevoir les pensionnaires des nations amies qui n'avaient pas de missions permanentes en Grèce : ces pensionnaires étaient rémunérés par leurs pays d'origine et avaient mêmes droits et mêmes devoirs que les membres français. Dès les premières années, l'École reçut un Hollandais et des Belges — qui s'illustrèrent à Argos, pour le premier, et à Ténos, pour les seconds, dans des fouilles financées par leurs gouvernements —, des Danois et des Suisses. Après la Première Guerre mondiale, le recrutement s'élargit au point que l'EFA ressemblait à une véritable « Société des Nations » : vinrent s'ajouter des Polonais, un Russe, des Suédois et un Tchèque (des négociations furent entreprises avec l'Albanie, la Roumanie et la Yougoslavie). C'est en tant que membres étrangers que les premières femmes, des Hollandaises, firent leur apparition à l'EfA en 1927. Ces membres étrangers participèrent activement aux travaux de l'École (deux Danois architectes furent attachés aux fouilles de Délos avant 1914) ou poursuivirent leurs propres recherches. La section étrangère a contribué au prestige international de l'EFA et a joué un rôle très actif dans la vie scientifique de l'institution.

    Si la section étrangère est toujours vivante et irremplaçable, la « fondation Giffard » est devenue indépendante : l'EFA tournait ainsi une page de son histoire. La création d'une École primaire d'enseignement français, installée sur un terrain mitoyen de l'École, fut décidée en 1903. Il s'agissait de diffuser la langue française dans la société grecque, sous le contrôle de l'École d'Athènes ; le directeur organisait les sessions d'examen en Grèce même, mais aussi à Constantinople et à Smyrne. Cette base de la propagande française en Grèce acquit une certaine indépendance administrative en 1925, sous le nom d'Institut supérieur d'études françaises, mais un directeur autonome ne fut nommé qu'en 1938. En tout cas, avant la Première Guerre mondiale, appuyée sur ses deux nouveaux piliers et rayonnante par la multiplicité de ses travaux, l'EFA représentait une puissance en Grèce et hors de Grèce. Cette puissance faisait des jaloux : les critiques ne furent pas épargnées, sur le plan scientifique comme sur le plan politique. Citons, parce qu'elle a valeur générale, la campagne de presse de Chronos, organe de la ligue militaire, contre les Écoles étrangères en 1909 : le journal accusa le responsable grec de l'archéologie, P. Kavvadias, d'avoir étouffé toute activité archéologique grecque et d'avoir accordé aux étrangers les meilleures fouilles. Les Instituts étrangers, unis devant ces attaques, protestèrent par voie de presse.
     

    L'École en guerre

    La Première guerre mondiale interrompit les travaux proprement archéologiques de l'École : les « Athéniens » servirent en France ou sur le front d'Orient, comme soldats et comme interprètes, et payèrent un lourd tribut à l'effort de guerre. Ils fouillèrent aussi en Thrace et en Macédoine et participèrent au service archéologique de l'armée d'Orient, dont Gustave Fougères, le directeur, avait obtenu la création. À Athènes, ce dernier organisa tambour battant la propagande au profit de la France et de ses alliés. L'École dut fermer ses portes en décembre 1916 à la suite des attaques de l'armée royaliste contre les troupes françaises, favorables au gouvernement de Vénizélos : les Français furent évacués et l'École fut confiée au directeur de l'École américaine. À son retour, à la tête de la Ligue franco-hellénique, qui comptait 4.000 membres en 1918, le directeur organisa des conférences pour favoriser la mobilisation hellénique aux côtés des Alliés. Faisant le bilan des années de guerre, ce savant, transformé en poilu du front d'Orient, pouvait écrire que « la guerre de 1871 avait momentanément plongé l'École dans l'inertie de l'isolement. Celle de 1914-1919, en l'associant à ses péripéties, lui infusa de nouvelles énergies ».


    Les conditions de la stabilité

    La reprise, sous l'impulsion du nouveau directeur Charles Picard (1919-1925), fut effectivement brillante : on a déjà évoqué la multiplication des liens avec les nations étrangères qui envoyèrent des pensionnaires à l'École française et la fouille de Malia en 1922 ; il faudrait leur ajouter les tentatives pour reprendre pied en Asie Mineure. Mais plusieurs circonstances allaient, en fait, quelque peu brider cet élan : la fermeture des sites en Turquie après les événements de 1922, la règle des trois chantiers imposée par le gouvernement grec en 1924 et les difficultés financières. Si l'on ajoute à cela le début d'indépendance de la « fondation Giffard » et le décret de 1928, qui désigne officiellement l'établissement de la rue Didotou comme "École française d'Archéologie d'Athènes", on constate qu'un tournant est pris : l'École passe de la période des recherches foisonnantes, servant une certaine idée de la présence française en Grèce, à celle de la gestion méthodique des grands chantiers, au service de la science archéologique.

    La règle des trois chantiers va orienter toute la politique scientifique de l'EFA. Débordé par des problèmes de contrôle des fouilles, de conservation des monuments et des objets, le gouvernement grec décida que les missions étrangères ne pourraient demander l'ouverture de plus de trois chantiers par an. Par ailleurs, un site abandonné depuis plus de quinze ans ne pouvait plus être revendiqué. Aucune nouvelle fouille n'était autorisée, sauf pour ceux qui ne travaillaient que sur deux sites. Le directeur eut beau protester, la règle fut respectée avec, semble-t-il, une certaine souplesse.

    Par ailleurs, l'École, dès 1923, rencontrait d'assez graves problèmes financiers : le directeur remarquait amèrement dans son rapport à l'Académie que les Écoles étrangères, même l'École allemande, grâce à une fondation privée, disposaient de plus de moyens que l'EFA. Avec des variations dont on retrouve l'écho dans les rapports annuels à l'Académie, les crises financières de l'entre-deux-guerres n'épargnèrent pas l'École : ainsi, les dévaluations du franc la privèrent, en 1936, de la moitié de ses moyens. Doit-on mettre aussi au compte de la crise mondiale la diminution du nombre des membres étrangers ? Ils ne sont que trois en 1930 et il n'y en plus qu'un seul en 1935.

    Cette période de turbulence n'a pas empêché un travail scientifique régulier : publications et fouilles avancèrent bon train. Du côté des fouilles, si les grandes entreprises d'avant-guerre (Délos et Delphes) ne sont pas négligées, c'est surtout le moment où l'on dégage Malia, Philippes et Thasos. Quelques entreprises nouvelles voient le jour, dont la plus importante est l'ouverture, en 1941, du chantier de Gortys en Arcadie, célèbre pour son sanctuaire d'Asclépios ; mais l'École s'intéresse aussi à Olonte, en Crète, et au port de Delphes, Kirrha. D'importants travaux de restauration sont menés à Delphes (temple, tholos de la Marmaria) et, en collaboration avec les Américains, à Amphipolis, où l'on remonte le grand lion.

    La vitalité d'un centre de recherche se mesure essentiellement à ses publications. Au moment où elle célèbre son Centenaire, en 1947, l'EFA peut présenter un bilan non négligeable. Le Bulletin de Correspondance hellénique avec sa Chronique des fouilles, qui couvre la Grèce et une partie de l'Asie Mineure, et n'a pas d'équivalent ailleurs, a paru régulièrement depuis 1922, à peine gêné par la Seconde Guerre mondiale. Les collections destinées aux publications des sites se sont notablement enrichies en cinquante ans :

    • l'Exploration Archéologique de Délos compte 19 volumes, auxquels il faut ajouter le Corpus des inscriptions à peu près complet.
    • dans les Fouilles de Delphes ont été publiés 17 fascicules.
    • dans les Études Crétoises, lancées en 1928, le neuvième titre paraît en 1945.
    • la série des Études Thasiennes est inaugurée avec un premier volume publié en 1944.

    Des synthèses sur des types de matériaux ou sur l'histoire de Delphes, de Délos ou de Philippes ont paru dans la Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome (dans cette collection, les "Athéniens" ont signé 85 ouvrages entre 1896 et 1945, qui n'intéressent pas tous des chantiers de l'EFA, mais qui sont des contributions variées à la connaissance de l'hellénisme). Les membres étrangers ont fait paraître 6 volumes dans les Travaux et Mémoires. Les lacunes étant aussi importantes que l'œuvre accomplie, on comprend quelle devait être l'une des tâches essentielles de l'École dans les cinquante années à venir.
     

    Années de guerre et d'après-guerre

    La vie de l'École fut perturbée par les années de guerre et par les luttes qui se prolongèrent entre Grecs jusqu'en 1949 : mobilisation et démobilisation des « Athéniens », suspension du recrutement de 1939 à 1941, puis à nouveau en 1944, impossibilité d'accéder aux chantiers par voie de mer et insécurité des routes terrestres. L'École continua pourtant à fonctionner et à travailler. Lorsqu'un nouveau directeur fut désigné en 1950, il trouva néanmoins une situation quelque peu dégradée, dont il fait état dans un rapport au Ministère : les bâtiments sont délabrés, l'École ressemble à un caravansérail où se sont entassées les familles des membres et du personnel, la bibliothèque est saturée, le personnel n'est guère discipliné. Georges Daux remet de l'ordre dans la place et mène pendant dix-neuf ans une politique d'adaptation de l'École aux besoins d'une archéologie moderne.

    Ces besoins étaient triples : développer les infrastructures, engager du personnel technique, adapter les travaux de l'École aux exigences nouvelles de l'archéologie. S'il ne rencontra pas que des succès dans cette politique d'aggiornamento, se heurtant notamment à des obstacles financiers, il ne ménagea pas ses efforts. Ses successeurs, plus heureux et bénéficiant d'une meilleure conjoncture, ont réalisé une partie de ses projets.


    L'adaptation de l'École aux besoins d'une archéologie moderne

    « Notre établissement fonctionne comme il y a 100 ans », écrivait G. Daux en 1959 : les bâtiments n'avaient pas évolué, le personnel technique était réduit – ni bibliothécaire, ni photographe, ni architecte (ceux que l'on recrute sont payés sur le crédit de matériel), seul le personnel de service étant en nombre satisfaisant, sinon pléthorique. Ces lacunes purent être plus ou moins rapidement comblées : un poste de bibliothécaire, en 1962, un de sous-bibliothécaire, en 1966, furent accordés à l'École. Il fallut plus de temps pour gagner le poste d'architecte et celui de photographe, obtenus par Pierre Amandry, peu après sa prise de fonction, en 1972. La conjoncture économique favorable des « trente glorieuses » et la politique de soutien actif à la recherche, à partir de 1981, permirent d'engager du personnel technique et de développer tous les services : archives, bureau de dessin (architectes et dessinateurs), photothèque, planothèque, restauration. Même si tous les besoins ne furent pas encore satisfaits, l'équipe réunie à l'EFA correspondait aux exigences d'un institut moderne de recherche. Organiser les services techniques supposait qu'on les logeât. Pour ce faire, G. Daux obtint des crédits pour construire, en 1962, un nouveau bâtiment. En revanche, il ne réussit pas, et son successeur non plus, à intéresser les pouvoirs publics à la rénovation de la bibliothèque : une extension en sous-sol ne fut réalisée par Olivier Picard qu'en 1987-1989, mais, malgré le gain que l'on en a retiré, l'aménagement de la bibliothèque et la réorganisation fonctionnelle de l'EFA restaient toujours d'actualité. L'École avait quelque peine à se développer dans des locaux saturés et, pour la plupart, plus que centenaires.
     

    Les programmes scientifiques : traditions et nouveautés

    En 1950, l'EFA n'avait pas été touchée par les développements de l'archéologie qui avait, depuis vingt ans, gagné de nouveaux domaines et transformé ses méthodes. Pourtant, signe éphémère des temps nouveaux, des fouilles sous-marines, utilisant le scaphandre Cousteau-Gagnan, furent menées sous l'égide de l'École en 1950 : les résultats ne furent guère concluants et il fallut attendre un peu plus de trente ans pour que l'EFA s'intéresse à nouveau au domaine de l'archéologie subaquatique.

    Le retard le plus important concernait les méthodes de fouilles, qui n'avaient pas évolué depuis cent ans, alors que l'Anglais Wheeler, dans les années trente, avait conçu une méthode stratigraphique rigoureuse pour l'exploration des sites archéologiques et l'enregistrement des données. Ce retard était dû aux modes de formation des « Athéniens », recrutés sur la base d'un concours qui privilégiait la connaissance du grec ancien et de l'histoire de l'art antique. La fouille s'apprenait sur le terrain, s'opérait avec beaucoup d'ouvriers et peu d'archéologues et tenait plus du déblaiement que de l'entreprise scientifique. Les méthodes nouvelles furent introduites par P. Courbin sur le chantier d'Argos : « la méthode employée cette année s'est inspirée étroitement des principes énoncés par Sir Mortimer Wheeler », écrivait-il en 1956. La diffusion des nouvelles techniques sur tous les chantiers de l'École fut lente et difficile, mais la « modernité » finit par l'emporter.

    Le chantier d'Argos, réouvert en 1952, devint ainsi le chantier-pilote de l'École pendant quarante ans. C'est par là que les nouvelles générations d'Athéniens passèrent, à partir des années soixante, pour apprendre à fouiller. Les centres d'intérêt s'élargirent aux époques les plus anciennes, à Argos même, mais aussi ailleurs : ainsi fut reprise une ancienne fouille de l'École, près de Philippes, sur le tell de Dikili Tash, en Macédoine, où, de 1961 à 1975, puis, à partir de 1986, furent menées en collaboration avec la Société archéologique d’Athènes des fouilles dans des niveaux du Néolithique Moyen et Récent.

    À Malia, une nouvelle impulsion aux recherches fut donnée par l'ouverture en 1966 du « quartier Mu », un établissement de l'âge des premiers palais, qui peut, par la qualité des trouvailles, passer à juste titre pour une nouvelle Cnossos protopalatiale (les fouilles se sont prolongées jusqu'en 1991 et ont couvert 4.000 m2). Si, scientifiquement, les entreprises sur des chantiers pré- ou protohistoriques furent les plus rentables, introduisant à l'École de nouvelles méthodes et de nouvelles habitudes de travail en équipe, les domaines traditionnels ne furent pas négligés : achèvement de la fouille de Gortys (1951-1955), fouilles des maisons du quartier Nord de Délos (1963-1968), fouilles continues à Thasos, où l'on distinguera la mise au jour d'un quartier d'habitat classique à la porte du Silène (1971-1980). En dehors des grands chantiers traditionnels, quelques entreprises, limitées dans l'espace et dans le temps, virent également le jour : reprise de Latô en Crète (1967), fouille de la grotte de l'Antre corycien (1970), au-dessus de Delphes, fréquentée dès le Néolithique et vouée à l'époque historique au culte de Pan et des Nymphes, reprise de la fouille du sanctuaire de Poséidon et d'Amphitrite à Ténos (1973), dégagement de trois ensembles funéraires monumentaux dans la nécropole de Rhénée (1975).

    Une grande entreprise nouvelle fut lancée en 1975 : à la demande des autorités locales, après la tragique invasion de Chypre par les troupes turques en 1974, P. Amandry accepta d'ouvrir à Amathonte un chantier, co-financé par la commission des fouilles des Affaires Étrangères. Cette ouverture sur l'hellénisme oriental renouait avec une tradition, en relançant l'École au-delà des frontières de la Grèce.
     

    Nouvelles structures et nouvelles missions

    La révision des statuts de l'École fut à l'ordre du jour dès les années 1970, un établissement public doté de l'autonomie financière ne pouvant se passer, à tout le moins, d'un Conseil d'administration. Une « commission de réflexion » fut réunie à Paris en 1975, les anciens membres furent consultés, une mission ministérielle vint à Athènes et rédigea un rapport, qui ne fut pas suivi d'effets.

    La « crise » de 1980-1981 toucha l'ensemble des établissements à l'étranger que le ministre des Universités, Madame A. Saunier-Seïté, avait décidé de réformer de façon radicale : l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres perdait presque toutes ses prérogatives, le Ministère des Affaires Étrangères était consulté pour la nomination du directeur et l'ambassadeur de France présidait un Conseil quasiment omnipotent, y compris en matière scientifique. Les membres étaient soumis à l'obligation de donner « un enseignement de haut niveau ouvert aux ressortissants du pays ». Placer l'EFA sous le contrôle des Affaires Étrangères et lui donner une fonction enseignante, c'était quasiment revenir à 1846 ! Seul élément un peu progressiste du projet : l'élargissement du recrutement à toutes les disciplines. – Des protestations s'élevèrent de toute part (Académie, milieux académiques et scientifiques d'Italie, de Grèce, d'Égypte, de Belgique, de Suisse) et le projet fut enterré.

    La réforme de 1985 fut préparée avec plus de concertation entre les différentes parties ; ménageant suffisamment la tradition et introduisant une dose satisfaisante de nouveautés, elle bénéficia d'un large consensus. – L'École est désormais dotée d'un Conseil d'administration, qui vote notamment le budget, et d'un Conseil scientifique, qui assiste le directeur dans ses choix. L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres est assez largement représentée dans les nouveaux conseils (6 sièges, sur les 20 que comporte le Conseil scientifique, lui sont réservés), elle garde son droit de contrôle sur les mémoires scientifiques des membres et son droit de présentation pour le poste de directeur. Le Centre National de la Recherche Scientifique, le Conseil Supérieur des Universités, la Direction des Musées de France, le Conseil Supérieur de la Recherche Archéologique y sont représentés. Les membres de l'EfA délèguent un représentant aux deux conseils et le personnel est représenté au conseil d'administration.

    Ces transformations, allant dans le sens d'une participation de toutes les instances compétentes aux travaux de l'École, donnaient satisfaction aux revendications qui s'étaient exprimées depuis quinze ans (la Société des professeurs d'histoire ancienne, celle des professeurs d'histoire de l'art et archéologie, certains membres ou anciens membres de l'EfA avaient exprimé un tel souci). Elles établissent des liens utiles entre l'École et les grands organismes universitaires, scientifiques et culturels métropolitains. Mais ces nouveaux statuts ne se réduisent pas à une simple réforme administrative ; ils élargissent aussi la mission de l'École, qui désormais « a également vocation à s'ouvrir aux divers aspects de la civilisation du monde hellénique ancien, médiéval, moderne et contemporain ». – En 1990, la création d'un neuvième poste de membre, destiné à un spécialiste de la Grèce moderne et contemporaine, donne à l'École la possibilité de réaliser cette nouvelle mission et de renouer avec les études néo-helléniques, qu'elle avait un peu trop négligées. De même, les statuts de 1985 avaient créé une catégorie de boursiers ; dès 1991, un budget spécial est réservé à des doctorants dont le travail de recherche exige un séjour en Grèce. – Élargissant ses missions, lui donnant les moyens de jouer un rôle de pivot pour l'ensemble des recherches concernant la Grèce en France, les statuts de 1985 marquent bien un tournant dans l'histoire de l'École.

    Seul le mode de recrutement des membres n'avait pas été touché par la réforme de 1985, malgré les critiques que l'on pouvait entendre dans le milieu athénien et en dehors de lui : un concours qui privilégiait les littéraires, qui était prisonnier d'une culture artistique et qui n'enregistrait pas l'évolution récente de l'archéologie. Aucun texte ne régissait le concours, soumis à la coutume : ainsi, en 1929, le président du jury de recrutement et qui l'était depuis plusieurs années, Edmond Pottier, écrit au directeur de l'Enseignement supérieur pour lui demander le règlement : "Il a été plusieurs fois remanié, et je ne le connais que par des extraits isolés". Une commission ministérielle, présidée par J. Marcadé, fut désignée en 1993 pour étudier le problème. À partir de ses conclusions, le directeur rédigea un projet de texte, qui, après amendements, fut voté par le Conseil scientifique en 1995. Ce texte enregistre pour les antiquisants classiques, les byzantinistes et les modernistes, l'existence d'épreuves spécifiques, ce qui correspondait déjà à la pratique et, fait nouveau, en crée pour les préhistoriens. Ces derniers sont désormais dispensés des épreuves obligatoires de grec ancien. Le nouveau règlement introduit pour tous une interrogation sur les techniques et méthodes de l'archéologie.
     

    Vers l'École de demain, les années 1980-1990

    La direction d'Olivier Picard (1981-1992) aura été marquée par trois inflexions importantes dans la vie de l'École : l'informatisation des services et leur développement, de nouveaux programmes sur les anciens chantiers, correspondant aux intérêts de l'archéologie moderne, le soutien donné à de nouvelles entreprises en dehors de la Grèce.

    Prévu par les statuts de 1985, le poste d'Adjoint aux publications fut créé en 1989. Tous les services furent non seulement renforcés par un personnel compétent, mais informatisés, de la bibliothèque aux archives en passant par la gestion de l'hôtellerie. Cet effort d'informatisation toucha aussi le matériel archéologique : création de bases de données sur les monnaies et sur les timbres amphoriques, enregistrement du matériel dans les musées (Delphes, Délos). Il s'étend maintenant au relevé de fouilles et à la restitution des bâtiments.

    Si l'EFA a pris le tournant de l'informatisation au bon moment, elle a su rattraper aussi un certain retard dans les domaines de pointe de l'archéologie. L'archéologie scientifique subaquatique a fait une apparition récente en Grèce : l'EFA s'y est consacrée en fouillant le port de Thasos, en collaboration avec l'Éphorie grecque des Antiquités sous-marines, et celui d'Amathonte. De même, les recherches systématiques sur l'organisation des territoires antiques, à base de prospection au sol, d'interprétation de photographies aériennes ou, plus récemment, d'interprétation d'images satellitaires, sont bien développées en France : c'est dans les années 80 que furent lancées les prospections systématiques de Thasos, avec l'Éphorie de Kavala, les recherches sur la chôra de Délos, et la prospection du territoire de Malia. L'archéologie d'aujourd'hui fouille moins et prospecte plus : elle est moins prisonnière d'un site, plus soucieuse de cartes archéologiques et des rapports entre l'homme et le milieu.

    Diversification des problématiques, mais aussi diversification des centres d'intérêt. Repliée sur le territoire grec entre 1923 et 1975, l'EFA, surtout à partir de 1989, et profitant du changement des conditions à l'Est, a multiplié son soutien à des opérations hors de la Grèce : si les fouilles en Ukraine ont été un relatif échec, l'implantation en Albanie a réussi avec des programmes qui couvrent toutes les périodes, depuis la préhistoire jusqu'aux époques moderne et contemporaine. Si on lui en donne les moyens, l'EfA peut développer son rôle de centre international de recherche : elle dispose des infrastructures nécessaires, d'un personnel compétent et elle a su montrer qu'elle était présente dans tous les domaines de l'archéologie contemporaine.
     

    © EFA


    2011 - ... / Direction A. F A R N O U X

    Année Nom du membre
    CLVIII 2018 ÉLIAS Nicolas
    FAGUER Julien
    GKOTSINAS Konstantinos
    WEBER-PALLEZ Clémence
    CLVII 2017 GENIS Nicolas
    MICHEL Anaïs
    CLVI 2016 DALACHANIS Angelos
    NOUET Rachel
    ORGEOLET Raphaël
    CLV 2015 KORMA Éléni
    OSSWALD Brendan

    CLIV
     
    2014 POLYZOS Iris
    RIVIERE Karine
    SARRAZANAS Clément
    CLIII 2013 CANNAVO Anna
    KALLIONTZIS Ioannis
    THELY Ludovic
    CLII 2012 CHABROL Antoine
    XENAKI Maria
    ZEROUALI Basma


    2002 - 2011 / Direction D. M U L L I E Z

    Année Nom du membre
    CLI 2011 PERROT Sylvain
    CL 2010 BIARD Guillaume
    MARINOV Tchavdar
    OBERWEILER Cécile
    CXLIX 2009 FEBVEY Agnès
    JOLLIVET Servanne
    PERRIER Amélie
    TICHIT Anne
    CXLVIII 2008 GROS Jean-Sébastien
    KOSSMANN Perrine
    TRIPPÉ Natacha
    CXLVII 2007 KYRIAKIDIS Nicolas
    CXLVI 2006 ANASTASSIADIS Anastassios
    AURIGNY Hélène
    DOUTHE Mathilde
    GELEZ Philippe
    CXLV 2005 DEPRET Isabelle
    PORTAL Marie-Laure
    WURMSER Hélène
    ZURBACH Julien
    CXLIV 2004 FOURNIER Julien
    GEORGELIN Hervé
    POMADERE Maia
    CXLIII 2003 DELOUIS Olivier
    CXLII 2002 DURVYE Cécile
    KAURINKOSKI Kira
    MAILLOT Stéphanie


    1992 - 2001 / Direction R. É T I E N N E

    Année Nom du membre
    CXLI 2001 BOUCHON Richard
    BRADFER Isabelle
    FOSCHIA Laurence
    LEROU Sandrine
    SINTÈS Pierre
    CXL 2000 BENCHIMOL Emmanuelle
    PRÊTE Jean-Paul
    CXXXIX

    1999

    MOSER Emmanuelle
    PROVOST Samuel
    TSIRTSONI Zoï
    CXXXVIII 1998 COUDERC Anne
    DANDRAU Alain
    STRASSER Jean-Yves
    CXXXVII 1997 FOURRIER Sabine
    HAMON Patrice
    CXXXVI 1996 PÉTRIDIS Platon
    ROUGEMONT Françoise
    SABLÉ Véronique
    CXXXV 1995 FEYEL Christophe
    GRIVAUD Gilles
    CXXXIV 1994 PRÊTRE Clarisse
    PROST Francis
    CXXXIII 1993 BRUN Hélène
    HASENOHR Claire
    MARTINEZ Jean-Luc


    1981 - 1992 / Direction O. P I C A R D

    Année Nom du membre
    CXXXII 1992 COULIÉ Anne
    MÜLLER Christel
    CXXXI 1991 DESLONDES Olivier
    MARC Jean-Yves
    CXXX 1990 BOUCHET René
    LEFÈVRE François
    REBILLARD Laurence
    CXXIX 1989 JOCKEY Philippe
    PEIGNARD Annette
    CXXVIII 1988 GIROS Christophe
    LUCE Jean-Marc
    OULHEN Jacques
    CXXVII 1987 NENNA Marie-Dominique
    ROUSSET Denis
    CXXVI 1986 FARNOUX Alexandre
    CXXV 1985 ALABE Françoise
    MORETTI Jean-Charles
    CXXIV 1984 BRUNET Michèle
    PARIENTE Anne
    CXXIII 1983 DÉROCHE Vincent
    DUCHÊNE Hervé
    CXXII 1982 BÉLIS Annie
    SAULNIER Jean-Michel
    CXXI 1981 BOTTINEAU Anne
    GRANDJEAN Yves
    QUEYREL François
    THALMANN Jean-Paul


    1969 - 1981 / Direction P. A M A N D R Y

    Année Nom du membre
    CXX 1980 ABADIE Catherine
    WEILL Nicole
    CXIX 1979 DARCQUE Pascal
    MULLIEZ Dominique
    CXVIII 1978 DES COURTILS Jacques
    EMPEREUR Jean-Yves
    CXVII 1977 JACQUEMIN Anne
    MULLER Arthur
    CXVI 1976 HERMARY Antoine
    CXV 1975 HELLMANN Marie-Christine
    SÈVE Michel
    CXIV 1974 BOUSSAC Marie-Françoise
    FEISSEL Denis
    CXIII 1973 THALMANN Jean-Paul
    TOUCHAIS Gilles
    CXII 1972 DEBIDOUR Michel
    ZAGDOUN Mary-Anne
    CXI 1971 ÉTIENNE Roland
    PASQUIER Alain
    CX 1970 AUPERT Pierre
    SPIESER Jean-Michel
    CIX 1969 HOLTZMANN Bernard
    ROUGEMONT Georges


    1950 - 1969 / Direction G. D A U X

    Année Nom du membre
    CVIII 1968 DEBEY Marie-Françoise
    GRANDJEAN Yves
    MAFFRE Jean-Jacques
    CVII 1967 TREUIL René
    CVI 1966 BOMMELAER Jean-François
    MICHAUD Jean-Pierre
    PICARD Olivier
    SODINI Jean-Pierre
    CV 1965 COUILLOUD Marie-Thérèse
    CIV 1964 CROISSANT Francis
    SIEBERT Gérard
    CIII 1963 GARLAN Yvon
    LEVY Edmond
    POURSAT Jean-Claude
    CII 1962 LLINAS Christian
    PELON Olivier
    CI 1961 REGNOT Vivianne
    ROLLEY Claude
    C 1960 BRUNEAU Philippe
    DUCAT Jean
    VATIN Claude
    XCIX 1959 QUENEY Fernande
    XCVIII 1957 BERNARD Paul
    XCVII 1956 LE ROY Christian
    VENENCIE Jacques
    WEILL Nicole
    XCVI 1955 GUILLOU André
    XCV 1954 SALVIAT François
    XCIV 1952 LE RIDER Georges
    XCIII 1951 CHARNEUX Pierre
    XCII 1950 GINOUVÈS René

     

    1936 - 1950 / Direction R. D E M A N G E L

    Année Nom du membre
    XCI 1949 COURBIN Paul
    DESHAYES Jean
    XC 1948 BOMPAIRE Jacques
    ROUX Georges
    LXXXIX 1947 DESSENNE André (membre libre)
    LÉVÊQUE Pierre
    LXXXVIII 1946 MARCADÉ Jean
    LXXXVII 1945 DELORME Jean
    POUILLOUX Jean
    LXXXVI 1943 GALLET DE SANTERRE Hubert
    LXXXV 1942 CHAMOUX François
    TRÉHEUX Jacques
    LXXXIV 1938 MARTIN Roland
    METZGER Henri
    LXXXIII 1937 AMANDRY Pierre
    WILL Ernest
    LXXXII 1936 BOUSQUET Jean


    1925 - 1936 / Direction P. R O U S S E L

    Année Nom du membre
    LXXXI 1935 ROGER Jacques
    VAN EFFENTERRE Henri
    LXXX 1934 COUPRY Jacques
    JANNORAY Jean
    LXXIX 1933 FEYEL Michel
    GUILLON Pierre
    LXXVIII 1932 LERAT Lucien
    ROBERT Fernand
    LXXVII 1931 LAPALUS Étienne
    LAUNEY Marcel
    LEMERLE Paul
    - 1930 néant
    LXXVI 1929 BOUISSET Marcel
    LXXV 1928 AUDIAT Jean
    LXXIV 1927 DEVAMBEZ Pierre
    ROBERT Louis
    LXXIII 1926 DEMARGNE Pierre
    LXXII 1925 FLACELIÈRE Robert


    1919 - 1925 / Direction Ch. P I C A R D

    Année Nom du membre
    LXXI 1924 BON Antoine
    JOLY René
    LXX 1923 BÉQUIGNON Yves
    LXIX 1922 CHAPOUTHIER Fernand
    SEYRIG Henri
    LXVIII 1921 CHARBONNEAUX Jean
    FESTUGIÈRE Jean
    DE LA COSTE-MESSELIÈRE Pierre (membre libre)
    LXVII 1920 DAUX Georges
    LAUMONIER Alfred
    LXVI 1919 DEMANGEL Robert
    DREYFUS Raphaël
    RENAUDIN Louis


    1913 - 1919 / Direction G. F O U G È R E S

    Année Nom du membre
    LXV 1915 LACROIX Maurice
    LXIV 1913 LEJEUNE R.


    1912 - 1913 / Deuxième direction Th. H O M O L L E

    Année Nom du membre
    LXIII 1912 BOULANGER André


    1904 - 1912 / Direction M. H O L L E A U X

    Année Nom du membre
    LXII 1911 BLUM Gustave
    LXI 1910 AVEZOU Charles
    PLASSART André
    LX 1909 PICARD Charles
    LIX 1908 DUGAS Charles
    VALLOIS René
    REINACH Adolphe-Joseph (membre libre)
    LVIII 1907 HATZFELD Jean
    PARIS Johannes
    LVII 1906 ROUSSEL Louis
    LVI 1905 COURBY Fernand
    LEROUX Gabriel
    ROUSSEL Pierre
    LV 1904 SCHULHOF Ezio


    1890 - 1903 / Direction Th. H O M O L L E

    Année Nom du membre
    LIV 1903 BULARD Marcel
    CAVAIGNAC Eugène
    LIII 1902 BIZARD Léon
    XOUAL Maurice
    LII 1901 JARDÉ Auguste
    LEFEBVRE Gustave
    TOUDOUZE Georges
    LI 1900 BRIZEMUR Daniel
    GRANGER Ernest
    L 1899 CHAPOT Victor
    XLIX 1898 MENDEL Gustave
    XLVIII 1897 SEURE Georges
    XLVII 1896 CAHEN Émile
    DEMARGNE Joseph
    XLVI 1895 BEAUCHET Ludovic (membre libre)
    FOURNIER Paul
    LAURENT Joseph
    XLV 1894 COLLIN Gaston
    FOSSEY Charles
    XLIV 1893 JOUGUET Pierre
    PERDRIZET Paul
    XLIII 1892 BOURGUET Émile
    XLII 1891 ARDAILLON Édouard
    MILLET Gabriel


    1878 - 1890 / Direction P. F O U C A R T

    Année Nom du membre
    XLI 1890 CHAMONARD Joseph
    COUVE Louis
    DE RIDDER André
    XL 1889 COLARDEAU Théodore
    JOUBIN André
    XXXIX 1888 LEGRAND Philippe
    XXXVIII 1887 BÉRARD Victor
    JAMOT Paul
    XXXVII 1886 DOUBLET Georges
    LECHAT Henri
    XXXVI 1885 DESCHAMPS Gaston
    FOUGÈRES Gustave
    XXXV 1884 RADET Georges
    XXXIV 1883 COUSIN Georges
    DIEHL Charles
    DÜRRBACH Félix
    XXXIII 1882 HOLLEAUX Maurice
    PARIS Pierre
    XXXII 1881 ENGEL Arthur (membre libre)
    MONCEAUX Paul
    VEYRIES Alphonse
    XXXI 1880 BARRILLEAU Georges (membre libre)
    BILCO Joseph
    CLERC Michel
    XXX 1879 DUBOIS Marcel
    REINACH Salomon
    XXIX 1878 HAUVETTE Amédée


    1875 - 1878 / Direction A. D U M O N T

    Année Nom du membre
    XXVIII 1877 POTTIER Edmond
    XXVII 1876 BEAUDOUIN Mondry
    HAUSSOULLIER Bernard
    MARTHA Jules
    XXVI 1875 GIRARD Paul

    1867 - 1875 / Direction É. B U R N O U F

    Année Nom du membre
    XXV 1874 HOMOLLE Théophile
    RIEMANN Othon
    XXIV 1873 BAYET Charles
    BLOCH Gustave
    COLLIGNON Maxime
    XXIII 1871 RUEL Édouard
    XXII 1869 CARTAULT Augustin
    GORCEIX Henri
    LEBÈGUE Albert
    RAYET Olivier
    XXI 1868 MAMET Henri


    1846 - 1867 / Direction A. D A V E L U Y

    Année Nom du membre
    XX 1867 VIDAL DE LA BLACHE Paul
    XIX 1866 BIGOT Charles
    XVIII 1864 BLONDEL Charles
    DUMONT Albert
    XVII 1863 DECHARME Paul
    PETIT DE JULLEVILLE Louis
    XVI 1862 ARMINGAUD J.-J.
    XV 1861 GEBHART Émile
    TERRIER Léon
    XIV 1859 BAZIN Hugues
    DEVILLE Gustave
    DUGIT Ernest
    FOUCART Paul
    WESCHER Carl
    XIII 1857 GAULTIER DE CLAUBRY Xavier
    XII 1856 HINSTIN Gustave
    THENON Léon
    XI 1855 PERROT Georges
    X 1854 HEUZEY Léon
    VIII 1853 LEBARBIER Edmond
    REYNALD Hermile
    IX 1853 BOUTAN Ernest
    DELACOULONCHE Ernest
    FUSTEL DE COULANGES Numa
    VII 1852 GUÉRIN Victor
    V 1851 GUIGNIAUT Joseph
    VI 1851 ABOUT Edmond
    IV 1849 BERTRAND Alexandre
    BEULÉ Ernest
    MÉZIÈRES Alfred
    III 1848 GIRARD Jules
    VINCENT Isidore
    II 1847 GANDAR Eugène
    I 1846 BENOÎT Charles
    BURNOUF Émile
    GRENIER Antoine
    HANRIOT Charles
    LACROIX Louis
    LÉVÊQUE Charles
    ROUX Emmanuel

     

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    LA CHRONIQUE DES FOUILLES

    SYROS. – Chalandriani
    Sur la colline de Castri, M. Marthari (Société archéologique et Éphorie des Antiquités des Cyclades) a poursuivi ses recherches en 2017. Les travaux ont permis de préciser certains détails, tels que l’existence de bases pour les gonds des portes des maisons ou certains murs de pièces. De nouvelles représentations gravées sur les rochers de l’acropole ont été repérées. Elle a noté, à...
    ....
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