Archives des manifestations de l'EFA
  • MÉCÉNAT
  • Candidatures
  • Ce séminaire fermé offre aux chercheur(e)s terminant/ayant juste terminé leur HDR ou dirigeant un programme financé (ANR, ERC…), l’occasion de venir présenter un problème méthodologique ou théorique avec lequel ils ont eu prise dans ce cadre. Ils soumettent à la réflexion préalable des participant(e)s certains textes qui permettent de discuter d’un concept théorique, d’une controverse historiographique, d’une rupture épistémologique ou d’une innovation méthodologique. Ainsi, après une courte présentation de l’intervenant, la discussion s’engage à partir des textes envoyés au préalable.

     

    Séances 2020

     
    Séance 2- Jeudi 13 février 2020
    Manuela Martini (Professeure, Université Lumière Lyon 2-LARHRA) Étudier la division du travail et les formes de rémunérations des femmes et de hommes pendant la première industrialisation
     
    Le rôle crucial des femmes dans le développement industriel est désormais largement reconnu aussi bien par les études sociologiques et économiques sur les pays en voie de développement que par l’historiographie sur la première industrialisation européenne. Pourtant les données sur leurs rémunérations, leur emploi du temps, leur travail domestique et celui des hommes travaillant dans les mêmes secteurs sont toujours lacunaires pour beaucoup de régions, et tout particulièrement pour la France. Afin de parvenir à une pleine compréhension du développement économique il est indispensable de réexaminer à nouveaux frais les questions classiques de la division travail, des formes de sa rémunération et de la répartition du temps du travail dans les tâches domestiques entre hommes et femmes. Le projet ANR Time-Us (Appel à projets générique 2016-2020) part de ces interrogations pour observer de manière rapprochée les enjeux liés à d’abord à la définition et ensuite à la rémunération du travail effectué dans un secteur clé de la première industrialisation : le textile. Il vise à recueillir à l’échelle régionale des séries comparables sur la rémunération, les temps de travail et des salaires des hommes et des femmes à travers, d’une part, des sources classiques (archives d’entreprise et des corps de métier) et, d’autre part, des sources qualitatives permettant d’appréhender des mots et des actions de travail aussi bien dans les activités extra-domestiques que dans les activités domestiques. 
     


    Séance 1- Jeudi 09 janvier 2020
    Vincent Lemire (MCF HDR, Université Paris-Est Marne-la-Vallée, directeur du CRFJ), Au pied du Mur : vie et mort du quartier maghrébin de Jérusalem (1187-1967)

    L’histoire du quartier maghrébin de Jérusalem contient une multitude d’histoires. Parce qu’elle se déroule en plein cœur de la ville sainte, au pied du Mur occidental, à l’intersection de plusieurs temporalités et de plusieurs territoires, parce qu’elle croise différentes échelles de temps et différentes échelles d’espace, elle offre un point de vue irremplaçable sur l’histoire de Jérusalem, « ville-monde » ouverte à tous les vents, si délicate à saisir dans sa globalité et dans la longue durée. Une histoire pleinement méditerranéenne, d’abord, une histoire de migrations, de pèlerinages et d’expatriations, une histoire de pèlerins pauvres et de réfugiés sédentarisés, une histoire de mécènes et de bienfaiteurs, aussi, soucieux de laisser une trace de leur passage dans la ville des prophètes et du Jugement dernier. Une histoire coloniale et post-coloniale, ensuite, puisque le quartier maghrébin est tour à tour réanimé puis maintenu en vie par les agents de la puissance coloniale française, avant d’être détruit et rayé de la carte par les conquérants israéliens. Une histoire du conflit israélo-arabe, enfin, depuis les premières tentatives d’achat du quartier par les responsables du mouvement sioniste jusqu’à la guerre des Six jours. Toutes ces trajectoires dessinent-elles une histoire ? Sous prétexte qu’elles se croisent en un même lieu, en un même périmètre et sur un même espace, peuvent-elles finir par former une agglomération de significations cohérentes ?


     


    Séances 2019

    Séance 3- Jeudi 16 mai 2019
    Emmanuelle Cronier (Université de Picardie), Consommer de la viande pendant la Grande Guerre, un progrès ?
     
    Au tournant du XXème siècle, l’augmentation de la consommation de viande en Occident témoigne de l’amélioration du pouvoir d’achat des milieux populaires. Pendant la Grande Guerre, dans un contexte de pénurie, la part importante de viande dans la ration du soldat (500 g par jour en moyenne) semble représenter un progrès par rapport à une consommation civile de l’ordre de 150 g par jour avant 1914. Mais l’évolution des formes sous lesquelles elle est consommée pendant la guerre, comme le régime spécial des hindous ou des musulmans des forces coloniales permettent de questionner la qualité des produits servis, marqués par la transformation industrielle. On peut donc s’interroger sur la transformation des ressorts anthropologiques qui sous-tendent la consommation de la viande et par ce biais la relation entre humain et animal au sein des sociétés qui se veulent modernes.
     
     
    Séance 2- Jeudi 18 avril 2019
    Marc Aymes (CR-CNRS), La domestication du faux
     
    Le faux donne forme à des actes autorisés, qu’il s’agisse de théorèmes ou de droits de douane, de menus verdicts ou de grands traités. L’étude des modalités de sa « domestication » doit servir à le rappeler avec acuité : les faussaires sont toujours a priori pour quelque chose dans l’établissement des arts et sciences du vrai, du droit, du politique. Nous avons donc à étudier ce qui fait le faux : l’appréhension d’une autorité. Mais il y a aussi ce que le faux fait : l’ambivalence d’une qualification. Cette précarité de la domestication signale le perpétuel rapport de forces dont est traversé le travail philologique, liant et déliant jugements et perceptions, mettant à l’épreuve les dispositifs de véridiction en vigueur. Elle est ce qui permet d’analyser au plus près comment gouvernants et gouvernés participent à la confection des normes, par quels mécanismes concrets d’appropriation ils s’équipent de modèles, les requalifient en fonction de traditions, de contraintes ou de dysfonctionnements structurels. Si rudimentaire qu’il puisse être, le métier de faussaire est un art politique, qui impose d’en permanence rendre discutables les méthodes par lesquelles sont produits des énoncés, élaborés des savoirs, forgés des consensus.


    Séance 1- Jeudi 14 mars 2019
    Fabrice Boudjaaba (CR –CNRS),   La vertu de l’enracinement : systèmes familiaux et reproduction sociale
     
    Les historiens, en lien étroit avec les ethnologues, ont longtemps pensé les processus de reproduction sociale et familiale au prisme des systèmes familiaux. Dans le cadre notamment des sociétés de types préindustriel, les modes de dévolution des biens (égalitaire/inégalitaire et leurs infinies variations) et les formes de co-résidence (nucléaire, élargie, famille-souche etc.) ont en effet souvent été interprétés comme autant de voies menant au même but : la reproduction à l’identique de la cellule familiale et de l’exploitation paysanne d’une génération à l’autre. Les processus d’urbanisation et d’industrialisation de l’Europe depuis le 19e siècle d’une part et l’élévation de la mobilité des individus et des sociétés au rang de paradigme dans les travaux historiques depuis une trentaine d’années ont mis à mal la relation traditionnellement établie entre systèmes familiaux et reproduction sociale, au profit notamment d’une approche plus individuelle des destins sociaux. Pour autant, peut-on vraiment considérer cette relation entre systèmes familiaux et reproduction sociale comme inopérante, y compris dans des sociétés - marquées par une mobilité plus forte et une transformation profonde de ses cadres économiques - pour lesquelles cette relation n’a pas été initialement pensée ?









    CONTACTS

    Sophia Zoumboulaki
    Assistante administrative pour la Direction des Études
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    Communication
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    LA CHRONIQUE DES FOUILLES

    Megara. 16 I. Delli Street, O.T. 126
    Megara. 16 I. Delli Street, O.T. 126. Evgenia Tsalkou (Γ’ ΕΠΚΑ) reports on the excavation of a Hellenistic period house found at this plot, which seems to have been rebuilt in the Early and Middle Roman period. Two fragmentary walls from the Geometric and Archaic periods also survive.
    Construction phases of the house date to the end of the third...
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