Apollonia
  • MÉCÉNAT
  • Situation et topographie

    Vue générale d'Apollonia
     

    Apollonia d’Illyrie est, avec Dyrrhachion, l’une des principales cités fondées par Corinthe et Corcyre dans la seconde moitié du VIIe siècle avant J.-C. Les deux villes étaient des étapes importantes dans les circulations maritimes entre la Grèce et les ports adriatiques et entre la péninsule italique et les Balkans. Elles contrôlaient l’accès, depuis la mer, au grand itinéraire terrestre qui reliait l’Illyrie au nord de la mer Égée et fut appelé via Egnatia à l’époque romaine. Pendant toute leur histoire, elles entretinrent des relations étroites avec les communautés illyriennes de l’arrière-pays.
    La ville d’Apollonia avait une superficie intra muros de 85 hectares. Elle s’ouvrait sur une vaste lagune qui était en relation avec la mer et devait être équipée d’un port dont les restes n’ont pas encore été identifiés. La ville basse s’étendait au sud et au nord-ouest, où un talus la séparait de la ville haute, qui occupait toute la partie nord-est et qui était surmontée par deux collines qui culminaient à plus de 100 m d’altitude.
    La ville haute constitua longtemps le cœur de l’agglomération. De là proviennent les plus anciennes traces d’occupation qui remontent au VIIe siècle avant J.-C. C’est là aussi que se trouvaient les principales installations publiques – comme une vaste place hellénistique et le centre monumental romain – et les grands sanctuaires urbains, érigés sans doute sur les deux acropoles. D’autres monuments importants, comme le théâtre et une fontaine monumentale hellénistique, furent installés dans le talus entre ville haute et ville basse.
    On a reconnu deux systèmes urbains distincts : dans la ville haute, un réseau créé dès l’époque archaïque, constitué de quartiers d’îlots longs et étroits d’orientations différentes ; dans la ville basse, un plan orthogonal formé de grands îlots réguliers, sans doute d’époque hellénistique. On ne connaît pas l’organisation de la partie basse de l’espace urbain à l’époque archaïque, quoique de nombreux indices montrent que toute l’aire urbaine était déjà occupée à cette époque.
    La ville était entourée par un rempart construit en plusieurs étapes. Trois nécropoles ont été identifiées : la plus vaste et la plus ancienne s’étendait sur les pentes de la vallée qui borde le site à l’est ; elle était constituée de tumulus occupés dès l’âge du Bronze et réutilisés jusqu’au début de l’époque hellénistique ; des tombes à chambre ont ensuite été installées sur la pente orientale de la ville ; enfin, à l’époque romaine impériale, l’aire funéraire fut déplacée vers l’ouest, en bordure de la lagune.
    On connaît aussi deux sanctuaires extra-urbains : celui de Shtyllas, dont le temple dorique dominait la lagune depuis le Ve siècle avant J.-C. ; celui de Bonjakët, qui fut sans doute fondé aux premiers temps de la cité devant la ville basse. À partir du Ve siècle avant J.-C., Apollonia contrôlait un vaste territoire qui englobait l’embouchure de l’Aôos, l’actuelle Vjosa, et comprenait notamment le Nymphaion, un sanctuaire installé à l’emplacement d’un gisement de bitume dont l’exploitation devait apporter à la cité d’importantes ressources économiques et dont la flamme perpétuelle était un prodige célèbre de la Méditerranée antique.

     

    Éléments d’histoire

    BouleutérionLes sources littéraires, épigraphiques et numismatiques nous apportent des informations précieuses sur certaines périodes de l’histoire de la cité. De nombreux conflits éclatèrent d’abord entre Apollonia et ses voisins ; contre l’Abantide vers le milieu du Ve s. avant J.-C., contre les démocrates de Dyrrhachion en 435 ; plus tard, c’est contre les Macédoniens que les Apolloniates cherchèrent des alliés, d’abord contre Philippe II puis contre Cassandre, avec l’aide, notamment, du roi taulantin Glaukias. Pyrrhus, roi d’Épire, s’empara de la cité autour de 275 et Apollonia profita ensuite d’alliances avec Rome et les Étoliens ; la période de paix qui accompagnait cette situation au IIIe siècle fut l’occasion de nombreux travaux dans la ville. L’amitié romaine se manifesta par la suite à plusieurs reprises, quand les Romains empêchèrent le royaume illyrien d’assiéger Apollonia en 229, puis lors des victoires romaines et apolloniates contre Philippe V (en 214, 211 et 205). Apollonia fut alors rattachée à la province de Macédoine, paya l’impôt et reçut, au Ier siècle, la visite de grands hommes politiques, Cicéron, César, Octave, qui y séjourna lors de ses années de formation. Sa fidélité à Rome fut remerciée par l’octroi du statut de civitas libera et immunis (ville libre et franche) : Apollonia put conserver sa langue et sa culture ainsi que son autonomie et ses institutions.
    La fin de l’histoire d’Apollonia est celle d’un abandon progressif, à la suite d’un grave tremblement de terre en 354 de notre ère. Une inscription datant du règne de Justinien (527-565), au sujet d’une ultime réfection du rempart, est le dernier témoignage concernant la cité. Les seuls vestiges d’une occupation médiévale sont ceux du Monastère de Sainte Marie.


     

    Histoire des fouilles

    Groupe à l’entrée du parc archéologique Le site d’Apollonia fut visité par les voyageurs passionnés d’antiquités, de Cyriaque d’Ancône en 1435 à l’Autrichien Carl Patsch en 1904. Les fouilles commencèrent en 1916-1918 sous la conduite de l’archéologue autrichien Camillo Praschniker.
    Les premiers grands travaux archéologiques furent effectués de 1924 à 1939 par l’archéologue français Léon Rey, qui mit à profit son expérience acquise dans le Service archéologique de l’armée française en Orient et en Macédoine. En 1941, P.C. Sestieri dirige des fouilles archéologiques dans le cadre d’un programme de recherche italien. L’exploration des principaux monuments de la ville fut ensuite reprise à la fin des années 1950 par une équipe albano-soviétique et le site devint l’un des terrains de prédilection des archéologues de l’Institut archéologique de Tirana, comme Selim Islami, Hasan Ceka, Frano Prendi, Skënder Anamali et Aleksandra Mano.
    En 1992 commença une nouvelle collaboration entre l’Albanie et la France, dans le cadre de la mission épigraphique et archéologique fondée par Pierre Cabanes et Neritan Ceka et portée par l’Institut archéologique de Tirana et le ministère français des Affaires étrangères. De 1998 à 2016, elle fut dirigée par Jean-Luc Lamboley et par Bashkim Vrekaj, Shpresa Gjongecaj et Faïk Drini. Elle eut pour objectifs de constituer un corpus des inscriptions antiques de l’Albanie, d’élaborer un atlas archéologique et historique d’Apollonia d’Illyrie et de reprendre des fouilles dans la ville haute, dans le prolongement des recherches de Léon Rey.
    À partir de 2004, la mission franco-albanaise entreprit, avec le soutien des écoles françaises de Rome et d’Athènes, une exploration systématique de la ville haute à l’aide de prospections géophysiques et de fouilles stratigraphiques dans le secteur de l’agora hellénistique. Parallèlement, une équipe germano-albanaise reprit l’étude et la fouille du mur dit « des amphores » et du théâtre et de ses abords.
    En 2018, à l’issue d’une phase consacrée à la préparation de la publication des résultats de plus de vingt années de fouilles, l’accord de partenariat a été renouvelé entre l’Institut archéologique de l’Albanie et les institutions françaises parties prenantes du nouveau programme (le Ministère des Affaires étrangères, les Écoles françaises de Rome et d’Athènes et plusieurs laboratoires de recherche – l’UMR 8546-AOrOc, l’USR 3155-IRAA et l’UMR 5189-HiSoMA). Sous la direction de Stéphane Verger et Belisa Muka, le nouveau programme (« Apollonia d’Illyrie, programme archéologique albano-français, 2018-2021 ») devrait voir l’achèvement des principales monographies sur les fouilles de 1994 à 2016 et la reprise de fouilles et d’études dans la ville haute, en accord avec le Parc archéologique d’Apollonia.


    L’enquête topographique

    Plan général (Philippe Lenhardt, architecte du programme) Depuis le début des opérations de terrain de la mission franco-albanaise en 1993, la connaissance de la topographie urbaine et de ses transformations a beaucoup progressé. Dans les années 1990 et 2000, l’enregistrement systématique des vestiges archéologiques visibles a d’abord permis de distinguer d’un côté le réseau urbain hellénistique de la ville basse (appelé « réseau rouge »), dont les caractéristiques étaient en partie connues grâce aux fouilles précédentes, et de l’autre un réseau non daté (appelé « réseau bleu ») caractéristique de la ville haute.
    Les prospections géophysiques effectuées en 2004 et 2005 et les sondages topographiques de 2006-2008 ont précisé le plan de ce système urbain et révélé, entre les deux acropoles, trois quartiers d’habitations formés d’îlots étroits séparés par des stenopoi remontant à l’époque archaïque, peut-être au moment de la fondation de la cité par les Corinthiens à la fin du VIIe siècle avant J.-C.
    Les prospections et les fouilles ont aussi montré que, durant l’époque hellénistique, une grande place publique rectangulaire avait été installée au pied de l’acropole sud, sans doute détruisant en partie les quartiers anciens. Elle était bordée au nord par un portique de 127 mètres de long construit au IIIe siècle avant J.-C., dont ne subsistent que les fondations et les vestiges de la décoration architecturale qui ont échappé au démantèlement complet du monument au IIe ou IIIe siècle après J.-C.
    De 2010 à 2014, la fouille dans la ville haute s’est concentrée sur cette grande stoa, qui constitue l’édifice le plus imposant de la ville, et sur la superposition des constructions dans cette zone entre la fin du VIIe siècle avant J.-C. et le début du IIIe siècle avant J.-C., qui témoigne des transformations de l’espace urbain aux abords de ce qui devait être l’agora de la cité depuis l’époque archaïque ou classique. On a ainsi mis au jour les restes d’un bâtiment semi-circulaire qui pourrait être le bouleuterion hellénistique détruit au moment de la construction du portique. On a d’ailleurs découvert à proximité trois tablettes de plomb inscrites du Ve siècle avant J.-C. qui portaient les textes de deux décrets et d’une prière à Asclépios.
    Les édifices et le puissant système de soutènement mis au jour lors des fouilles franco-albanaises de 1994-2006 doivent être mis en relation avec la rampe occidentale d’accès à l’agora, qui se trouvait à l’extrémité d’un parcours tortueux qui montait depuis la ville basse, traversait le centre monumental romain et passait devant le portique hellénistique mis au jour par Léon Rey.
    Une nouvelle exploration d’une grande maison romaine (la « maison G » des fouilles albano-soviétiques) et de ses abords a permis de préciser la morphologie du réseau urbain « rouge » de la ville basse. La maison hellénistique et romaine s’insérait dans un îlot de 64 m de large divisé longitudinalement par un grand égout qui descendait vers la plaine. On a aussi retrouvé la rue nord-sud qui bordait l’îlot à l’est et l’exploration des niveaux supérieurs a montré que le quartier, qui se trouvait en contrebas de la zone où serait construit le monastère byzantin à partir du IXe siècle, était encore occupé aux IVe-Ve siècles.


    Un référentiel des productions et des importations céramiques

    Service de banquet, fin du Ve siècle av. n. è., trouvé dans un remblai de rue en 2006 Depuis le début des opérations de terrain de la mission franco-albanaise en 1993, la connaissance de la topographie urbaine et de ses transformations a Les fouilles menées par la mission albano-française ont livré, pour la première fois, une séquence complète de riches contextes stratigraphiques échelonnés du début du VIe siècle avant J.-C. au IVe siècle de notre ère. On peut ainsi suivre précisément, à travers la composition des séries céramiques, la constitution et la transformation des réseaux de relations qui se manifestent en particulier dans la composition des ensembles céramiques importés et produits localement.
    Pour l’époque archaïque, jusque-là la moins bien connue, on peut mentionner l’identification de couches contemporaines de la fondation de la cité, vers la fin du VIIe siècle avant J.-C., et la mise en évidence d’une grande diversité des importations – corcyréennes, ioniennes, attiques et laconiennes – dès les premiers temps de la colonie, mais aussi du développement précoce de productions locales et régionales de très grande qualité, parfois décorées de frises figuratives de type corinthien.
    On peut ensuite suivre le processus de transformation des services avec le développement d’une production locale de céramiques à vernis noir dès l’époque classique, bien identifiée notamment grâce au remplissage d’un puits et à des remblais de rue du Ve siècle avant J.-C. Les contextes de l’époque hellénistique sont nombreux et couvrent les trois derniers siècles avant notre ère. Enfin, le grand égout de la maison G a livré quatre ensembles stratigraphiques superposés qui documentent les transformations des échanges et le dynamisme des productions pendant toute l’époque romaine impériale.
    L’élaboration de ce référentiel complet permet de préciser l’évolution de certaines catégories de matériel jusque-là plus difficiles à dater, comme les éléments de toitures et les ustensiles de fabrication des tissus, par exemple. D’autres études portent sur la décoration architecturale, la coroplathie et sur les activités artisanales de la ville (métallurgie, exploitation du bitume ...). Des découvertes importantes concernent enfin l’épigraphie grecque et la statuaire romaine.


    Perspectives

    Capture du modèle 3D général du site (Jean-Baptiste Houal, AOrOc)
     

    Orthomosaïque de la porte nord-est (Mathilde Ferrari) Le programme en cours prévoit la préparation des différentes monographies consacrées aux secteurs de fouille explorés depuis 1994 : l’accès occidental à l’agora (1994-2006) ; les prospections et sondages stratigraphiques dans la ville haute (2004-2008) ; la maison G et ses abords (2009-2016) ; les fouilles de la zone du grand portique de l’agora (2010-2014). La préparation de ces études donnera lieu à un réexamen global de la topographie du secteur compris entre l’agora hellénistique et le centre monumental romain, là où se trouve le portique aux dix-sept niches découvert par Léon Rey.
    De nouveaux travaux de terrain sont également prévus. Ils comprennent d’abord l’élaboration d’un modèle 3D photogrammétrique de l’ensemble du site et des principaux monuments de la ville et l’extension des prospections géophysiques dans la zone nord de l’espace urbain. Il s’agira aussi de commencer l’exploration d’un secteur important de la ville haute : celui de la porte nord-est, qui se trouve entre les deux acropoles, à proximité de l’agora hellénistique. La porte elle-même sépare un quartier d’habitation d’époque archaïque et classique, au nord, et une zone probablement occupée par un lieu de culte, au sud (la « zone C » des fouilles albano-soviétiques). Elle ouvre directement sur la vallée de la nécropole archaïque et classique et devait donner accès à l’espace funéraire hellénistique sur la pente orientale de la colline.
    La fouille de la porte nord-est donnera lieu à une nouvelle étude du système de fortification de la ville antique, qui sera effectuée à l’aide d’une étude architecturale des vestiges visibles, accompagnée de sondages stratigraphiques ciblés.
    Les recherches du programme albano-français seront coordonnées avec les travaux de mise en valeur touristique de la ville haute par le Parc archéologique d’Apollonia.




    L’équipe

    Gargouille léonine du monastère Sainte-Marie Directeurs
    Stéphane Verger, directeur d’études à l’École pratique des hautes études, directeur de l’UMR 8546-AOrOc (CNRS-ENS-EPHE, Université PSL, Paris)
    Belisa Muka, directrice du département d’Antiquité de l’Institut archéologique de Tirana

    Membres statutaires
    Jean-Luc Lamboley, professeur à l’Université Lyon 2, membre sénior de l’Institut universitaire de France, UMR 5189-HiSoMA
    François Quantin, professeur à l’Université Aix-Marseille, directeur de l’USR 3155-IRAA
    Shpresa Gjongecaj, professeur à l’Institut archéologique de Tirana, numismate et ancienne directrice de l’Institut
    Saïmir Shpuza, chercheur à l’Institut archéologique de Tirana
    Altin Skenderaj, chercheur à l’Institut archéologique de Tirana
    Philippe Lenhardt, architecte à l’USR 3155-IRAA
    Nicolas Genis, membre scientifique de l’École française d’Athènes, UMR 5189-HiSoMA
    Lavdosh Jaupaj, chercheur doctorant à l’Institut archéologique de Tirana

     
     

    Bibliographie choisie

    Publications sur Apollonia

    • Dimo Vangjel, Philippe Lenhardt et François Quantin, Apollonia d’Illyrie. Tome 1, Atlas archéologique et historique, Athènes - Rome - Paris, École française d’Athènes - École française de Rome - Ministère des Affaires étrangères, coll. « Collection de l’École française de Rome », n° 391, 2007.

    • Cabanes Pierre et Neritan Ceka, Corpus des inscriptions grecques d’Illyrie méridionale et d’Epire. I. 2. Inscriptions d’Epidamne-Dyrrhachion et d’Apollonia - 2.A. Inscriptions d’Apollonia d’Illyrie, Athènes, Fondation D. et E. Botsaris - École française d’Athènes, coll. « Etudes épigraphiques », n° 2, 1997.

    • Ceka Neritan, Apollonia. Histoire et monuments, Jean-Luc Lamboley et François Quantin (trad.), Tirana, Migjeni, 2008.

    • Delouis Olivier, Jean-Luc Lamboley, Philippe Lenhardt, François Quantin, Altin Skenderaj, Stephane Verger et Bashkim Vrekaj, « La ville haute d’Apollonia d’Illyrie : étapes d’une recherche en cours », dans Danièle Berranger-Auserve (éd.), Épire, Illyrie, Macédoine... Mélanges offerts au Professeur Pierre Cabanes, Clermond-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, coll. « ERGA. Recherches sur l’Antiquité », n° 10, 2007, p. 37-53.

    • Lamboley Jean-Luc, Faïk Drini, Stéphane Verger, François Quantin, Saïmir Shpuza, Philippe Lenhardt, Vasil Beretti et Altin Skenderaj, « Apollonia d’Illyrie : nouvelles données sur l’urbanisme et l’histoire de la ville antique », Dialogues d’histoire ancienne, vol. 36, n° 2, 2010, p. 165-178. http://www.persee.fr/doc/dha_0755-7256_2010_num_36_2_3239

     

    Rapports de fouilles




     

    Newsletter de l'EFA

    LA CHRONIQUE DES FOUILLES

    ANDROS. – Strophilas
    À Andros, Ch. Televantou (Société archéologique et Éphorie des antiquités des Cyclades) a poursuivi en 2017 ses travaux sur l’habitat néolithique de Strophilas et a mis au jour le sol rocheux incliné au Nord et à l’extérieur du rempart, où de nouvelles représentations gravées ont été observées. Elles représentent des cercles et des navires. Au-dessus de ce niveau a été dégagée une couche...
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