13. Productions d’Amathonte : les terres cuites

Dans le domaine de la coroplathie, les découvertes de la mission française sur l’acropole (sanctuaire d’Aphrodite, Terrasse Ouest, palais), à proximité des œuvres de fortification (muraille médiane de l’acropole et rempart Nord) ainsi que dans la ville basse (agora) ont permis de rassembler une documentation très riche et variée qui complète les découvertes du Département des Antiquités effectuées essentiellement dans les nécropoles.

Palais, figurine de femme au disque (Ph. Collet / Archives EFA, Y.2127) - Palais, fragment de barque (Ph. Collet / Archives EFA, Y.2024)
Palais, figurine de femme au disque (Ph. Collet / Archives EFA, Y.2127) - Palais, fragment de barque (Ph. Collet / Archives EFA, Y.2024)

L’artisanat des figurines en terre cuite, à usage votif ou funéraire, était très répandu à Chypre, où la pierre à sculpter de bonne qualité est relativement rare. Comme nombre d’autres royaumes de l’île, Amathonte élabore à partir de l’époque archaïque un style original qui se reflète dans ses productions, qu’il s’agisse des figurines modelées en plein ou moulées en plaquette, ou bien des masques ou protomés moulés en creux. Certains types iconographiques, quoi que répandus ailleurs dans l’île, sont particulièrement privilégiés par les coroplathes amathousiens, certainement en raison du rapport qu’ils entretiennent avec le culte du sanctuaire de l’acropole : les figurines représentant Astarté, personnification de la Grande Déesse, mais aussi celles de porteuses d’offrande ou d’autres personnages saisis dans une grande variété de gestes, ou les petits bateaux en terre cuite.

Sanctuaire, tête en « style de Tanagra » (Ph. Collet / Archives EFA, Y.1763) - Fragment de figurine polychrome, aquarelle (S. Hartmann / Archives EFA, 12827 [7])
Sanctuaire, tête en « style de Tanagra » (Ph. Collet / Archives EFA, Y.1763) - Fragment de figurine polychrome, aquarelle (S. Hartmann / Archives EFA, 12827 [7])

La production coroplastique amathousienne ne tarit pas avec la disparition du royaume et la transition vers l’époque hellénistique. Un grand dépôt de terres cuites découvert en 1979 à proximité de la porte centrale de la muraille médiane de l’acropole, auquel s’ajoutent les trouvailles du sanctuaire d’Aphrodite, illustre l’évolution de cet artisanat vers d’autres techniques, iconographies et modèles : de nouvelles divinités (surtout Isis) accompagnent les traditionnelles représentations de musiciennes ou courotrophes, dans un style fortement imprégné d’influences égyptiennes et grecques et un goût prononcé pour la polychromie, dont le dépôt de la muraille médiane a conservé de remarquables exemples.

A. Cannavò
 

ARCHIMAGE : les dernières images

IMAGE
Delphes - Kastri - A12

SUJET : MAISON
Archimage est destiné à la mise en ligne progressive des documents graphiques et photographiques, conservés au service des Archives de l'EfA.

LA CHRONIQUE DES FOUILLES

PHARSALE. - Rue de la mairie-5923
Dans la ville de Pharsale, S. Karapanou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2007 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Lamias et Theotokopoulou, aux abords Ouest de la place de la Mairie, secteur présumé du centre monumental antique, et a mis au jour une partie d’une base à degrés monumentale (dim. 1,17 x 1,78 m et hauteur 0,255 m). Autour de la base, on a dégagé les vestiges d’une rue ou d’un sol extérieur en terre, mêlée à des déchets de taille et du gravier notamment, ainsi que deux horoi, dont l’un était debout, l’autre renversé.
....
Consulter la Chronique des fouilles