Fouilles sur la plage de Potamos à Malia | 29 juin – 30 juillet

Une fouille de sauvetage a été menée du 29 juin au 30 juillet sous l’égide de l’EFA et en collaboration avec l’éphorie d’Héraklion sur la butte formant la limite orientale de la plage de Potamos à Malia. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme de l’EFA Malia et la mer qui étudie la partie littorale du site minoen, encore méconnue hors des espaces funéraires. Faisant suite à un nettoyage de la zone en 2025, la fouille avait pour objectif de documenter et dater les vestiges, parfois visibles, fragilisés et érodés par les pluies et le passage du public, et de proposer des mesures de conservation et de protection. Les fouilles ont révélé de nombreuses structures construites datant du Prépalatial (Minoen ancien II) à la période romaine, en bordure du « Quartier Thêta » exploré par H. van Effenterre en 1956-1957. Les murs et dépôts céramiques, parfois massifs et relativement bien préservés, appartenant principalement aux phases proto- et néopalatiales (MM IIIA), permettront de mieux comprendre l’évolution et la nature de l’occupation dans ce secteur côtier.
L’équipe, sous la direction de Maia Pomadère (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, UMR 7041 ArScAn) et Charlotte Langohr (F.R.S.-FNRS, UCLouvain/Aegis), était formée d’étudiants français, belges, grecs et italiens de différentes universités (Paris 1 : Geoffrey Lerouge, Valentin Loescher, Nino Mtsentlintze, Morgane Monnier, Aglaé Morin Gaumond, Lucie Sanchez, Alexandre Valette ; UCLouvain : Nikita Dauby, Marie Denève, Katerina Famprikatzi, Dimitris Karatzanis ; Florence : Alessia Fontini, Elia Guerrieri Canovi ; Cambridge : Océane Zorea ; AMU : Pierre-Kilian Guérard ; Kalamata : Iro Paschali), de post-doctorants : Paul Bacoup (UCLouvain/FSR), Louis Dautais (collaborateur scientifique UCLouvain/Aegis) et Sarah Georgel-Debbede (chercheuse associée à l’UMR 7041-ArScAn), et de volontaires (Stella Messariti, Yanassa Otake, Hélène Michel-Béchet). Christina Anthopoulou a assuré la conservation du mobilier, Christophe Gaston, leur documentation photographique.
L’opération a bénéficié de financements de l’EFA, de l’UCLouvain, du F.R.S.-FNRS, de l’université de Florence et de l’UMR 7041-ArScan, complétés par un soutien financier et logistique de la taverne Kalyva et de la kantina de la plage de Malia. La conservation des vestiges architecturaux et la mise en place d’une clôture et d’un panneau d’information sont permis grâce à des bourses de la fondation Leventis et de l’INSTAP SCEC (Al & Mary Leonard Emergency Preservation Fund).
