Albanie- Apollonia
Avec l’appui d’un financement du MEAE, la mission archéologique franco-albanaise d’Apollonia d’Illyrie poursuivra la cartographie de la ville, l’exploration archéologique de plusieurs secteurs du site (rempart et porte d’Orient, terrasses supérieures) ainsi que sa mise en valeur. Le programme est porté en partenariat par l’EFA et l’EFR.

Le programme d’exploration archéologique du site de Dyrrachium (avec le soutien du MEAE) a pris fin, pour une première phase, en 2019. Les études se poursuivront en vue de la publication de la publication du programme sur les figurines de l’Artémision.
Outre la préparation de la publication des fouilles de Klimonas, la mission poursuivra son exploration des premières implantations de Chypre au 10e millénaire par la fouille du site de Pakhtomena, avec l’appui d’un financement du MEAE. L’objectif est de restituer, par des approches multiples et croisées, une image aussi fidèle que possible des climats, des environnements, de la biodiversité et de son exploitation par les derniers chasseurs et les premiers agriculteurs.
L’EFA s’associe à la mission de Nea Paphos, avec le soutien d’un financement du MEAE, pour la fouille et l’étude de l’enceinte urbaine, un nouveau programme qui permettra de réexaminer l’histoire de la ville et les évolutions du tissu urbain et péri-urbain, tout en proposant un programme de restauration et de mise en valeur des vestiges du rempart.
Par la continuité de la vie d'une ville fortifiée à toutes les époques jusqu'aux plus récentes et par la préservation de ses vestiges, largement inédits, Amphissa constitue une étude de cas privilégiée pour penser une approche transdisciplinaire et transpériodes des rapports ville/fortification, qui s'intègre dans une réflexion plus générale sur la circulation des innovations et des influences techniques et culturelles à l'interface des mondes méditerranéen et balkanique. L’EFA y mène avec l’éphorie de Phocide et l’appui d’un financement du MEAE une étude des vestiges urbains en lien avec la poursuite d’un programme transversal sur les fortifications de Phocide et Locride.
Après l’achèvement du programme de fouilles, le travail d’étude s’attachera à la publication des vestiges et à leur mise en valeur. Le site documente l’implantation des premières communautés en Crète à la période des « âges obscurs » et permettra de relancer plusieurs problématiques liées à l’histoire de ces implantations.
La préparation de plusieurs monographies de secteurs (agora, thermes et nymphée, théâtre, Aphrodision, Larissa, Aspis, Deiras) et l’élaboration d’un SIG permettront de faire progresser l’analyse urbaine et la constitution de référentiels et de corpus sur le site d’Argos. Des fouilles seront en outre poursuivies dans le secteur nord de l’agora.
Dans le cadre de la poursuite du programme sur le Val des Muses, l’étude s’élargira à un cadre régional combinant épigraphie et géographie historique (Thespies, Orchomène, Chéronée). Le programme d’étude architecturale d’Akraiphia et du Ptoion verra la finalisation de la publication.
De nombreuses monographies associées à des études architecturales sont en cours de préparation ou de finalisation sur le site de Délos. Elles sont associées à la poursuite de plusieurs corpus (épigraphie, céramique, monnaies, poids et mesures) qui constitueront des points de référence pour l’archéologie méditerranéenne. A ces travaux sont associés d’importants programmes de mise en valeur des vestiges qui seront accompagnés de nouvelles études architecturales et archéologiques, au Quartier du Stade notamment. S’y ajoute le développement des études environnementales à Délos et dans les Cyclades, en particulier à Tinos (paléoenvironnement, matières premières, débouchés artisanaux) qui englobent également une approche de l’organisation des paysages agraires et, en parallèle, le développement des recherches sur l’organisation des espaces urbains. De plus, l’EFA poursuit son partenariat avec l’éphorie des Cyclades dans le cadre du programme de prospection de l’île de Rhénée, avec une implication plus particulière sur le secteur de la nécropole, ainsi que sa collaboration avec l’Université d’Athènes et l’éphorie des Cyclades autour du site du Xobourgo à Tinos.
Avec l’appui d’un financement du MEAE, le programme de fouilles vise à explorer les couches archéologiques qui surmontent les niveaux datés du Néolithique ancien afin de préparer l’exploration ultérieure de ces derniers et documenter l’installation des premiers paysans européens. Un financement de la Fondation Del Duca permettra de conduire en parallèle d’importants travaux de mise en valeur et de restauration des vestiges.
L’objectif est d’achever l’étude des secteurs de l’agora, du temple et du bâtiment du secteur 5 et de préciser la chronologie de l’occupation de l’acropole Est ; de rendre le site accessible au public et de donner toute sa place au site de Dréros dans le patrimoine archéologique de la région par l’installation d’un nouveau musée à Néapoli à l’initiative de l’éphorie.
Le programme d’étude du port et des structures portuaires associées se poursuivra en partenariat avec l’éphorie des Antiquités sous-marines et avec l’appui d’un financement du MEAE. La poursuite de la fouille sous-marine continuera à s’appuyer sur les partenariats du programme Aegina Harbour Project (dont la Chaire Unesco d’AMU). L’étude de l’organisation portuaire et de ses structures défensives et commerciales prendra appui sur le développement du WebSIG produit par l’EFA. Ce projet pluridisciplinaire et international est consacré à l'étude des installations portuaires et côtières de la cité maritime d'Égine (du VIe siècle av. J.-C. jusqu’à la fin de l’époque byzantine), dont la façade maritime est aujourd'hui en grande partie submergée.
Avec l’appui d’un financement du MEAE et en partenariat avec des chercheurs grecs, turcs, roumains et allemands, ce programme de géoarchéologie du bassin de l’Hèbre vise à reconstituer l’environnement des cités commerçantes implantées dans cette région, à mieux évaluer l’interdépendance entre les sociétés et leurs milieux naturels et à reconstituer les réseaux routiers et maritimes.
L’étude de la nécropole datée de la phase transitoire entre le Bronze Moyen et Récent, en vue de la publication des résultats, est l’objectif principal du programme Kirrha, qui prévoit également, avec l’appui financier du MEAE, la fouille d’un atelier de potier de l’Age du Bronze, la poursuite de la publication des fouilles plus anciennes et l’élaboration d’un WebSIG. Le quinquennal verra aussi l’achèvement de la publication des figurines du grand dépôt votif trouvé lors des fouilles menées entre 1936 et 1938 au lieu-dit La Magoula.
Associée à la poursuite des travaux de publication de plusieurs monographies, le développement des études paléo-environnementales, avec l’achèvement du SIG, devra permettre de reprendre à nouveaux frais l’étude des relations de la ville de Malia avec son territoire et la mer.
Le programme de recherches sur Mégare (colline de Pachi) entrera dans une phase d’étude pour mener à bien la publication des vestiges et du mobilier associé. Uns étude architecturale des remparts sera également menée.
Sur le site de Philippes, l’EFA mène dans le cadre d’un protocole avec l’éphorie de Kavala un programme d’étude et de publication des inscriptions. S’y ajoute l’achèvement de la publication du forum de Philippes et de la céramique issue des fouilles du forum. Dans le cadre du projet soumis lors du classement du site au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’EFA prendra aussi la responsabilité de la création d’un modèle 3D du site.
Cette fouille d’un site encore très peu exploré, dans un contexte macédonien proche d’Amphipolis, servira de chantier-école au fur et à mesure de l’exploration de la colline principale qui présente une occupation s’étendant de l’époque archaïque à l’Antiquité tardive.
Sur le site de Thasos, l’exploration archéologique des phases précoloniale et coloniale entraînera un réexamen de la documentation céramique et des vestiges métallurgiques, en lien avec le territoire et l’arrière-pays thrace. S’y ajoute la poursuite des études architecturales en plusieurs secteurs de l’espace urbain thasien (Agora, Artémision et ses abords, port). La poursuite des SIG (ville et territoire) permettra d’agréger une importante documentation visant à constituer des corpus et des référentiels (céramique, sculpture, épigraphie, monnaies).