
Le théâtre d’Argos
Responsable et contact : Jean-Charles Moretti, Institut de recherche sur l’architecture antique (UAR 3155, CNRS, MOM, Lyon 2, AMU, UPPA)
Collaborateurs : Lionel Fadin (EFA), Anna Papadopoulou (architecte indépendante)
Institutions partenaires et cofinancements
- Institut de recherche sur l’architecture antique (IRAA)
- Éphorie des antiquités d’Argolide
Le théâtre, parfois qualifié de « grand » dans la littérature pour le distinguer de son voisin et prédécesseur, le théatron à gradins droits, a été mis en chantier au début de l’époque hellénistique pour recevoir les épreuves musicales du concours des Néméa passés sous la coupe d’Argos. Ses gradins en demi-cercles outrepassés, son orchestra accessible par un passage souterrain et son bâtiment de scène à proskènion à rampes et portique adossé ont été à plusieurs transformés au cours de l’Antiquité. À l’époque impériale, un bâtiment de scène de type latin à pulpitum et front de scène à trois portes fut construit sur les ruines de l’édifice scénique hellénistique. L’orchestra fut transformée pour accueillir des chasses, des combats de gladiateurs puis des ballets aquatiques. Le koilon fut ombragé par des vélums, portés par de hauts mâts, fichés dans les gradins.
Après son abandon, le théâtre est toujours resté partiellement visible. Il est, avec la forteresse de la Larissa, le monument d’Argos le plus souvent cité dans les récits de voyage. Sa fouille, entreprise en 1890 sous la direction de I. Kophiniotis, s’est étalée sur un siècle. W. Vollgraff y a dirigé les travaux en 1930, J. Bingen en 1954, G. Roux en 1955-1956, C. Abadie et J. des Courtils en 1981-1982. Les dernières fouilles ont été réalisées entre 1986 et 1989 par J. Ch. Moretti qui, durant ces années, a étudié le monument en collaboration avec l’architecte St. Diez.
Objectifs
La reprise du dossier a pour objectif la publication d’une monographie, qui sera proposée à la collection des Études péloponnésiennes. Elle se fera avec l’architecte Anna Papadopoulou et le topographe de d’EFA Lionel Fadin. Le dossier graphique produit à la fin des années 1980 sera enrichi et transcrit sous forme numérique. Le texte alors rédigé nécessite d’être complété par une mise à jour bibliographique, une étude de l’acoustique du monument et des analyses géologiques portant à la fois sur terrain naturel et sur les pierres mises en œuvre dans le bâtiment de scène.
